Une femme sur trois dans le monde subit des violences physiques ou sexuelles, principalement de la part d'un partenaire intime ou une inconnue. La violence contre les femmes et les adolescent(es) est une violation des droits humains, et les conséquences physiques, sexuelles et mentales immédiates et à long terme pour ces dernières peuvent être dévastatrices, y compris la perte de la vie. La violence affecte négativement le bien-être général des victimes et les empêche de participer pleinement à la vie sociale. Cela a un impact sur leurs familles, leur communauté et le Pays en général. Il a des coûts énormes, allant des pressions accrues sur les soins de santé aux frais juridiques et aux pertes de la productivité. Au moins 155 pays ont adopté des lois sur la violence domestique et plus de 140 ont une législation sur le harcèlement sexuel sur le lieu de travail, dans les écoles et dans la rue. Mais des défis subsistent dans l'application de ces lois, limitant l'accès des victimes à la sécurité et à la justice. On ne fait pas assez pour prévenir la violence, et lorsqu'elle se produit, elle reste souvent impunie. Seulement 40% des victimes demandent l’aide de quelque sorte qu'elles soient après avoir été victimes de violences. Nous plaidons donc pour l'accès des femmes et des filles à des services multisectoriels de qualité essentiels à leur sécurité, leur protection et leur rétablissement, en particulier pour celles qui ont déjà soufferts de multiples formes de discrimination. L'APPli’HIFADHU donne une vitrine aux victimes afin de sensibiliser, rapporter et alerter tout actes de violences à leur encontre dans les lieux de travail, dans les écoles et dans la rue. La prévention demeure le moyen le plus rentable et le plus durable pour mettre fin à cette horreur. L’APPli’HIFADHU, consistera également à améliorer la collecte et l'analyse de données afin de mieux comprendre la nature, l'ampleur et les conséquences de la violence à l'égard des femmes et des adolescent(es). La collecte et l'analyse des données aidera également les associations de la société civile, les journalistes et nos partenaires en générale à comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas pour lutter contre cette violence. Le droit d'une femme et des adolescent(es) de vivre à l'abri de violences est confirmé par des accords internationaux tels que la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et la Déclaration des Nations Unies de 1993 sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes.