02/06/2026
FORCE DÉMOCRATIQUE HAITIEN INTÉGRÉ
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Port-au-Prince, Haïti
3 février 2026
Message à la Nation haïtienne
Prélude au 7 février
Peuple haïtien,
À l’approche du 7 février, je vois notre Nation, une fois encore, à la croisée des chemins. Pendant des décennies, cette date, jadis symbole de renouveau démocratique, est devenue le rappel de l’instabilité, de l’incertitude et de transitions inachevées. Pourtant, aujourd’hui, malgré les épreuves, les déplacements, l’insécurité et une profonde fatigue nationale, vous continuez de vous relever. Vous continuez de résister au désespoir. Vous continuez d’affirmer qu’Haïti mérite mieux.
Ce message n’est pas un discours de circonstance. C’est un appel à la conscience et la ferme décision de faire ce qui est juste.
Haïti ne peut rester suspendue entre la peur et la résignation. Haïti ne peut continuer à vivre sous le poids de la violence, de la faim et de la paralysie institutionnelle. Haïti ne peut accepter que ses enfants grandissent sans sécurité, que ses familles vivent sans dignité, que sa jeunesse soit privée d’opportunités, que sa diaspora perde l’espoir du retour.
Ces dernières années, j’ai observé, comme vous, l’effondrement de deux de nos piliers constitutionnels. Le Pouvoir Législatif s’est dissous sans renouvellement. Le Pouvoir Exécutif a subi une rupture historique
avec l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Parallèlement, des acteurs politiques ont choisi de mettre la Constitution en veilleuse, croyant ainsi stabiliser le pays. Cette décision a, au contraire, accéléré l’érosion institutionnelle et ouvert la voie à une violence sans précédent.
Aujourd’hui, plus de 80 % de la capitale est affectée par des groupes armés. Des milliers de familles ont été déplacées. Les principaux axes routiers demeurent bloqués. Des communautés entières vivent assiégées. Et tandis que la Nation réclamait une direction, le Pouvoir Judiciaire, notre troisième pilier, est demeuré passif, incapable d’offrir une voie de sortie ou un espoir, préférant le silence à l’action.
Le 7 février ne doit plus être une date de crise. Il doit devenir un tournant dans l’histoire d’Haïti.
Un tournant vers :
• La restauration de la sécurité, afin que chaque Haïtien puisse circuler librement dans son propre pays.
• Le renforcement de la justice, pour que l’impunité ne règne plus sur la vie des innocents.
• La reconstruction des institutions, afin que l’État serve la Nation et non les intérêts de quelques-uns.
• La relance économique et agricole, pour que notre peuple puisse travailler, produire et vivre dans la dignité.
• Une voie crédible vers les élections, afin que le peuple haïtien puisse enfin choisir ses dirigeants dans la paix et la transparence.
Aujourd’hui, plus de 200 organisations, le Conseil des Évêques Protestants d’Haïti représentant près de 5 000 églises, près d’une centaine de partis politiques, le secteur vodou et de nombreux autres secteurs ont exprimé leur soutien à un leadership de transition engagé à rétablir l’ordre et à préparer les élections. Leur appel n’est pas une quête d’ambition, mais un appel à la responsabilité.
C’est dans cet esprit que moi, Dr Eddy Delaleu, serviteur de la nation depuis 1994, acteur humanitaire, éducateur, écrivain et fondateur du parti politique Force Démocratique Haïtien Intégré (FDHI), guidé par la devise « Ann Fèl Yon Lòt Jan », ai accepté de me tenir prêt à servir la Nation. Mon travail dans les cliniques mobiles, l’action communautaire et l’engagement civique au cours de trois décennies témoigne de mon engagement indéfectible en faveur de la dignité, de la stabilité et du renouveau institutionnel.
Je poursuis mon travail avec les différents secteurs, dans un dialogue transparent avec les acteurs nationaux et la communauté internationale, toujours dans le respect et la dignité, afin de contribuer à la réalisation des élections générales attendues depuis près de dix ans.
Ce moment exige du courage, non pas le courage des armes, mais celui de la vision, de la responsabilité et de l’unité. Haïti ne se reconstruira pas par un individu, un parti ou un secteur. Haïti ne se relèvera que si nous acceptons tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de marcher ensemble vers un horizon commun et de proclamer d’une seule voix :
• À la jeunesse : votre avenir n’est pas condamné à l’exil.
• Aux mères et aux pères : vos sacrifices ne sont pas vains.
• À la diaspora : votre amour pour Haïti demeure l’une de nos plus grandes forces.
• Aux victimes de la violence : votre souffrance n’est pas oubliée.
• À la Nation : vous n’êtes pas seule.
En ce 7 février 2026, j’appelle chacun de nous à rejeter la peur. À rejeter la division. À rejeter l’idée qu’Haïti serait destinée à l’échec. Ensemble, nous pouvons engager la reconstruction de notre grande Nation, signe de renouveau, de responsabilité et de continuité.
Choisissons la dignité.
Choisissons l’unité.
Choisissons le renouveau.
Haïti se relèvera à nouveau par la grâce du Dieu Tout-Puissant et par la détermination de son peuple uni.
Que ce 7 février marque le début d’un nouveau chapitre : celui de la stabilité, de la responsabilité et de la renaissance nationale. Haïti ne mérite rien de moins.
ANN FÈL YON LÒT JAN
Ayiti pap peri. Ayiti ap leve. Ayiti se nou tout.
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Dr. Eddy Delaleu
Président et Secrétaire général, Force Démocratique Haïtien Intégré - FDHI
Pour la Coalition pour le Renouveau d’Haïti : Un Nouveau Départ
mb : Dr ED
cc :
• M. Romuald Turenne, VP–FDHI
• M. Wisnord Yra, Secrétaire général adjoint / Directeur de la communication
• Pasteur Roulesse Pierre, Coordonnateur national–FDHI
• Coalition pour le Renouveau d’Haïti : Un Nouveau Départ
• Directeurs de Médias