25/05/2026
Madame, Monsieur,
Régulièrement, on me demande pourquoi M. Mebarki parle sans cesse de M. Duchêne, pourquoi il ne s’occupe que de moi au lieu de s’occuper des habitants et des services qui vont mal. Est-ce que ma présence serait pour lui une obsession qui l’empêche d’être serein ?
Peut-être… mais moi je pense tout simplement que je lui manque.
Nous venons de passer 12 années à travailler ensemble : 6 ans dans l’opposition, 6 ans dans la majorité où il a été mon adjoint, soit 12 ans de gauche unie. Je suppose qu’il doit être malheureux de voir à quel point la gauche est fracturée actuellement. Peut-être même se sent-il responsable de cette situation…le pauvre.
Plusieurs d’entre-vous me demandent si d’autres plaintes ne vont pas survenir dans les prochains jours.
Ce n’est pas impossible parce qu’en cherchant bien la petite bête, on va constater que j’ai impulsé beaucoup de changements utiles à notre ville : le tramway, l’école Rosa Parks, le boulevard Yves Farge, les Clochettes, le parc Nicollin… Peut-être va-t-on me reprocher de les avoir réalisés dans mon seul intérêt et celui de ma famille.
M. Mebarki serait obligé de dire encore du mal de moi, le pauvre…
Justement vous êtes nombreux à me dire que c’est scandaleux de s’en prendre à ma famille, à mes voisins, à mes amis. Vous êtes unanimes à me dire que c’est un procédé indigne.
Moi, je crois plutôt que notre maire est un grand timide. C’est par timidité qu’il ne me parle plus, qu’il ne me dit rien en face et qu’il préfère écrire discrètement à la Préfecture ou au Procureur, et bien sûr à toute la presse. C’est aussi par timidité qu’on ne le voit pas sur Saint-Fons, et qu’il préfère envoyer sa troupe colporter sa parole : il n’ose pas se montrer, le pauvre.
Enfin, le pauvre… Je ne parle pas ici de ses indemnités qu’il a augmentées de 17000 euros par an : il nous a expliqué qu’il était dans le besoin.
Allons, soyons sérieux. La stratégie de M. Mebarki n’est pas très subtile. Tout le monde comprend que c’est la peur de perdre les prochaines élections qui le pousse à sortir les grosses ficelles. Soyez persuadés en effet que le tribunal va annuler les élections du mois de mars. Un seul espoir pour lui : éliminer son opposant principal en utilisant les moyens les plus calomnieux.
Toutefois, il ne parviendra pas à me faire passer pour quelqu’un de malhonnête, tout simplement parce que je ne le suis pas.
Tout ce qu’il aura gagné c’est d’avoir brisé l’alliance à gauche, et d’avoir sali l’image des élus et des maires en particulier.
Et je parle de son image à lui… le pauvre.