30/08/2019
SUR LE FER DE LA FALÉMÉ.
Nous, , préoccupés par la situation politique nationale, suivons de très près « Le contrat préliminaire octroyant le fer de la Falémé à l’entreprise turque Tosyali Holding ». Depuis la sortie de M. Ousmane Sonko sur ce qu’il considère comme un scandale, le pouvoir n’a de cesse de multiplier des démentis comme à l’accoutumée.
Nous constatons pour le déplorer que le pouvoir attend toujours que les contrats, accords ou conventions sur nos ressources naturelles, signés en catimini et le plus souvent sur le dos des Sénégalais, fassent l’objet de dénonciation pour ensuite apporter des démentis.
Cette fois-ci encore, nous déplorons non seulement la perpétuation de ce modus operandi mais également la désacralisation de nos institutions dans le seul but de chercher à faire perdre la voix à un opposant gênant. Il faut le rappeler, l’accord préliminaire en question existe bel et bien et nous disposons copie. Seulement, depuis l’annonce faite de communiquer sur la question, il nous semble que le pouvoir a vite fait de changer les termes de l’accord pour ensuite se prévaloir de la caducité de la base d’informations du Patriote en chef.
Cette thèse qui ressemble à du » ne saurait prospérer auprès de l’opinion car l’État est trop sérieux et nos ressources naturelles vitales pour que ceux qui nous dirigent en fassent des jouets voire des brouillons pour discréditer un adversaire aux yeux de l’opinion.
Nous déplorons également le fait que ce débat soit dévoyé de son vrai contexte en s’attaquant à toute une communauté en ces termes : « Ces deux Sénégalomançais disputent une commission offerte par les Turcs pour le contrôle du MFDC ».
C’est pourquoi nous
tout espoir de voir Macky Sall et ses hommes mettre en avant les intérêts supérieurs de la nation ;
le laisser-aller de la justice face aux insultes proférées à l’endroit de toute une communauté ;
le peuple sénégalais à prendre ses responsabilités afin de se débarrasser de cette gouvernance sombre et vicieuse qui prend en otage tout un peuple.
Soumaila Manga, président .