16/05/2025
"Lyme m'a vraiment mise à plat", témoigne Elodie, une malade de l'Oise
C'est une maladie qui touche chaque année entre 30 000 et 50 000 personnes en France. La borréliose de Lyme est transmise par les piqûres de tiques. En pleine opération nationale de prévention "Tique et vous", une malade de l'Oise, diagnostiquée en 2016, témoigne.
Elodie Journa, 42 ans, habitante de Carlepont, dans l'Oise, n'a jamais identifié le moment précis ou elle a déclaré la maladie de Lyme. Elle ne se souvient pas quand a eu lieu la piqûre de tique qui a tout déclenché. La première grosse alerte a eu lieu il y a onze ans, "en 2014, j'ai fait une paralysie faciale. J'ai fait une IRM, des examens, ils n'ont rien vu et au bout d'une semaine, on m'a dit, c'est viral. Vous avez pris un coup de froid", explique-t-elle.
À partir de là, les douleurs et la fatigue ressenties par Elodie Journa augmentent "jusqu'au jour où je n'ai pas pu me lever pour emmener mes enfants à l'école. Là, j'ai dit stop, on ne peut pas continuer comme ça, il y a autre chose. Il faut qu'on m'aide." Elle consulte alors un spécialiste, en région parisienne, et le diagnostic tombe. C'est Lyme et les nombreux symptômes qui vont avec.
De grosses douleurs
"J'ai eu des périodes très compliquée, des hospitalisations parce que j'avais tellement de douleurs que j'aurais pété un plomb tellement j'avais mal. Ce sont des douleurs dans les jambes, dans les bras, dans le dos, un peu partout, jusqu'aux orteils. Les médecins demandent souvent de quantifier la douleur en donnant un chiffre de 1 à 10. À des moments, le 10 était dépassé."
Impossible de continuer à travailler
La maladie bouleverse la vie d'Elodie Journa, elle est forcée de quitter son travail de comptable en 2016. "Cela a été très très dur de quitter mon boulot que j'adorai. Et aujourd'hui, je me dis que je suis incapable de reprendre un travail", poursuit-elle. Car la fatigue chronique et les douleurs demeurent, même si sa borréliose de Lyme est "endormie. Cet état s'est installé durablement car la pathologie affaiblit considérablement le système immunitaire", explique la quadragénaire qui souffre d'autres maladies depuis.
Malgré tout, Elodie Journa "reste combattive" et espère toujours trouver la solution pour aller mieux. Et pas question non plus de vivre cloîtrée. "Je pars du principe qu'il faut vivre ! Et il faut profiter aussi de ce que la nature nous donne. Donc, je continue d'aller en forêt, mais avec des chaussettes par-dessus le pantalon, des manches longues, du produit aux huiles essentielles sur les chevilles et les poignets. Une balade en forêt, c'est tellement agréable que ce serait dommage de louper ça."
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