01/08/2021
J’apprécie à sa juste valeur le coup de Kais Saied.
Ce n’est pas la première entorse constitutionnelle de notre pays, Bourguiba en a abusé, Ben Ali aussi, nous autres en 2011.
C’est ainsi que des ruptures ont été créées en Tunisie depuis 1956.
Ce que nous vivons là est une nouvelle entorse dans un contexte nouveau.
Nous sommes attachés aux Droits et Libertés, nous rêvons d'une Justice indépendante et efficace.
Dans le processus enclenché par Kais Saied, chacun se projette avec ses rêves et ses angoisses…
Moi, je n’ai pas peur de l’Avenir.
Je suis prêt (comme à chaque fois depuis ma jeunesse) à me battre pour une Tunisie meilleure (bien sûr avec ma vision à moi).
Je ne donne pas de chèque en blanc et je reste vigilant.
Il était temps de rompre ce cycle politico-religieux-mafieux. C’est déjà cela de pris sur l’adversité.
Notre Président ne semble pas mesurer les enjeux socio-économiques internes ni les enjeux géostratégiques externes.
Nous l’attendons de pieds fermes pour la suite des événements.
Sa notion du temps n’est pas celle du monde d’aujourd’hui, son management est une pâle copie de celles des chefs du siècle dernier… je ne sais pas quelles ressources il va trouver en lui pour avancer, mais bon, comme disait Mitterand, il faut donner du temps au temps.
Tic, tac, tic, tac…
Khaled Abdeljaoued