30/08/2026
🔴 Chers progressistes,
Je vous fais part d'une information qui m'est parvenue hier.
À l'occasion de la Fête de la Libération, organisée à Makokou, dans la province de l'Ogooué-Ivindo, par les autorités, je fais partie des personnes qui ont été choisies pour être décorées.
Pour une surprise, c'est véritablement une surprise ! Je me retrouve ainsi en compagnie de personnes que, pour la plupart, je ne connais que de nom, pour ne pas dire davantage.
Par éducation, par formation et par tradition culturelle, je ne suis pas porté au narcissisme, au « m'as-tu-vu » ni à la recherche de la gloire personnelle. Une seule passion m'habite : l'amour de mon pays et de ses habitants.
Je suis profondément attaché à une vision du Gabon débarrassée du tribalisme et du clanisme. Fier d'appartenir à une grande famille où le sens de l'honneur et de la dignité est instillé dans les veines, et pour lesquels aucune concession n'est possible.
Le combat de ma vie est éclairé par le patriotisme que symbolise le « Non » au référendum gaulliste de 1958, sous la conduite éclairée du PUNGA, avec René-Paul Sousatte.
Pour ceux qui ne le savent pas, ou pour ceux qui ne souhaitent pas que cela se sache, Maître Agondjo Okawe Pierre-Louis et Joseph Rendjambe Issani figurèrent parmi ces patriotes qui eurent le courage et la clairvoyance d'appeler au rejet du « Oui », qui préparait l'assujettissement néocolonial du Gabon, pour défendre le « Non », qui ouvrait la voie à l'indépendance effective et à la souveraineté de notre peuple.
On comprend ainsi pourquoi je me suis associé, dès le départ, à l'aventure courageuse du Parti Gabonais du Progrès (PGP).
Je suis heureux de constater que le gouvernement reconnaît aujourd'hui le rôle historique de notre parti dans ce mouvement de résistance à l'oppression et dans le combat pour l'avènement de la liberté du peuple gabonais.
Je remercie donc les autorités qui assument cette reconnaissance.
Mais parce que je crois profondément à la nécessaire restauration des institutions et à la dignité des Gabonaises et des Gabonais, je souhaite également ardemment la libération de Monsieur Alain-Claude Bilie-By-Nze, de Bob Mengome et des autres détenus poursuivis ou détenus pour des délits d'opinion.
Un pouvoir s'élève et se grandit en respectant les libertés individuelles des citoyens ainsi que l'ensemble de leurs droits.
Je demande également que cessent les tracasseries politiques auxquelles fait face notre compatriote Boulingui, à la suite de ses révélations concernant de possibles détournements de fonds débloqués au profit de la Nyanga par le Président de la République, Chef de l'État et Chef du Gouvernement, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le bon sens commanderait de faire toute la lumière sur ces présumés détournements et de prendre, le cas échéant, les mesures qui s'imposent au regard des résultats de l'enquête diligentée par les services compétents.
J'espère que le bon sens et le patriotisme prévaudront et que cessera toute forme de persécution à l'encontre de notre jeune compatriote.
Ce serait, à l'occasion de cette Fête de la Libération, un beau geste et un signal fort en faveur de la liberté, de la justice et de la dignité.
Chers progressistes,
Le combat pour l'indépendance effective et la souveraineté de notre pays continue.
Le cinquième congrès de notre parti nous a tracé la voie et a clairement défini les tâches qui nous attendent.
Courage, progressistes !
Notre voie est la meilleure.
Nous n'en dévierons pas.
Benoît Joseph Mouity Nzamba
Président du Parti Gabonais du Progrès