29/05/2026
Discours scandaleux du maire d'extrême-droite de Vierzon lors de la journée nationale d'hommage à la Résistance.
On s'avait l'extrême-droite prompte à réécrire l'histoire à sa façon pour tenter de se disculper d'être l'héritière de gens qui, à Vichy, ont trahi la France et collaboré avec l'occupant n**i. Mais l'exercice auquel s'est livré Yannick Le Roux devant la stèle de la Résistance a dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer.
En affirmant que la Résistance était surtout connue à Vierzon par l'activité des passeurs de la ligne de démarcation, il montre sa méconnaissance crasse du sujet, si ce n'est sa volonté d'effacer la majeure partie de ce qu'elle a été dans notre ville et ses alentours.
Il ignore ainsi par exemple le groupe "Vengeance" de Pierre Debournoux dont plusieurs de ses membres ont été exécutés par les n**is à la ferme de "La Bisoudre" à Orçay au cours de l'été 1944, ainsi que la bataille que les 300 résistants locaux ont menée à Saint-Hilaire de Court à la veille de la Libération face aux colonnes allemandes qui se repliaient. Il ne fait aucune allusion aux certaines de jeunes FTPF qui de Brinay ont fondu sur Vierzon pour libérer la ville, tout comme il fait l'impasse sur Léo Mérigot, président du comité local de Libération, sur Georges Rousseau, maire PCF de la ville déporté à Auschwitz et sur tant d'autres qui se sont battus pour la France, y compris pour certains en y laissant leur vie.
Il oublie de rappeler que le 27 mai a été choisi pour commémorer la Résistance, parce que c'est ce jour de 1943 que le Conseil National de la Résistance a été créé sous la présidence de Jean Moulin, pour rassembler à la fois les 8 mouvements de Résistance, les deux syndicats de l'époque (CGT et CFTC) et les représentants des deux partis de gauche (PCF et SFIO) du parti Radical, du parti démocrate-chrétien, et des trois partis de droite restés fidèles à la patrie. Au lieu de rapeler ce fait historique réel et avéré, il s'est livré à une petite entreprise minable de tri des résistants selon leurs engagements politiques d'avant ou d'après guerre, tendant à montrer que l'engagement dans la Résistance était plus individuel que collectif et à dire sa préférence pour les résistants que furent Pasqua, Focard, Mesmer et quelques autres.
Enfin, dans son discours, il oublie surtout de parler et de dénoncer le régime de Vichy qui, sous la direction de Pétain, a trahi la France en se vautrant dans la collaboration avec l'occupant n**i. Il oublie de rappeler les lois anti-juives, les rafles et la déportation qui s'en est suivie avant l'extermination de dizaines de milliers de gens innocents dans les camps de la mort. Il oublie d'évoquer : la sauvagerie de la milice, le STO qui livra des centaines de milliers de jeunes à l'appareil de guerre allemand, la LVF qui parti combattre aux côtés des n**is sur le Front de l'Est, et les milliers de résistants qui furent dénoncés, torturés fusillés, déportés. Ce faisant, M. Leroux fait semblant et pour cause, d'oublier que l'extrème-droite a déjà été essayée en France.
Enfin, l'édile prétend que Laval, Déat, Doriot et Belin étaient respectivement socialistes, communistes et membre de la CGT pour le dernier et que ce sont les députés de la gauche élus en 1936 sous le Front populaire, qui ont voté les pleins-pouvoirs à Pétain. En 1940.
En vérité, tout ce fatras n'est qu'une falsification révisionniste de l'histoire, hélas devenue coutumière par exemple sur les médias de Bolloré. En fait, les traitres Laval, Déat, Doriot et Belin avaient été virés depuis des années et avec pertes et fracas des organisations politiques et syndicales en question et durant l'occupation et les années précédentes, ils avaient rallié l'extrême-droite avec armes et bagages. Certains d'entre eux finirons d'ailleurs sous l'uniforme allemand à Sigmaringen aux côtés de Pétain fuyant l'avance des alliés en Allemagne. Faire croire que ces salauds, étaient de gauche est une ignominie !
Quant au vote des pleins pouvoirs à Pétain, s'il est vrai que les députés qui commirent cet acte ont bien été élus en 1936 lors des élections qui ont porté le Front Populaire au pouvoir, ces votants-là étaient très majoritairement de droite et d'extrême-droite. Plus jeunes, de nombreux députés de gauche étaient en effet à l'été 39 encore sous les drapeaux, prisonniers, en fuite car le PCF avait été interdit, ou déjà dans la clandestinité et même internés dans des prisons comme celle de la maison carrée en Algérie où plusieurs dizaines de députés et dirigeants communistes étaient embastillés. La majorité qui a voté les pleins-pouvoirs à Pétain était bien de droite.
Le discours en question est une honte !