25/08/2026
Le fédéralisme, seul antidote au centralisme mafieux.
Il est temps de briser l’illusion. Madagascar n’est pas un pays, c’est un pillage organisé. Une vitrine républicaine dissimulant un entrepôt de prédation. Les régions produisent, Tana encaisse. Les peuples triment, la capitale parade. Les côtes saignent, les palais rient. Et pendant ce temps, les voleurs sirotent du wh**ky sur des yachts diplomatiques.
Les acteurs de cette tragédie sont bien connus. Mamy Ravatomanga, propriétaire officieux de la République, tient les rênes du pouvoir économique et politique. Andry Rajoelina, président-marionnette, se contente de signer et d’encaisser. Andry Herizo Ratsimandresy, caissier du pillage, gère les flux d’argent sale. Lanto Rabeharisoa, juriste du régime, maquille les contrats toxiques. Harinjatovo Rakotondramanana, prédateur minier, creuse le sol et les consciences. Et derrière eux, toute une cohorte de sénateurs obèses, de ministres suceurs de fonds, de conseillers ventriloqués, se vautrent dans la rente et l’impunité.
Mais les victimes, elles, n’ont pas de limousine. Ce sont les régions. Anosy offre son ilménite, mais ses hôpitaux n’ont ni médecin ni ambulance. Boeny, riche en crevettes, laisse ses pêcheurs dormir dans des paillotes sans électricité. Menabe voit partir ses bois précieux tandis que ses enfants apprennent à écrire sur des cartons. Diana, grenier d’or, de cacao et de vanille, est condamnée à l’exil économique. SAVA, empire mondial de la vanille, regarde l’or brun partir en Suisse pendant que ses routes ressemblent à des tranchées de guerre. Atsimo-Andrefana, où l’on extrait du pétrole, n’a pas d’eau potable. Melaky, terre de zébus, est ignorée comme un chiffon sale. Vatovavy, Sofia, Betsiboka, toutes ces régions riches vivent dans la misère, marginalisées par un pouvoir central glouton.
Chaque région est devenue une colonie intérieure. Elles sont pillées par un État central aussi vorace qu’invisible. Leur richesse s’envole, leurs infrastructures s’effondrent, leurs écoles ferment, leurs jeunes fuient. Et pendant ce temps, les ministres se prennent en photo dans des avions payés avec le sang du peuple.
Le régime Rajoelina a perfectionné l’art de concentrer les richesses. Tout passe par Tana : les douanes, les mines, les licences, les exportations, les taxes. Le reste du pays n’a droit qu’aux miettes. Les provinces ne décident de rien. Elles sont sous tutelle, sous perfusion, sous silence.
Il n’y aura pas de développement sans redistribution du pouvoir. Il n’y aura pas de justice sans rupture institutionnelle. Fédérer Madagascar n’est pas une menace, c’est une solution. Une nécessité. Une urgence vitale. Fédérer, c’est permettre à chaque province de gérer ses ressources, ses terres, ses priorités, ses ambitions. C’est construire des ports, des routes, des écoles sans attendre la bénédiction d’un ministère corrompu. C’est vendre la vanille, le poisson, le saphir, l’or, sans passer par les circuits mafieux de Ravatomanga.
Ceux qui refusent la Fédération sont les voleurs. Ils ont peur de perdre leur monopole, leur rente, leur emprise. Ils savent que si les provinces s’éveillent, les comptes seront demandés. Alors ils hurlent au danger, au séparatisme, au chaos. Mais ce n’est pas la Fédération qui divise le pays. C’est leur vol permanent.
Si les peuples des côtes, des hautes terres oubliées, du Sud abandonné et de l’Est pillé ne se lèvent pas maintenant, demain il ne leur restera que la poussière. La République actuelle n’est qu’un racket habillé d’un hymne national. Un mensonge d’unité qui camoufle une économie de spoliation.
Afrique Indépendante 2.0 appelle solennellement les Malgaches à rompre avec ce système mafieux. À exiger la Fédération. À rendre le pouvoir aux territoires. À faire tomber les voleurs. À reprendre le pays. À reconstruire un État pour tous, et non pour quelques-uns.
Fédération maintenant, ou soumission éternelle.
Afrique indépendante 2.0