22/04/2025
Quand le Ministère de l’Éducation Devient le Ministère des Loisirs et de la Clownerie Nationale
21 avril, jour de gloire pour le MEPU-A ! Non pas pour avoir révolutionné le système éducatif, ni pour avoir trouvé un manuel scolaire qui ne date pas de l’ère précoloniale, mais pour avoir marché… oui, marché, en soutien aux idéaux du CNRD. On aurait pu penser qu’il s’agissait d’une marche contre l’échec scolaire, ou pour réclamer des tableaux dans les classes… mais non. C’était une chorégraphie improvisée de propagande, en uniforme d'apparat, applaudissant un régime qui ne sait même pas épeler le mot avenir sans y mettre une Kalachnikov en guise d'accent.
Pendant que les élèves guinéens jonglent entre la grève de leurs enseignants contractuels, l'absence de bancs et les pages blanches de leurs livres, le ministère, lui, organise des défilés de loyauté. L’éducation ? Plus t**d. L’alphabétisation ? Une option. Le sérieux ? Un luxe colonial. À croire que l'objectif du MEPU-A, c’est de transformer chaque école en piste de danse au service du pouvoir, chaque instituteur en animateur de kermesse militarisée.
On remplace la rigueur pédagogique par la ferveur aveugle. Le tableau noir cède sa place aux pancartes de soutien. Les notes des élèves ? Moins importantes que les slogans criés. Et pendant ce temps, les enfants, futurs leaders de demain, apprennent que pour réussir dans ce pays, il vaut mieux savoir marcher au pas que penser librement.
Soutenir un régime illégal, issu d’un coup d’État, et qui ment comme il respire, voilà le nouveau programme éducatif. Pas besoin de baccalauréat quand on a un brassard du CNRD. Pas besoin d’université quand on peut réciter “Doumbouya est visionnaire” plus vite que l’alphabet.
Mais que le MEPU-A se rassure : le bulletin de notes de cette mascarade arrive bientôt. Et la mention sera sans appel : ZÉRO en dignité, ZÉRO en patriotisme, et mention spéciale en soumission ridicule. L’histoire retiendra qu’au lieu de défendre la jeunesse, ce ministère a préféré s’agenouiller devant des bottes pleines de mensonges. L'avenir de la Guinée ? Sacrifié sur l'autel de la flatterie institutionnelle.
À quand la marche pour la distribution de livres ? Ou pour des salles de classe décentes ? Non, c’est trop demander. Mieux vaut marcher pour l’infamie que se battre pour l’instruction.
Mais qu’ils dansent. La fête sera bientôt finie. Et la gu**le de bois, elle, s’écrira sans faute.
Une Guinée meilleure ou la mort nous vaicrons.