13/04/2026
𝗛𝗬𝗚𝗜𝗘̀𝗡𝗘 𝗠𝗘𝗡𝗦𝗧𝗥𝗨𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗘𝗧 𝗚𝗥𝗢𝗦𝗦𝗘𝗦𝗦𝗘𝗦 𝗣𝗥𝗘́𝗖𝗢𝗖𝗘𝗦
𝗟𝗲𝘀 𝗣𝘂𝗽𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗡𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗺𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹𝗹𝗲́𝗲𝘀
Les voix se libèrent, les hésitations s’estompent et les échanges prennent une profondeur nouvelle autour de questions longtemps reléguées au silence : la puberté, le cycle menstruel, les bases de l’hygiène intime et les comportements à risque.
Le débat a été posé, le 11 avril, au CICES, par l’Office national des Pupilles de la Nation (ONPN). Cette initiative, menée en partenariat avec l’association Kitamba, répond à un besoin réel de sensibilisation sociale. L’approche adoptée – exclusivement participative – a permis de créer un espace d’échanges ouvert, où adolescentes et jeunes élèves ont pu partager leurs expériences et confronter leurs perceptions.
Au cœur des discussions, la question de la menstruation a été abordée sans détour. Souvent entourée de tabous et de stéréotypes, elle constitue pourtant une réalité biologique ayant un impact direct sur la vie scolaire, sociale et psychologique des jeunes filles. En levant les non-dits, l’atelier a contribué à normaliser ce sujet et à renforcer la compréhension du cycle menstruel.
Dans le même élan, les intervenants ont insisté sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène menstruelle, en présentant les différents types de protections disponibles ainsi que leurs conditions d’utilisation adéquates. Ces démonstrations ont été suivies avec une grande attention par les participantes, désireuses de mieux se prémunir contre les risques liés à une mauvaise gestion de leur hygiène intime.
Un autre axe majeur de la rencontre a porté sur la prévention des grossesses précoces. À travers des échanges directs et des mises en situation, les adolescentes ont été sensibilisées aux enjeux de la sexualité responsable, notamment ses dimensions sociales, éducatives et sanitaires.
Les discussions en groupes ont permis de poser les bases d’une responsabilité partagée. Un moment fort de l’atelier a été marqué par l’implication des mères et des tuteurs, invités à rejoindre les participantes pour un module dédié au dialogue familial. Leur présence a favorisé une parole plus libre et permis de renforcer les liens autour de ces sujets sensibles, souvent difficiles à aborder dans le cadre domestique.
Ahmadou KEBE/Le Soleil