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17/09/2026

Elle touche 880 euros par mois. Face à Macron, elle a trouvé les mots : « la parfaite illustration. »Illustration de quo...
16/09/2026

Elle touche 880 euros par mois. Face à Macron, elle a trouvé les mots : « la parfaite illustration. »

Illustration de quoi, exactement ? De ce que ce pays demande encore à ceux qui ont cotisé toute leur vie, pendant que la France a déjà engagé 25,6 milliards d'euros pour l'Ukraine depuis 2022. Plus de 6 milliards par an. Le déficit des retraites, lui, tourne aussi autour de 6 milliards par an. Les deux chiffres se superposent presque à l'euro près. Sauf que l'un se finance sans discuter, et l'autre se règle par une réforme, par la désindexation, par la CSG.

Le chéquier, pourtant, reste grand ouvert. Zelensky redemande 23 milliards. von der leyen en aligne 14,57. Et à Paris, Lecornu bricole le budget, regarde du côté de l'épargne salariale, envisage de raboter le salaire des ministres pour faire symbole.

Le gaz grimpe encore de 6,3% en octobre. Bardella propose une TVA énergie à 5,5%. Edouard Philippe veut décompresser jusqu'en septembre. Et le système des retraites, celui qui doit payer la pension de cette femme à 880 euros, est déclaré mort.

Aider un peuple qui résiste, on peut en débattre calmement. Faire porter la facture à une retraitée qui se décrit elle-même comme une illustration, ça ne se débat plus, ça se constate.

Elle a cotisé pendant des décennies pour ça.

Elle passe après Kiev, cette pension ?

« Faire des efforts. » « Se serrer la ceinture. » « Accepter des réformes douloureuses. » Ces phrases, les ministres et ...
16/09/2026

« Faire des efforts. » « Se serrer la ceinture. » « Accepter des réformes douloureuses. » Ces phrases, les ministres et les députés les répètent aux Français depuis des années. Jamais à eux-mêmes.

Agnès Verdier-Molinié propose de retenir la moitié des indemnités des ministres, des députés et des hauts fonctionnaires, tant que l'équilibre primaire des comptes de la France n'est pas atteint. Pas une baisse symbolique. La moitié. Le temps de voir si ce fameux équilibre les intéresse vraiment, une fois que c'est leur propre chèque qui rétrécit.

Plus de notes de frais à rallonge. Plus d'indemnités confortables pendant que le déficit continue de gonfler. Juste la moitié, jusqu'à ce que les comptes tiennent debout.

Qu'un ministre ou un député soit payé pour son mandat, personne n'en fait un procès. Le procès, c'est qu'il réclame l'effort aux autres avant de se l'appliquer à lui. Depuis des années, la rigueur budgétaire se décline en hausses de taxes et en coupes sur les aides, jamais en indemnités amputées.

Cette proposition ne demande rien que les Français ne subissent déjà. Elle demande juste que la même règle s'applique enfin des deux côtés.

Ça leur ferait les pieds, et ça aurait au moins le mérite d'être cohérent.

Ils l'accepteraient, eux, cette moitié en moins, le temps que le déficit s'arrête ?

François Hollande dit ne pas aimer les riches. Sa petite SARL vient de faire 762 000 euros de bénéfice net. Et les compt...
16/09/2026

François Hollande dit ne pas aimer les riches. Sa petite SARL vient de faire 762 000 euros de bénéfice net. Et les comptes de l'année suivante ne sont toujours pas au greffe.

Deux sociétés, deux numéros de SIREN, un seul gérant.

La première, la SCI Franju. Capital de 1 700 000 euros. Julie Gayet y détient 1 274 000 euros de parts, François Hollande 426 000. Activité déclarée : location de terrains et de biens immobiliers. Signée le 14 mars 2022, publique, en règle.

La seconde, RDPA. SARL au capital d'un euro. Gérant : François Hollande, depuis janvier 2019. Code APE arts du spectacle vivant, siège au 9 rue Émile Allez.

Les chiffres s'empilent. Résultat net 2022 : 219 000 euros. Résultat net 2023 : 762 000 euros. Trésorerie 2023 : 850 000 euros. Fonds propres au-delà du million. Zéro salarié.

Les comptes 2023 sont déposés au greffe, comme la loi l'impose à toute société commerciale. Les comptes 2024, eux, restent introuvables, alors que le délai légal est dépassé. Les comptes 2025 ne sont pas là non plus. La procédure prévue dans ce cas : injonction, puis astreinte.

Personne ne sait qui paie. Le SIREN ne le dit pas, le bilan 2023 non plus. 762 000 euros de bénéfice, sans un seul nom en face.

La SCI montre le patrimoine, inscrite au registre, signée, publique. La SARL montre le flux, et c'est justement celle-là qui manque à l'appel au greffe.

Le château des parents de Julie Gayet ouvre ses portes pour les Journées du patrimoine. Eux ont déjà le leur, sur le papier, sauf pour l'exercice que le greffe attend encore.

