Service des Archives - Ville de Vichy

Service des Archives - Ville de Vichy Cette page a pour objectif de faire connaître les archives et le métier d’archiviste à Vichy.

ACTUALITES : La numérisation des registres des curistes (1836-1848)Dans le cadre de leur programme annuel de préservatio...
09/06/2026

ACTUALITES : La numérisation des registres des curistes (1836-1848)

Dans le cadre de leur programme annuel de préservation du patrimoine, les Archives de Vichy poursuivent la numérisation de leurs fonds afin de faciliter leur consultation tout en préservant les documents originaux.

Cette année, quatre registres recensant les personnes ayant fréquenté les eaux de Vichy entre 1836 et 1848 ont été numérisés. À l’époque, le terme « étrangers » désigne les visiteurs extérieurs à Vichy, qu’ils soient français ou venus d’autres pays.

Ces précieux documents témoignent déjà du rayonnement de la station thermale, bien avant qu’elle ne devienne la célèbre « Reine des villes d’eaux ».

Au fil des pages apparaissent des noms, connus et anonymes, comme par exemple :

- M. Gérard, artiste peintre parisien arrivé le 3 mai 1845,
- le Capitaine de Rochmanoff arrivé de Moscou le 8 mai,
- la Comtesse de Ségur, arrivée le 6 juin suivant, qui loge dans la demeure de la v***e Ramin (Pavillon Sévigné),
- Mr and Mrs Stirling, voyageurs écossais, venus s’installer pour quelques semaines à l’hôtel Guillermen, en bordure du parc des Sources.

Les registres révèlent également des statistiques extrêmement précises. En juin 1836, Vichy accueille notamment 16 Anglais, 1 Savoyard (royaume de Sardaigne), 1 Italien, 1 Russe et 2 Polonais. Le mois suivant, 2 Espagnols, 4 Américains, 1 Polonais, 1 Suédois et 1 Suisse viennent à leur tour découvrir les bienfaits des eaux thermales.

La fréquentation est d’ailleurs en pleine croissance : alors que 470 personnes étaient venues prendre les eaux en 1824, elles sont déjà 1 881 à la fin de la saison 1839 !

FOCUS : le récolement des archivesDébut mars, le service des archives a lancé un vaste travail de recensement des docume...
02/06/2026

FOCUS : le récolement des archives

Début mars, le service des archives a lancé un vaste travail de recensement des documents conservés par la ville de Vichy et Vichy Communauté.

Cette opération, appelée récolement, s’inscrit dans le cadre d’une obligation légale lors des élections municipales. Consistant en un grand état des lieux des archives, il a pour objectif de vérifier ce qui est réellement conservé, d’identifier l’emplacement des documents et d’évaluer leur état matériel. Il s’agit d’un moment clé dans la vie d’une collectivité, car il permet de s’assurer que le patrimoine archivistique est bien conservé et correctement transmis.

Ce récolement donne lieu à un procès-verbal, un document officiel qui décrit les archives présentes, les éventuels problèmes constatés et les recommandations pour améliorer la conservation ou le classement. Ce procès-verbal est signé par le Maire, afin d’assurer une transmission claire et sécurisée des responsabilités.

Grâce à ce travail, nous sommes en mesure de vous présenter notre fonds archivistique en quelques chiffres :

- Les archives sont des documents de tous types et de toutes tailles, dont le plus ancien remonte à 1562 et le plus récent à … 2025.
- On y trouve plus de 32 000 documents iconographiques, incluant des photographies, des diapositives et d’autres supports plus anciens.
- Au total, c’est plus de 18 430 boites d’archives (soit 1.85 km linéaire) qui sont conservées dans six locaux d’archivage d’une superficie totale de 545 m2, auxquelles s’ajoutent plus de 8 800 boites (soit 880 mètres linéaires) dans les services municipaux et intercommunaux.
- Au cours de cette opération, ce sont près de 2280 étagères de documents qui ont été recensées.
- L’archivage numérique n’est pas en reste, avec près de 13 Terra-octets de données conservées sur les serveurs.

A ce jour, une équipe de trois archivistes veille à la préservation et à la transmission de cet important patrimoine historique.

TRANSCRIPTION : Décret impérial déclarant les sources d'intérêt public (1861)Napoléon, par la grâce de Dieu et la volont...
26/05/2026

TRANSCRIPTION : Décret impérial déclarant les sources d'intérêt public (1861)

Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale
Empereur des Français,
A tous présents et à venir, Salut.

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d’Etat au département de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics,

Vu l’avis au public, en date du 31 mars 1858, prescrit par le Préfet de l’Allier, et annonçant que, conformément aux dispositions de la loi du 14 juillet 1856 et du décret impérial du 8 septembre suivant, une enquête est ouverte en vue de faire déclarer d’intérêt public les sources minérales dépendantes de l’établissement thermal de Vichy et appartenant à l’Etat.

Les plans et les rapports des ingénieurs des mines joints à l’avis ci-dessus,
Les certificats délivrés par les maires et les exemplaires des journaux d’arrondissement constatant l’accomplissement des formalités d’affiches et de publications exigées par le règlement,
Les observations consignées sur les registres d’enquête,
La délibération du 6 janvier 1859 de la commission départementale,
L’avis du comité consultatif d’hygiène publique du 6 août 1860,
L’avis du conseil général des mines du 12 octobre même année,
Vu la loi du 14 juillet 1856,
Le décret du 8 septembre suivant :

Notre Conseil d’Etat entendu,
Avons décrété et décrétons ce qui suit :

Article 1er. Sont déclarées d’intérêt public les sources minérales de la Grande-Grille, du puits carré de Lucas, du Parc, de l’Hôpital, des anciens Célestins, des nouveaux Célestins, des Dames, d’Haute-rive, appartenant à l’Etat et situées dans les communes de Vichy, de Cusset et d’Haute-rive, département de l’Allier.

Art(icl)e 2. Le présent décret sera publié et affiché à la diligence du Préfet, dans les communes ci-dessus et dans les chefs-lieu de canton de l’arrondissement.

Art(icl)e 3. Notre Ministre Secrétaire d’Etat au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics chargé de l’exécution du présent décret, qui sera inséré par extrait au bulletin des lois.

Fait au Palais des Tuileries, le vint trois janvier 1861
Signé : Napoléon
Par l’Empereur

Le Ministre Secrétaire d’Etat au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics
Signé : E. Rouhet

Pour ampliation :
Le conseiller d’Etat Secrétaire Général,
Signé : de Boureuil

Pour copie conforme :
Le Préfet de l’Allier

COUP DE CŒUR DE L’ARCHIVISTE : Laurent Moinet, héros et victime.En cet après-midi du 16 mai 1847, Claude Ramin-Prêtre, m...
19/05/2026

COUP DE CŒUR DE L’ARCHIVISTE : Laurent Moinet, héros et victime.

En cet après-midi du 16 mai 1847, Claude Ramin-Prêtre, maire de Vichy, réunit les membres du conseil municipal pour une réunion un peu particulière : après avoir ouvert solennellement la séance, il fait introduire Laurent Moinet et lui remet une médaille d’honneur décernée par le ministre de l’Intérieur. Ce marinier, âgé de 43 ans, s’est en effet distingué quelques mois plus tôt en sauvant de la noyade plusieurs personnes prises par la montée des eaux de l’Allier lors des inondations d’octobre 1846. Les archives de Vichy gardent la trace de cette distinction par un procès-verbal inséré dans un registre de délibérations « afin de conserver à perpétuité le souvenir de cette belle conduite du sieur [Moinet] ».

On imagine aisément la fierté ressentie par cet homme et l’on devine que ses pensées vont vers ce grand-oncle, prénommé Laurent lui-aussi, qui 80 ans auparavant le 4 août 1787, était mort noyé dans les mêmes eaux de l’Allier en essayant de sauver le jeune Jacques Vigier, 16 ans.

N.B. : Laurent Moinet (1804-1871) avait un fils : Laurent (1843-1895) à l’origine de la dynastie des confiseurs. Il était père également d’une fille, Marie (1836-1906), épouse Baratier (grands-parents d’Albert Londres).

CETTE SEMAINE, JOUONS !Merci à tous les participants du jeu de cette semaine !Cette photographie représente la salle du ...
15/05/2026

CETTE SEMAINE, JOUONS !

Merci à tous les participants du jeu de cette semaine !

Cette photographie représente la salle du restaurant Chanteclerc, dans les années 1930. Il était situé à l’emplacement de l’actuel Office de Tourisme.

Source : N63

CETTE SEMAINE, JOUONS !Aujourd'hui, le service des archives vous propose de vous détendre au travers d'un puzzle réalisé...
12/05/2026

CETTE SEMAINE, JOUONS !

Aujourd'hui, le service des archives vous propose de vous détendre au travers d'un puzzle réalisé à l'aide de documents d'archives.

Vous trouverez le puzzle en suivant ce lien : https://www.jigsawplanet.com/?rc=play&pid=004630606bc1

Réponse en fin de semaine !

Source : Fonds CFV

CARNET D’HISTOIRE LOCALE : Quand Vichy cherchait son nouveau cimetière…Le 31 janvier 1865, Norbert Leroy, maire de Vichy...
05/05/2026

CARNET D’HISTOIRE LOCALE : Quand Vichy cherchait son nouveau cimetière…

Le 31 janvier 1865, Norbert Leroy, maire de Vichy, reçoit une lettre de la sous-préfecture au ton particulièrement sévère. On lui demande de prendre ses responsabilités de premier édile face à une situation qui s’éternise : le déplacement du cimetière de la ville. Voilà plus de deux ans que le dossier s’enlise, et l’autorité préfectorale exige désormais une solution rapide et définitive. Pire encore, le maire apprend dans ce courrier que les inhumations seront interdites dans le cimetière actuel à partir du 1er janvier suivant… L’urgence est donc réelle !

Depuis le Moyen Âge, les Vichyssois sont enterrés dans le cimetière paroissial du quartier du Moutier, situé à l’emplacement des actuels thermes Callou. Mais au milieu du XIXème siècle, la ville s’est considérablement développée et le cimetière présente une gêne pour la population et les curistes qui s’émeuvent de sa présence au beau milieu du quartier des bains. Malgré plusieurs agrandissements, il est désormais impossible de l’étendre davantage en raison de la pression foncière liée à l’urbanisation.

Dès 1858, le conseil municipal commence à chercher un nouvel emplacement… sans grande conviction. Quelques mois plus t**d, on reconnaît néanmoins l’urgence et la nécessité d’un tel déplacement et on nomme une commission chargée d’étudier cette question. Le 9 septembre 1859, un terrain de 17 985 m² — cinq fois plus grand que celui du Moutier — est choisi sur le chemin de la Croix des Renards. Pourtant, rien n’avance. Il faut attendre le 25 mars 1863 pour que le conseil municipal, pressé par l’autorité supérieure, se souvienne que la loi imposant que les cimetières soient situés en dehors de l’enceinte des commune date ... de 1843.

Une enquête publique débute en avril 1863, mais elle piétine. Les élus s’ils reconnaissent l’urgence de la situation, ne valident pas la procédure, sans que les archives n’en expliquent clairement les raisons : coût des terrains ? choix de l’emplacement ? opposition des habitants face à l’éloignement et à l’augmentation du coût des convois funéraires ?
En avril 1864, la situation devient presque paradoxale : on continue d’accorder des concessions perpétuelles au cimetière du Moutier. Puis, en mai, le conseil décide tout simplement d’ajourner la question…

En ce début d’année 1865, les relations entre la municipalité et le préfet sont donc tendues. Malgré un nouveau revirement concernant l’emplacement choisi, le préfet maintient sa décision : les inhumations au Moutier seront interdites à partir du 1er janvier 1866.
Entre-temps, un nouveau maire, Joseph Bousquet, a pris la tête du conseil municipal. Il relance la recherche d’un terrain et nomme une nouvelle commission.
Le 26 novembre 1865, celle-ci propose quatre emplacements, en plus de celui de la Croix des Renards :
- Le champ des Bartins, au nord de la ville
- Entre les deux routes de Cusset, près du lieu-dit des Baraques
- Au sud-est, vers le quartier de la Salle
- Ou en s’éloignant de ce quartier, en direction de la Côte Saint-Amand

La commission privilégie nettement les deux derniers sites, qui réunissent « les conditions convenables que nous cherchons pour notre cimetière ». Elle rappelle également que « dans une ville comme Vichy, dont le territoire est si restreint et voué à tant de servitudes relatives à son état de station thermale, il est difficile, même impossible, de trouver un emplacement qui réunisse au même degré les conditions d’orientation, d’exposition, de commodité, de disposition du sol, nécessaires à l’installation d’un cimetière ».

Malgré ces recommandations, le conseil municipal tranche en faveur des terrains des Bartins.

