03/06/2026
Numérisés et restaurés par la BnF - Bibliothèque nationale de France, les carnets de tatouages d'Alexandre Lacassagne ont été présentés le vendredi 29 mai à la BU Sciences qui les conserve désormais parmi ses fonds anciens.
C’est auprès des Bataillons d’Afrique en Algérie entre 1878 et 1880, dans ces compagnies disciplinaires au « régime spécial » particulièrement dur que le médecin militaire Alexandre Lacassagne (1843-1924) commence à s’intéresser aux tatouages et découvre ce qui sera le sujet de sa vie : le criminel. Il décalque ces tatouages à même la peau des soldats à l’aide d’une toile transparente. Le dessin est ensuite mis en couleur, conformément au modèle, et la reproduction obtenue collée sur un carton et répertoriée avec soin. Elle est accompagnée de renseignements sur le tatoué : nom et prénom, lieu de naissance, profession et niveau d’instruction, date à laquelle il a été tatoué et procédé employé. S’y ajoutent une description du tatouage et sa localisation, et des précisions sur la moralité du tatoué. Son objectif est de cerner la personnalité criminelle.
Ces tatouages sont rassemblés par thématiques : Attribut et emblèmes militaires, emblèmes et métaphores, emblèmes et inscriptions, emblèmes professionnels, bustes de femmes, emblèmes érotiques. L’importance de sa collection est reconnue de son temps et souvent mentionnée dans la littérature scientifique, mais les chercheurs pensent les originaux perdus. L’annonce de leur redécouverte dans les locaux de la faculté de médecine, qu’ils n’avaient en réalité jamais quittés, a suscité un très vif intérêt national et international.
Liens pour consulter les carnets numérisés ➡ https://portaildoc.univ-lyon1.fr/bibliotheques/actualites-des-bu/les-carnets-de-tatouages-dalexandre-lacassagne