Il cache ça à qui, s'il n'a rien à cacher ?

« Avec 2 000 € on n'est pas démuni. »Roland Lescure, ministre, propriétaire d'un patrimoine immobilier de 3,7 millions d...
16/09/2026

« Avec 2 000 € on n'est pas démuni. »

Roland Lescure, ministre, propriétaire d'un patrimoine immobilier de 3,7 millions d'euros, dont un appartement parisien de 159 m² à 2,2 millions.

Le mot démuni, il le prononce depuis un salon qu'il faudrait 1 100 mois de cette pension pour s'offrir. 92 ans de versements, pour payer la pièce où il donne la leçon.

Qu'un ministre commente le montant des retraites, c'est son rôle, personne ne le conteste. Reste à savoir avec quoi il le fait. Il ne parle pas de 2 000 € en général, il parle de 2 000 € comme d'un chiffre qu'il connaît de loin, depuis un immobilier que la majorité des retraités n'accumulera jamais en une vie entière de travail.

À 2 000 € par mois, il n'y a pas de marge. Il y a le loyer ou le crédit, l'électricité qui grimpe, la mutuelle, et l'arbitrage permanent entre ce qu'on répare et ce qu'on laisse attendre. Ce n'est pas de l'indignation abstraite, c'est un budget que des millions de Français tiennent à la ligne près, chaque mois, sans jamais l'avoir choisi.

Lescure, lui, n'a jamais eu ce calcul à faire. 2,2 millions dans un salon parisien, ça ne laisse pas beaucoup de place pour savoir ce que c'est, choisir entre le chauffage et le dentiste.

Un homme qui n'a jamais manqué de rien vient dire aux Français ce que c'est que ne pas être démuni.

Il a encore le droit de leur donner cette leçon-là ?

Édouard Philippe est candidat à la présidentielle. Voici ce que son passage à Matignon a laissé derrière lui.2018, 2019 ...
16/09/2026

Édouard Philippe est candidat à la présidentielle. Voici ce que son passage à Matignon a laissé derrière lui.

2018, 2019 : les Gilets jaunes. Sous son gouvernement, près de 2 500 manifestants blessés, 4 300 en comptant les forces de l'ordre. 23 personnes éborgnées. 5 mains arrachées.

11 morts. Zineb Redouane, 80 ans, tuée chez elle par une gr***de lacrymogène reçue en plein visage alors qu'elle fermait ses volets. Les 10 autres décès résultent d'arrêts cardiaques ou de percussions de véhicules en marge des manifestations.

Plus de 12 000 interpellations. Plus de 3 100 condamnations de manifestants, dont environ un tiers à de la prison ferme.

Qu'un Premier ministre ait à gérer un mouvement social, personne ne le lui conteste. Reste ce bilan-là, celui qu'aucun autre chef de gouvernement de la Ve République n'a produit sur une contestation sociale.

Une femme de 80 ans fermait ses volets chez elle. Elle est morte de ça. Pas dans un cortège, pas face aux forces de l'ordre, chez elle. C'est ce nom-là, Zineb Redouane, qui reste attaché à ces deux années de mandat, à côté des mains arrachées et des yeux crevés de citoyens qui manifestaient.

Il se présente aujourd'hui devant les mêmes Français en leur demandant leur confiance.

Il leur doit des comptes pour ça, ou pas ?

« Il n'y a pas de retraités riches. » François Hollande, sur BFMTV.Lui-même en touche 18 300 euros net par mois. Pas un ...
16/09/2026

« Il n'y a pas de retraités riches. » François Hollande, sur BFMTV.

Lui-même en touche 18 300 euros net par mois. Pas un chiffre unique, un empilement. Sa retraite d'ancien président. Celle de la Cour des comptes, où il a occupé un poste après l'Élysée. Celle de ses mandats locaux. Celle de son passage comme député. Quatre lignes sur une même fiche de paie, un seul homme.

Le pivot n'est pas dans une nuance qu'il faudrait lui accorder. Il n'a rien dit sur son propre cas. Il a parlé au général, "il n'y a pas de retraités riches", en gardant pour lui le détail de ce que ses quatre pensions cumulées représentent. La phrase efface d'un coup tous ceux qui touchent 1 200 ou 1 400 euros et qui, eux, savent très bien ce que ça veut dire, un mois qui ne boucle pas.

18 300 euros, c'est plus que le salaire net de la quasi-totalité des Français qui travaillent encore. Lui, il ne travaille plus, et il continue de le percevoir chaque mois, sans arbitrage à faire entre le loyer et la mutuelle.

Un ancien président a le droit de cumuler ce que la loi lui permet. Ce n'est pas la question. La question, c'est cette phrase-là, prononcée depuis ce montant-là, comme si le mot "riche" n'existait pas dès qu'on l'a soi-même en bas de la fiche de paie.

