29/09/2026
À la suite de l’audience de ce matin devant le tribunal administratif concernant les élections municipales de Saint-Fons, quelques faits doivent être rappelés avec précision.
Le contentieux trouve son origine dans une erreur affectant les bulletins de la liste conduite par Christian Duchêne : la nationalité portugaise de l’une de ses colistières n’y figurait pas conformément aux règles applicables.
Cette erreur n’est d’ailleurs plus réellement contestée. Lors de l’audience, la propre avocate de M. Duchêne a elle-même été conduite à reconnaître explicitement que son client avait commis une erreur.
Surtout, cette difficulté n’a pas été découverte après le scrutin.
La préfecture avait alerté le candidat sur la non-conformité de ses bulletins et sur le risque qu’ils soient frappés de nullité, dès le samedi. Il lui avait été indiqué qu’il devait les faire réimprimer. Cela n’a pas été fait.
Plus encore, malgré les consignes écrites de la préfecture relatives à la nullité de ces bulletins, une partie d’entre eux a malgré tout été comptabilisée de manière frauduleuse.
La situation est donc pour le moins singulière : une irrégularité est commise sur les bulletins d’une liste, son candidat en est averti et dispose de la possibilité de la corriger, cette correction n’est pas effectuée, puis les conséquences de cette même irrégularité deviennent ensuite l’argument utilisé pour demander l’annulation de l’ensemble du scrutin.
Chacun pourra apprécier le caractère particulièrement opportun d’une telle démarche.
Exercer un recours est évidemment un droit. Nous respectons pleinement ce droit comme nous respecterons la décision de justice qui sera rendue, in fine. Mais saisir le juge ne permet ni d’effacer la chronologie, ni de réécrire les responsabilités.
Et au-delà du seul cas de Saint-Fons, la séquence à laquelle nous assistons désormais ne peut plus être regardée comme anodine.
Le même jour où le tribunal administratif examinait le recours concernant Saint-Fons, les décisions d’annulation concernant Vénissieux et Vaulx-en-Velin ont été rendues publiques.
Trois communes conquises par La France insoumise.
Trois contentieux électoraux.
Et, dans ces trois dossiers, des irrégularités dont les listes insoumises victorieuses ne sont pas à l’origine.
À Vénissieux comme à Vaulx-en-Velin, les difficultés ayant conduit au contentieux concernaient des listes concurrentes. À Saint-Fons, l’irrégularité est née des bulletins de la liste de Christian Duchêne, dont l’erreur a été reconnue jusque devant le tribunal.
La concomitance de ces décisions et de l’audience de Saint-Fons interroge nécessairement.
Deux élections remportées par LFI annulées, tandis qu’une troisième est, le même jour, menacée d’annulation.
Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe même de la justice administrative ni l’indépendance des magistrats. Mais il serait tout aussi irresponsable de faire comme si cette séquence n’avait aucune portée politique.
À force de voir les mêmes conséquences frapper, dans un temps extrêmement resserré, trois municipalités conquises par La France insoumise alors que leurs listes ne sont pas à l’origine des irrégularités examinées, la question d’un véritable tir groupé — et d’une cabale politique contre les municipalités LFI — est désormais légitimement posée.
À Saint-Fons, nous resterons pour notre part fidèles à une ligne simple : respecter la justice, défendre le vote des Sainfoniardes et des Sainfoniards et continuer à travailler pour la ville.