28/10/2026
⏳ LEUR PÈRE EST DÉCÉDÉ. SA SECONDE ÉPOUSE A L'USUFRUIT DE TOUT. LES ENFANTS DU PREMIER LIT N'ONT QUE LA NUE-PROPRIÉTÉ. ILS ONT UN RECOURS.
Le patrimoine : une maison, des placements, 240 000 € au total. Le père avait signé une donation entre époux, dite « au dernier vivant ». Au décès, sa seconde épouse a choisi l'usufruit de la totalité (article 1094-1 du Code civil). C'est son droit.
Les enfants de son premier mariage héritent donc de la nue-propriété. Concrètement : rien à utiliser, rien à percevoir, rien à vendre. Ils attendent.
Ce que beaucoup ignorent : la loi leur donne une issue 👇
◆ Tout héritier nu-propriétaire, comme le conjoint lui-même, peut demander au juge la conversion de l'usufruit en rente viagère (article 759)
◆ La rente est fixée par le tribunal, avec garanties et indexation (article 760)
◆ Elle peut aussi être convertie en capital, mais seulement si tout le monde est d'accord (article 761)
Une limite protège la veuve : la conversion ne peut lui être imposée sur le logement qu'elle occupe ni sur ses meubles (article 759-1). Elle y reste, sa vie durant.
Les nus-propriétaires peuvent aussi exiger un inventaire des biens (article 600), sauf dispense prévue dans la donation.
Tout cela s'évite en amont. Une donation entre époux bien rédigée prévoit les familles recomposées : usufruit limité à certains biens, biens réservés aux enfants.
Remarié avec des enfants d'une première union ? Relisons votre donation entre époux. Elle date peut-être d'avant votre famille actuelle.
📍 7 bis rue Saint-Sépulcre, Saint-Omer
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