"Ils n'ont pas vraiment la possibilité de choisir les bénéficiaires." Une salariée du logement social, anonyme, sur le p...
16/09/2026

"Ils n'ont pas vraiment la possibilité de choisir les bénéficiaires." Une salariée du logement social, anonyme, sur le plateau de Pascal Praud.

La consigne qu'elle décrit vient de l'État : priorité absolue aux demandeurs d'asile, priorité absolue à ceux qui sortent de prison. Deux catégories citées, deux seulement. Une famille française qui cotise depuis des années et qui attend son tour n'en fait pas partie.

Elle ajoute un détail que personne ne montre à la télévision. La plupart des bénéficiaires ne parlent pas français. Ils se font aider par des associations pour remplir les dossiers, et parmi les demandeurs étrangers qui passent par ces associations, elle constate de nombreux cas de faux documents. Rien n'est fait pour les sanctionner.

Un logement social, ça se finance avec les cotisations de ceux qui travaillent en France. La logique la plus élémentaire voudrait que ceux qui financent le système en soient les premiers servis. Ce n'est pas ce que décrit cette salariée. Elle décrit l'inverse : les demandeurs d'asile et les sortants de prison en tête de liste, des faux papiers qui passent sans contrôle, et au bout de la file, ceux qui ont cotisé toute leur vie pour un logement qu'ils n'obtiendront peut-être jamais.

Ce n'est pas un commentaire sous une publication, c'est une salariée qui témoigne à visage caché sur un plateau de télévision, parce qu'elle sait ce que ça lui coûterait de le dire à visage découvert.

Un système financé par les Français qui refuse aux Français la priorité, ça se défend comment ?

Les députés et les sénateurs dépensent de l'argent public. Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet refusent d'en montrer les ...
16/09/2026

Les députés et les sénateurs dépensent de l'argent public. Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet refusent d'en montrer les justificatifs.

Pas à un citoyen isolé, pas à un journaliste curieux. À la Cour des comptes elle-même, l'institution chargée de vérifier l'usage de l'argent public partout en France. Elle ne peut pas investiguer à l'Assemblée nationale ni au Sénat. Ces deux enceintes fonctionnent en dehors du contrôle que chaque administration, chaque collectivité, chaque service public subit sans discuter.

Dans une entreprise, un commissaire aux comptes examine chaque ligne, chaque facture, chaque justificatif, et aucun dirigeant ne peut s'y soustraire. À l'Assemblée nationale et au Sénat, la règle s'arrête net à la porte. Larcher et Braun-Pivet décident eux-mêmes de ce qui reste caché, sans commissaire, sans Cour des comptes, sans personne au-dessus d'eux pour vérifier.

Ça donne, dans les faits, deux institutions qui fonctionnent comme un État dans l'État. Un no man's land budgétaire où l'argent des impôts entre, se dépense, et ressort sans qu'aucun regard extérieur ne puisse suivre la trace.

Le mot qu'ils emploient pour décrire leur fonction, c'est "servir". Le peuple, la nation, l'intérêt général. Mais servir suppose de rendre des comptes sur ce qu'on dépense en son nom. Refuser un justificatif à la Cour des comptes, ce n'est plus servir, c'est se servir, sans que personne ne puisse vérifier de quoi.

Un salarié doit justifier une note de frais de 20 euros. Un président d'assemblée refuse de justifier des millions.

Ils servent qui, au juste ?

72 jours. C'est la durée totale pendant laquelle l'Assemblée nationale ne siégera pas cette année, vacances comprises, p...
16/09/2026

72 jours. C'est la durée totale pendant laquelle l'Assemblée nationale ne siégera pas cette année, vacances comprises, pendant que le pays encaisse la crise.

Le compte se décompose simplement. 53 jours déjà passés en vacances pour les députés et les sénateurs. 19 jours restants avant la reprise du 1er octobre. Aucune session, aucun vote, aucun texte examiné pendant tout ce temps. Et pendant ces 72 jours de silence, l'indemnité continue de tomber chaque mois, identique, que l'hémicycle soit plein ou vide.

Les Français, eux, n'ont pas connu cette pause. Les factures sont arrivées quand même, les prix ont continué de monter, le travail a continué de sonner chaque matin. Ceux qui reprennent le chemin du bureau ou de l'usine n'ont eu ni 53 jours d'arrêt ni date de reprise fixée à l'avance. Les députés, eux, ont eu les deux, et ils ont été payés pour les deux.

Dans n'importe quel emploi, une absence de cette durée se déclare, se justifie, parfois se retient sur la paie. À l'Assemblée nationale, rien de tout ça ne s'applique. La fonction s'arrête net, le versement, lui, ne s'arrête jamais.

72 jours sans siéger dans un pays qui, lui, n'a pris aucun jour de pause. Voilà le calendrier exact de cette rentrée : d'un côté des Français qui reprennent sans repos, de l'autre un hémicycle fermé jusqu'au 1er octobre et une paie qui tombe pareil.

Être payé plein tarif 53 jours sans siéger, c'est normal ?

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