17/06/2026
« Vous avez déjà vécu ça ? Dites-moi en commentaire comment vous avez réagi ! ».
Un parent pervers représente un réel danger pour ses enfants.
Ce risque augmente considérablement lors d’une séparation.
D’une part, parce que l’autre conjoint ne peut plus jouer son rôle de « tampon » protecteur ; d’autre part, parce que la rupture provoque une crise violente chez le parent pervers, qui ne peut pas tolérer que sa victime se libère de son contrôle.
Dans ces situations, les enfants sont pris en otage par une manipulation psychologique intense.
Par un mécanisme de projection, c’est le parent pervers qui va accuser l’autre de « manipulation », « d’aliénation parentale » ou de représenter un « danger » pour l’enfant.
Face à cela, la justice est souvent trompée.
Elle commet fréquemment l'erreur de croire à un simple « conflit parental », alors qu’il s’agit en réalité d’un harcèlement destructeur et unilatéral, mené à travers les tribunaux.
Il est fondamental de différencier le harcèlement du conflit. Le véritable « chef-d'œuvre » de la perversion est le harcèlement. Cette distinction est cruciale, car elle exclut d’emblée toute approche de résolution amiable comme la médiation, une erreur pourtant commise par de trop nombreux professionnels.
Pour le parent pervers, « la Loi c’est lui », selon sa propre interprétation et sa toute-puissance. Grand stratège et doté d’un puissant ressentiment, il se présentera toujours en victime. Il ne cessera de porter plainte ou de réclamer plus de droits auprès de la personne qu'il prétend l'oppresser, mais qu'il persécute en réalité.
Une relation destructrice à huis clos
La relation entre le parent pervers et son enfant est extrêmement toxique. On peut la comparer à l’emprise d’une secte sur un adulte, à la différence près qu'un enfant n’a pas les armes psychologiques pour se défendre. Le comportement destructeur s'aggrave dans la sphère privée, tandis que le pervers réussit presque toujours à faire illusion en public.
L’enfant subit des propos agressifs et dévalorisants, et peut même devenir l’objet à détruire ou à instrumentaliser pour le parent.
Ce parent est incapable de répondre aux besoins éducatifs et psychiques de son enfant. Ses pratiques sont négligentes et maltraitantes.
réactions émotionnelles et ses exigences sont totalement inadaptées à l’âge de l'enfant.
On voit ainsi des parents pervers exiger la résidence alternée pour des nourrissons, ce qui est totalement contraire au besoin fondamental de continuité maternelle à cet âge.
Le parent pervers veut être « tout » pour son enfant : père et mère à la fois, une entité toute-puissante qui ne tolère aucun tiers.
N'ayant pas construit sa propre identité, il nie la différence des rôles. Il confond les places de père et de mère dans une matrice destructrice dont l’enfant ne peut pas sortir.
L'emprise totale et l'effacement de l'identité
Laissé seul avec un tel parent, l’enfant est en grand danger psychique d’aliénation totale, et en danger physique de maltraitances, y compris sexuelles. Le parent pervers voit son enfant comme le prolongement de son propre corps, une sorte d'excroissance sans identité propre ni autonomie. Ainsi, la moindre tentative d'indépendance de l’enfant est vécue comme une menace ou une trahison par le parent, qui a l’impression de perdre un membre ou un objet de contrôle.
Ce comportement plonge l’enfant dans une insécurité majeure. Le parent lui donne l'illusion qu'il est son unique protecteur, tout en s'octroyant un droit de vie ou de mort psychologique sur lui.
Ce climat incestuel empêche l'enfant de grandir et de devenir lui-même.
De plus, à cause de son immaturité émotionnelle et de son manque total d'empathie, le parent pervers se place souvent en position d'enfant face à son propre enfant.
Ce dernier se retrouve alors piégé dans des rôles impossibles, devant être à la fois le parent, le conjoint et l'enfant de son parent.
L'immersion morbide et la contagion de la terreur
Avec un parent pervers, l’enfant est en permanence immergé dans des problématiques d’adultes, souvent sexuelles, morbides ou mortifères, sans aucun respect pour sa sensibilité. Par exemple, ce parent jugera prioritaire d'emmener des enfants en bas âge au chevet d’un grand-parent à l’agonie, exposera ses ébats sexuels avec ses partenaires en rendant l’enfant complice par la confidence, ou lui imposera les moindres détails de ses propres maladies.
Le parent impose à toute sa famille son contrôle et ses stratégies de domination. Les enfants épongent des angoisses massives d’intrusion et développent des phobies multiples (peur des piqûres, phobie de l’empoisonnement avec un contrôle obsessionnel de la nourriture). Ils font face à un vide psychique permanent et à une terreur du contrôle. Cette terreur est contagieuse : c'est elle qui paralyse souvent les institutions et fait dévier les travailleurs sociaux, les policiers ou les juges de leurs pratiques professionnelles habituelles. En somme, le parent pervers entraîne ses enfants dans son système destructeur, leur transmettant ses phobies, sa vision hostile du monde et ses propres angoisses de mort, de maladie et d'abandon.
Valable pour les deux genres