27/05/2026
Jacqueline Irles truelle au poing, le secrétaire général de préfecture sert les parpaings.
C' est la deuxième fois que Jacqueline Irles invite des VIP au lancement de son projet de golf sous une tente de réception érigée pour l' occasion et sous bonne garde de la gendarmerie.
Contrairement à la première édition de 2016, ce jeudi 21 mai exit le terrain vague, la salle de réception éphémère surplombe un chantier où des maisons poussent au milieu d' une voirie inachevée.
Le président de PMM Louis Aliot , la député Martinez, le sénateur Jean Sol ont répondu présent afin de soutenir leur nouvelle alliée qui semble avoir définitivement scellé un alliance avec le Rassemblement National.
Ni madame le maire ni le couple d aménageurs GGL et Belin ne semblent rancuniers puisque la préfecture était de la partie, en la personne de Bruno Berthet secrétaire général, c est pourtant son prédécesseur qui a signalé quelques potentielles irrégularités dans ce dossier au procureur de la république, conformément à l article 40 de procédures du pénale. Le parquet a d'ailleurs saisi la section de recherche de Montpellier qui mène une enquête préliminaire.
Nouveau slogan au micro et sur les encarts publicitaires : « pas un projet, une réalité » , une formule pensée pour rassurer les investisseurs potentiels qui ,vu l' ampleur de la campagne publicitaire internet et même sms, tardent à se manifester.
Pourtant, les carcasses de béton poussent en contrebas des festivités et les intervenants l'assurent: "tous les recours sont purgés."
Ce discours est vite balayé par Maître Pons Serradeil, défendant Agissons , Pays Catalan écologie et Jean François Carbonell , qui confirme interjeter appel devant le tribunal administratif de Toulouse afin d' obtenir l' annulation de la prorogation de la DUP et assure que ses clients iront jusqu au conseil d État. Il argue entre autres que la sécheresse qui a frappée notre département est une circonstance nouvelle qui mérite une nouvelle enquête publique.
La question qui brûle les lèvres mais qui reste sans réponse: mais où est donc le parcours de golf?
Si l' on se fie au traité de concession, contrat qui lie l' aménageur à la commune, il doit être livré en priorité , pourtant ce sont les terrains à bâtir qui ont pris la tête du planning.
Ce point ulcère particulièrement le mouvement Agissons et les propriétaires expropriés qui dénoncent une grave atteinte à l' état de droit: comment peut-on supporter de subir une expropriation dans le cadre d' une déclaration d' utilité publique les règles sont bafouées par l'aménageur et la mairie.
L' affront est d' autant plus insupportable quand on voit le sous préfet, garant du contrôle de légalité, présenter le parpaing à un maire, un sénateur, une député, un aménageur qui tour à tour, truelle au poing, y déversent du ciment.
Agissons a d' ailleurs saisi le ministre de l' intérieur quant à ce revirement de phasage avalisé par la préfecture, Laurent Nunez a transmis l' affaire à la direction des affaires juridiques de la place Beauvau, à suivre.
Dès lors, peut-on encore accorder du crédit au discours du maire qui promet une livraison du golf en 2028, celle-là même qui affirmait en novembre 2016, le livrer en 2019?
Face à une opinion publique défavorable au projet, alors que le département subit encore les conséquences de la sécheresse , l' irrigation à l' eau usée traitée tient une place importante dans les prises de paroles.
Pour Agissons, l' autonomie est très exagérée , le vent interdit toute aspersion en raison du risque sanitaire, les 5 plans d'eau prévus seront alimentés en eau brute issue du lac et surtout avec le nouveau plan local d urbanisme intercommunal, adopté il y a trois mois , 550 logements ne verront jamais le jour sur la commune, impactant la couverture des besoins qui passe de 90% à 73%.
Autre propagande assumée, la mixité sociale mise en avant avec 150 logements sociaux, qui ne sont en fait induits que par la stricte application de la loi SRU. Cela n' améliorera pas la situation d’une des communes parmi les plus carencées en HLM du département et que l' Etat a récemment condamné à payer plus de cent milles euros d' amende .
Le golf de la Raho , ce serpent de mer vieux de 30 ans, verra t il donc le jour ou les premières maisons trôneront-elles au milieu d' une vaste friche qui aura été un champs de bataille idéologique, juridique et politique ?
Mouvement
www. agissons. org
[email protected]