À partir de là, tout s’accélère. Le 5 décembre 1865, Bousquet est heureux d’écrire à l’Empereur que les promesses de vente des terrains ont déjà été signées ! Un mois plus t**d, le Préfet ne peut toutefois s’empêcher de faire remarquer au Maire et à son conseil que « de mesquines considérations d’intérêt privé » ont jusque-là freiné le projet, mais que désormais « l’intérêt général doit prévaloir ».
Les travaux de première urgence — notamment la clôture — débutent en mars 1866, confiés à l’entrepreneur vichyssois Pierre Dionnet. Les aménagements complémentaires (ensablement des allées, creusement d’un puits, acquisition d’une croix en fonte …) sont réalisés fin 1866 et début 1867.

Le 8 juillet 1866, Marianne Dionnet, v***e Patissier, âgée de 91 ans, devient la première personne inhumée au cimetière des Bartins.

Conformément à la loi, l’ancien cimetière du Moutier est fermé et laissé en l’état pendant plusieurs années. Abandonnées et en ruine, les dernières sépultures sont enlevées ou transférées aux Bartins en 1877. Le site est finalement démoli, et les terrains vendus en 1880.

Pour en savoir plus :
Visite virtuelle 360° du cimetière de Vichy
https://printempsdescimetieres.org/visites-360/cimetiere-de-vichy/

ARCHIVES A LA LOUPE : les archives insolitesHabituellement, quand on parle d’archives nous imaginons souvent des piles d...
28/04/2026

ARCHIVES A LA LOUPE : les archives insolites

Habituellement, quand on parle d’archives nous imaginons souvent des piles de papiers, des boites remplies de documents, mais aussi des documents numériques, stockés sur des serveurs ou des supports plus anciens. A cela, nous pouvons ajouter les archives audio-visuelles, les plans et les photographies.

Mais les archives, c’est bien plus que ça. Outre les documents déjà cités, on peut y retrouver des objets plus insolites : des maquettes imposantes de projets divers, des objets offerts aux élus, des stickers promotionnels, ou même … des habits.

Aujourd’hui, le service des archives vous propose de découvrir une partie de ces objets au travers de cette publication.

Sources : fonds privés, versements des services communaux et intercommunaux.

ARCHIVES A LA LOUPE – Le Centre Commercial des 4 CheminsEn 24 ans seulement, le centre commercial des 4 Chemins est deve...
21/04/2026

ARCHIVES A LA LOUPE – Le Centre Commercial des 4 Chemins

En 24 ans seulement, le centre commercial des 4 Chemins est devenu l’un des bâtiments emblématiques et intournables de la ville.
Le service des archives vous propose aujourd’hui de découvrir les documents de la construction de cet imposant complexe, dont certains sont consultables pour la première fois (les archives relevant du secret industriel et commercial sont soumises à un délai de communicabilité de 25 ans).

Originellement occupé par l’Hôtel Cornil depuis 1827, l’emplacement sera transformé en 1847 en Hôpital Thermal des Armées, qui accueillait principalement les soldats tombés malades dans les colonies. Bien que l’activité se soit réduite au fil des années, il est resté en activité jusqu’en 1990.

Dès 1991, une concertation est lancée afin de décider de l’avenir de ce bâtiment. En 1998, la société Multi-Vest France est sélectionnée pour créer à son emplacement un centre commercial d’environ 6000 m2. Baptisé à l’origine Place Thermale, il sera finalement nommé Centre Commercial des 4 Chemins. En 1999, la concertation est élargie et intègre notamment la Chambre de Commerce et d’Industrie, ainsi que l’association des commerçants du quartier, afin de concilier les intérêts de chacun. L’ancien hôpital est détruit la même année.

Les travaux débutent au cours du troisième trimestre 2000 et le bâtiment sera finalement inauguré le 27 avril 2002. Parmi les premiers commerces installés, on peut notamment citer Darty, Sport 2000, Yves Rocher, Pimkie et la Banque Populaire. Le casino n’ouvrira qu’en mai 2004, et le cinéma en septembre de la même année.

De l’ancien hôpital, il ne reste aujourd’hui que l’horloge, réinstallée sur la façade du complexe actuel en juin 2002.

