La Langue de Barbarie est une bande de sable de 120 à 400 m de large avec une altitude maximum de 7 mètres pour une longueur totale de 25 à 30 km. Elle sépare le fleuve Sénégal de la mer et constitue le littoral depuis Saint-Louis jusqu'à Taré (Région de Louga). La Langue de Barbarie est conquise dès le XVIème siècle par le navigateur portugais Denis Dias. Elle doit son nom au figuier de Barbarie
qui poussait autrefois sur cette bande de sable. C'est un écosystème fluvio-maritime exceptionnel, en forme de langue tendue entre l'océan et le fleuve. Dans le sens transversal, la Langue de Barbarie peut être divisée en trois secteurs:
- un secteur maritime constitué de la plage, qui est sous l’influence de la dynamique marine ;
- un secteur de dunes, sous l’influence de la dynamique éolienne ;
- un secteur fluvial soumis à l’influence directe des écoulements de la crue fluviale. Dans le sens longitudinal, elle peut être divisée en trois segments :
- un segment proximal qui part de la racine de la flèche (Goxumbacc) ;
- un segment médian allant de l’hydrobase au village de Tassinère, englobant le port des Polonais ;
- une partie terminale qui part de Tassinère à l’ancienne embouchure (village de Taré). Son paysage se caractérise par une vaste plage de sable bordée d’une bande de filaos plantés en vue de protéger les dunes de l’érosion. Sur le rivage interne et la façade fluviale, existent des fourrés à Prosopis, quelques zones de mangrove clairsemée et une végétation herbacée. Le relief est très peu accidenté et est marqué par la présence d'un cordon dunaire littoral sablonneux. Une partie de la Langue de Barbarie a été érigée en parc national en 1976. Au sein du parc, au milieu du fleuve à 5-7 km de l'ancienne embouchure, l'îlot aux oiseaux d'environ 100 à 120 mètres de diamètre, est un site colonisé par des graminées, des herbacées rampantes et des arbustes.