22/08/2026
[ | 𝗥𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗗𝗮𝗿 𝗲𝘀 𝗦𝗮𝗹𝗮𝗮𝗺 🇹🇿 ]
Les 18 et 19 août, j’ai représenté l’Union des Comores à la 4ᵉ réunion ministérielle régionale de l’Afrique de l’Est (ReSCO), aux côtés de mes homologues de 14 pays, d’Africa CDC et de nos partenaires.
J’y ai porté deux sujets qui, chez nous, ne sont pas de simples dossiers techniques : la vaccination et la protection des mères et des nouveau-nés face aux effets du changement climatique.
▶︎ Sur la , nous devons regarder notre situation avec lucidité. Selon les dernières estimations OMS/UNICEF disponibles pour 2024, notre couverture en est de 75 % et celle de la première contre la rougeole d’environ 70 %.
Nous avons aussi franchi une étape importante avec l’introduction du vaccin contre le , destiné à protéger nos jeunes filles. Mais lors de cette première campagne, la couverture nationale n’a atteint que 26 %, pour un objectif de 70 %.
Les Comores ne sont donc pas épargnées par les difficultés que connaissent les programmes de vaccination dans notre région. C’est pourquoi j’ai défendu une approche simple : ne plus seulement nous demander combien d’enfants nous avons vaccinés, mais quels nous n’avons pas encore atteints, où ils vivent et pourquoi.
En Afrique de l’Est, 1,9 million d’enfants n’ont reçu aucune dose de vaccin. Face à cette réalité, nous devons renforcer la coopération entre nos pays, notamment pour atteindre les enfants « zéro dose » et les populations mobiles.
▶︎ Sur le et la maternelle et néonatale, notre expérience de terrain nous oblige également à anticiper.
En 2025, nous avions engagé une tournée nationale avec nos partenaires, notamment l’OMS et la Banque mondiale, pour aller au plus près des réalités de nos structures sanitaires, y compris dans les zones difficiles d’accès. Ces déplacements nous ont rappelé une évidence : lorsque l’accès aux soins est déjà difficile, une crise climatique peut rapidement transformer une difficulté en majeure.
Aux , la température moyenne a augmenté d’environ 1 °C depuis les années 1950, et près de 45 % de nos enfants sont exposés à des chaleurs dépassant 35 °C. Les et les inondations peuvent couper les routes, perturber l’électricité et l’approvisionnement, et rendre encore plus difficile l’accès aux .
Nous avons pourtant réalisé des progrès : la mortalité des enfants de moins de cinq ans est passée de 50 à 36 pour 1 000 naissances entre 2012 et 2022.
Notre responsabilité est maintenant de protéger ces acquis.
Nous ne pouvons pas empêcher les cyclones, les inondations ou les épisodes de chaleur extrême. Mais nous pouvons nous préparer pour qu’aucune femme enceinte et aucun nouveau-né ne soient privés de soins essentiels à cause d’une .
C’est aussi le sens de notre engagement régional : apprendre les uns des autres, mutualiser nos capacités et construire des systèmes de santé capables de résister aux crises tout en restant proches des .
Je remercie la République-Unie de pour son accueil et Africa CDC pour la qualité de notre collaboration, notamment lors de la riposte contre la Mpox.
Nous rentrons avec du travail.
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© Crédit photo : Africa CDC
Ministère de la Santé, Union des Comores
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