25/10/2026
⚫ 𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗚𝗮𝗿𝗰𝗶𝗮 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮 𝗾𝘂𝗶𝘁𝘁𝗲́𝘀. 𝗘𝘁 𝗶𝗹 𝘃𝗮 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝗯𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗺𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲𝗿.
C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition de notre camarade Edgard Garcia.
Nos premières pensées vont à sa famille, à Clément, Lucien, Simon, Béatrice, Jacqueline, Éliane et à tous ses proches. Nous pensons aussi à nos camarades de Noisy-le-Sec et à toutes celles et ceux qui ont partagé ses engagements et ses combats. Nous sommes toutes et tous profondément bouleversés par sa disparition.
Edgard, c'était une personnalité comme on n'en croise pas tous les jours. Une intelligence vive, une parole libre, parfois tranchante, toujours passionnée. Il ne mâchait pas ses mots. Il pouvait bousculer, interpeller, contredire avec force. Parce que pour lui, le débat politique n'était jamais un exercice de posture. Les idées et les mots comptaient.
Il ne lâchait rien. Pas par goût de la polémique, mais parce que l'enjeu était trop important pour se satisfaire de réponses faciles ou de consensus de façade. Il fallait débattre, convaincre, chercher, recommencer. Et parfois, avec Edgard, les discussions pouvaient durer longtemps !
Communiste depuis sa jeunesse, membre du Conseil départemental de notre fédération et engagé au sein du collectif Culture du PCF, il a nourri de ses réflexions, de ses convictions et de ses exigences la vie de notre Parti. Il avait cette capacité précieuse de ne jamais considérer les idées comme acquises une fois pour toutes.
Face à la montée de l'extrême droite, Edgard savait combien la bataille des idées était essentielle. Pour lui, combattre l'extrême droite, c'était faire grandir les consciences, ouvrir les horizons, donner à chacune et chacun les moyens de comprendre le monde pour mieux le transformer. C'était mener le combat politique, avec la détermination, sans jamais céder un pouce de terrain.
Il nous quitte alors que s'exprime un sursaut populaire et citoyen qu'il avait tant appelé de ses vœux. Combien nous aurions aimé entendre ses analyses, ses coups de gu**le, ses enthousiasmes aussi, dans cette période !
Pour Edgard, la culture n'était pas un sujet parmi d'autres. Elle était au cœur du combat pour l'émancipation humaine.
Avec Zebrock, cette formidable aventure qu'il a contribué à faire naître et tant à faire grandir en Seine-Saint-Denis, il a fait de cette conviction l'engagement de toute une vie. La musique, les arts, la création devaient être accessibles à toutes et tous. Pas seulement pour découvrir des œuvres, mais pour ouvrir des horizons, éveiller la curiosité, construire son regard sur le monde et sa liberté.
Il refusait que la culture soit réservée à quelques-uns. Il croyait profondément à l'intelligence de chacune et chacun, à la puissance de l'éducation populaire et à la nécessité de donner aux jeunes les moyens de s'emparer du monde.
Et puis, il y avait chez Edgard cette préoccupation constante de la transmission. Faire découvrir, partager les savoirs, ouvrir des portes, donner confiance, permettre à d'autres de prendre leur place. Il savait que les combats ne se gagnent pas seuls et qu'ils ne s'arrêtent pas à une génération.
Nous pensons avec beaucoup d'émotion à toutes celles et ceux qui ont construit et fait vivre Zebrock à ses côtés, à ses camarades, aux artistes, aux jeunes qu'il a accompagnés et à toutes les personnes dont il a croisé et marqué le chemin.
Et puis, derrière le militant passionné, l'homme de convictions, celui qui ne mâchait jamais ses mots, il y avait aussi l’homme. Celui qui aimait profondément les siens, qui gardait une place particulière dans son cœur pour celles et ceux qui avaient partagé sa vie, son histoire.
Il y avait également cette immense fierté lorsqu'il parlait de ses enfants. Une fierté qui se lisait dans son regard, dans le bonheur qu'il avait à raconter leurs parcours, leurs choix, ce qu'ils devenaient. C'était une autre facette d'Edgard, plus tendre, mais tout aussi entière. Et elle disait beaucoup de l'homme qu'il était.
Aujourd'hui, nous avons du mal à imaginer nos débats sans sa voix, sans ses interpellations, sans cette énergie qui le caractérisait.
𝗜𝗹 𝘃𝗮 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗺𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲𝗿. 𝗧𝗲𝗿𝗿𝗶𝗯𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁.
𝗦𝗮𝗹𝘂𝘁 𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱. 𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁𝘁𝗿𝗲, 𝗮̀ 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗻𝗴𝘂𝗲𝘂𝗹𝗲𝗿 𝗽𝗮𝗿𝗳𝗼𝗶𝘀, 𝗮̀ 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝗿 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝘀𝘂𝗿𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗮̀ 𝗻𝗲 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗿𝗲𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿 𝗮̀ 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲𝗿 𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲.
Parti Communiste Français de Noisy-le-sec Zebrock PCF - Parti Communiste Français