02/02/2026
LETTRE OUVERTE À LA JEUNESSE DU DISTRICT DES LACS (N’ZI, IFFOU, BÉLIER, MORONOU)
Chers jeunes du District des Lacs,
Je vous salue avec conviction et espoir !
Chers jeunes,
Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où le silence devient une trahison morale, où l’inaction scelle à jamais le destin des générations futures. Nous vivons précisément l’un de ces moments.
Aujourd’hui, notre pays, la Côte d’Ivoire, se trouve à un carrefour historique. Les rêves nourris par nos parents se heurtent à une réalité brutale marquée par la pauvreté, la précarité et l’incertitude. Le jeune qui ose rêver se retrouve trop souvent face à un mur d’indifférence fait de chômage persistant, d’emplois précaires, de revenus instables et d’un avenir insuffisamment sécurisé.
Diplômes en main, espoirs au cœur, beaucoup d’entres nous s’épuisent jour et nuit simplement pour survivre. D’autres errent sans repères clairs, sans perspectives solides, parce qu’un système insuffisamment inclusif peine encore à offrir des chances équitables à tous les enfants de ce pays.
Chaque jour, l’espoir des plusieurs s’effrite, fragilisé par l’absence d’issue.
Regardez la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui : des familles vivant dans des conditions difficiles, des jeunes contraints de survivre là où ils aspirent à s’épanouir, des talents freinés, des intelligences sous-exploitées faute d’opportunités suffisantes et de reconnaissance.
Regardez notre District des Lacs.
Combien de jeunes parviennent réellement à réaliser leur potentiel ?
Combien de jeunes filles peuvent encore envisager l’avenir avec confiance ?
Une jeunesse trop souvent confrontée à l’oubli et à une faible participation aux décisions qui engagent pourtant son avenir.
Mais les difficultés matérielles ne constituent pas la seule épreuve de notre génération.
Notre jeunesse aspire également à un environnement où la Constitution, norme suprême de la République, norme des normes, est sacralisé tant dans sa lettre que dans son esprit.
La lutte contre les mandats de trop s’inscrit pleinement dans cette exigence démocratique.
Une démocratie ne se consolide pas par la longévité au pouvoir, mais par le respect scrupuleux des règles constitutionnelles.
Notre jeunesse rêve aussi d’une Côte d’Ivoire des libertés.
Dans toute démocratie, penser librement, exprimer des opinions diverses et débattre des choix collectifs doivent être perçus comme des forces, non comme des menaces.
Lorsque l’expression citoyenne est fragilisée, lorsque le débat se raréfie, c’est la vitalité démocratique qui s’en trouve affaiblie.
Une nation ne peut prétendre à un progrès durable lorsque la peur remplace le dialogue.
La liberté d’opinion n’est pas un privilège : elle constitue un fondement essentiel de toute société démocratique.
Ce constat, aussi douloureux soit-il, n’est pourtant pas une fatalité.
Nous ne devons pas rester indifférent à ces enjeux majeurs qui conditionnent notre avenir.
Chers jeunes du District des Lacs,
Nous sommes une force immense. Nous sommes l’énergie capable de contribuer au redressement de notre pays, le courage nécessaire pour réduire les inégalités sociales, et la créativité indispensable pour ouvrir de nouvelles voies de développement.
Rien n’est perdu.
Parce que s’engager est un devoir historique, nous devons poursuivre le combat démocratique pour davantage de justice sociale.
Notre engagement ne vise ni des individus ni des groupes d’individus, mais un système qui, si nous n’y prenons garde, anéantira l’espoir des plus pauvres en créant une Côte d’Ivoire d’exclus ; une Côte d’Ivoire de parole libre face à une Côte d’Ivoire bâillonnée.
Nous nous battons pour une Côte d’Ivoire où le lieu de naissance ne détermine pas le destin ; où le mérite est reconnu ; où chaque jeune, du village le plus reculé au quartier le plus populaire, a droit à la santé, à l’éducation, à un emploi décent et à la dignité.
Chers jeunes,
La politique est le cadre légitime où se décident nos choix collectifs : nos politiques de santé, d’éducation, d’emploi, de liberté d’opinion. Elle demeure l’un des outils essentiels par lesquels les nous pouvons transformer la société et redonner confiance à ceux qui n’en ont plus.
C’est pourquoi je vous invite, avec responsabilité et espérance, à prendre toute votre place dans la vie publique et à rejoindre le PPA-CI, creuset du peuple et cadre légitime du combat démocratique pour une Côte d’Ivoire plus juste, plus libre et résolument tournée vers l’avenir.
S’engager au PPA-CI, c’est s’inscrire dans le combat historique porté par le Président LAURENT GBAGBO, dont l’engagement constant en faveur de la justice sociale, de la démocratie continue d’inspirer la jeunesse ivoirienne.
Ce combat trouve aujourd’hui, au sein de la jeunesse, une expression vivante à travers une direction nationale engagée, conduite par le National JAMES N’DRIN, dont l’appel permanent à la conscience politique traduit la volonté de bâtir une jeunesse pleinement actrice du changement démocratique.
Refusez l’indifférence ; refusez la résignation. Car l’histoire se construit par celles et ceux qui s’engagent avec courage.
Chers jeunes du District des Lacs,
L’heure n’est plus à l’attente, mais à l’engagement citoyen et démocratique.
Tano Didier ADOU
Responsable du District des Lacs
Jeunesse District des Lacs