TRANSCRIPTION - Délibération du 10 thermidor an 13 sur la remise en état du chemin de Vichy au Vernet près les Garets (e...
14/04/2026

TRANSCRIPTION - Délibération du 10 thermidor an 13 sur la remise en état du chemin de Vichy au Vernet près les Garets (extraits)

Aujourd’huy dix Thermidor an treize de la République Française
Heure de dix du matin les membres du conseil municipal réunis en
Séance publique [...]
Sur la convocation faite par M. le Maire en vertu de
L’arrêté de M. le Préfet du département de l’Allier [...] portant autorisation
De convoquer le conseil municipal à l’effet de déterminer
L’alignement que doit suivre le sieur Jean-Baptiste Bulot
Propriétaire des domaines des Garaist [...] ; et pour cet effet a
Nommé MM. Gravier, Lebeuf, Pérot et Guillermin, avec
Invitation de se transporter sur le champ dans la partie du chemin
Dont il s’agit, et d’en venir faire leur rapport ; ce qu’ils ont fait
De suite séance tenante.

Les commissaires susnommés de retour de leur mission, ont
Rapporté qu’après avoir vu et parcouru la partie de chemin dont
Il s’agit, ils l’ont trouvée partout dans un état de délabrement
Et de rupture complet ; que les ravins profonds qui y sont
Pratiqués depuis longtemps par les eaux pluviales, et qui ont mis à
Découvert un terrain gras et mouvant, proviennent tant des
Sinnosités que comporte ce chemin, que de celles que les eaux y
Ont creusées ; qu’il est dangereux d’y faire passer des voitures
Chargées, à cause de la pente rapide qu’il présente et des tertres
Que les eaux y ont laissés ; que pendant la saison de l’hiver
Il doit être impraticable ; qu’il est en conséquence de
L’intérêt public que cette partie de chemin soit redressée comme
Le propose le Sieur Bulot tant pour lui faciliter l’arrivée
De ses récoltes dans ses domaines, que pour le passage des
Voitures et des personnes qui vont de Vichy au Vernet et à
Abrest ; qu’en outre il deviendra plus court et que le
Public aura l’avantage de passer dans tous les tems de l’année,
Sur un sol plus ferme et tout à fait applatti ; qu’il procurera
De plus aux personnes qui viennent boire les eaux à Vichy,
L’agrément et la facilité de parvenir plus promptement sur la
Montagne de S(ain)t-Amant, qui est pour eux un lieu de récréation

Par la vue agréable des pays très éloignés que le sommet de cette
Montagne fait découvrir ; que cette partie de chemin, une fois
Alignée existera longtems dans un état de solidité par le moyen
Des fossés que le Sieur Bulot est dans l’intention de faire des deux
Côtés. Que part toutes ces raisons et attendu encore que
L’alignement dont il s’agit doit se faire sur le terrain propre
De Sieur Bulot, sans toucher à ceux des autres propriétaires
Qui l’avoisinent, les commissaires après avoir reconnu la
Nécessité de redresser et d’aligner la partie du chemin sus-
Mentionné, ont déterminé que ledit alignement commencerait
A l’endroit où étois ci devant une croix, en laissant à la droite
En montant le premier noyer qui subsiste actuellement au coin
Où était placée ladite croix séparant le chemin desdits Garaist
A Longevigne et de là au port d’Abrest, et que ledit chemin
Aboutira au premier arbre ormeau qui se trouve sur le bord
Du chemin de Vichy et des Garaist aux Combes et au Vernet
En passant par les vignes et en laissant ormeau à droite
En montant [...].

Le conseil municipal vu le rapport des commissaires
Susnommés, et après avoir délibéré, arrête que l’alignement
De la partie du chemin dont il s’agit, aura lieur de la manière
Fixée par lesdits commissaires ; à la charge par le Sieur Bulot
De faire cet alignement à ses frais ; de donner à ce chemin
Vicinal la largeur de six mètres conformément à la loi ; d’y
Pratiquer des deux côtés un fossé pour l’écoulement des eaux ;
De rendre l’entrée et la sortie de cet alignement douce, ferme et
Commode pour les voitures, et de le tenir, avant l’hiver prochain,
Dans un état de perfection. Et ont les membres signé avec le Maire,
Les commissaires et le secrétaire.

Source : 1D/5 - registre des délibérations municipales, folio 64 à 66.

Adresse

Rue Marie-Jeanne Bouteille (pavillon Entrée école Sévigné-Lafaye, RDC)
Vichy
03200

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Lundi 08:30 - 12:00
13:30 - 16:30
Jeudi 08:30 - 12:00
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Vendredi 08:30 - 12:00
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