08/07/2026
Pourquoi ce collectif trouve-t-il systématiquement un prétexte pour bloquer l’accès à la préfecture précisément lorsque de nombreux jeunes issus de l’immigration ont un besoin impérieux de régulariser leur situation administrative ? Cette régularisation est pourtant indispensable, qu’il s’agisse de poursuivre des études, de rejoindre La Réunion ou la France métropolitaine, ou tout simplement de construire un avenir digne.
Paradoxalement, les mêmes personnes affirment aimer Mayotte et réclament une intervention plus ferme de l’État contre la délinquance. Pourtant, il est légitime de s’interroger sur leur propre part de responsabilité dans cette spirale. En entravant le fonctionnement de la préfecture, elles retardent ou empêchent la régularisation de nombreux jeunes. Privés de documents administratifs, ces derniers se retrouvent souvent dans l’impossibilité d’accéder à l’enseignement supérieur, à la formation ou à l’emploi.
L’oisiveté, l’exclusion et le sentiment d’abandon deviennent alors un terreau propice à la marginalisation. Faute de perspectives, certains sombrent dans la délinquance. Dès lors, comment peut-on prétendre lutter contre l’insécurité tout en contribuant, indirectement, à créer les conditions qui l’alimentent ?