16/09/2026
72 jours. C'est la durée totale pendant laquelle l'Assemblée nationale ne siégera pas cette année, vacances comprises, pendant que le pays encaisse la crise.
Le compte se décompose simplement. 53 jours déjà passés en vacances pour les députés et les sénateurs. 19 jours restants avant la reprise du 1er octobre. Aucune session, aucun vote, aucun texte examiné pendant tout ce temps. Et pendant ces 72 jours de silence, l'indemnité continue de tomber chaque mois, identique, que l'hémicycle soit plein ou vide.
Les Français, eux, n'ont pas connu cette pause. Les factures sont arrivées quand même, les prix ont continué de monter, le travail a continué de sonner chaque matin. Ceux qui reprennent le chemin du bureau ou de l'usine n'ont eu ni 53 jours d'arrêt ni date de reprise fixée à l'avance. Les députés, eux, ont eu les deux, et ils ont été payés pour les deux.
Dans n'importe quel emploi, une absence de cette durée se déclare, se justifie, parfois se retient sur la paie. À l'Assemblée nationale, rien de tout ça ne s'applique. La fonction s'arrête net, le versement, lui, ne s'arrête jamais.
72 jours sans siéger dans un pays qui, lui, n'a pris aucun jour de pause. Voilà le calendrier exact de cette rentrée : d'un côté des Français qui reprennent sans repos, de l'autre un hémicycle fermé jusqu'au 1er octobre et une paie qui tombe pareil.
Être payé plein tarif 53 jours sans siéger, c'est normal ?