05/29/2026
Tu es à N'Djamena, tu postules en ligne pour le recensement, puis l’𝗜𝗡𝗦𝗘𝗘𝗗 te recrute et t’affecte à 𝗦𝗮𝗹𝗮𝗹, à 𝗖𝗵𝗮𝗱𝗱𝗿𝗮, à 𝗠𝗶𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗿é ou à 𝗔𝗺-𝗦𝗶𝗹𝗲𝗯.
Tu arrives à 𝗦𝗮𝗹𝗮𝗹 dans des conditions difficiles, la chaleur accablante et le vent sec du Nord rendent le séjour encore plus éprouvant. Loin de chez toi, tu dois t’adapter à un environnement totalement différent, souvent au prix de ta santé et de ton moral.
À 𝗖𝗵𝗮𝗱𝗱𝗿𝗮, la journée est étouffante. La nuit, le climat change brusquement ni vraiment chaud, ni vraiment froid. Ton corps n’arrive pas à suivre. Tu tombes malade à cause de ce changement brutal. La soif revient sans cesse, presque chaque heure, et tu dois encore acheter de l’eau pour tenir.
À 𝗠𝗶𝗰𝗵𝗲𝗺𝗶𝗿é, tu ne sais plus quoi faire, rester ou retourner à N'Djamena. Entre le doute, le découragement et la fatigue, tu te sens perdu. Dehors, tout est sec, brûlant et dedans, l’endroit où tu dors ressemble plus à une prison qu’à un lieu de repos.
À 𝗔𝗺-𝗦𝗶𝗹𝗲𝗯, la chaleur du jour laisse place à des nuits froides. Ton corps, déjà perturbé par le changement de rythme et de climat, peine à s’adapter. Le forage manque parfois d’eau, et le thé ne remplace pas l’eau potable. Certains n’attendaient qu’une occasion pour repartir à N'Djamena, épuisés par les conditions.
Derrière le recensement, il y a aussi cette réalité vécue sur le terrain, les agents loin de leurs familles, confrontés à la chaleur, au manque d’eau, à la fatigue et aux difficultés d’adaptation, mais qui continuent malgré tout à accomplir leur mission avec courage.