27/08/2025
[🗣️ ]
Difficile de ne pas réagir à ce qu’il se passe au plus haut sommet de l’Etat à moins d’une heure du passage du Premier ministre, François Bayrou, au 20H de TF1.
Le 8 septembre, ce n’est pas le sort de François Bayrou qui importe, mais l’avenir de la France, de nos entreprises et de notre quotidien. Qu’importe que l’on affectionne ou desteste le Premier ministre ou le Président de la République. La question posée le 8 septembre aux députés ne sera pas celle-ci.
Un chiffre, un seul. Qui personnellement me fait froid dans le dos :
12 Millions € de dettes chaque heure : qui peut dire qu’il n’y a pas urgence ?
Qui paiera ?
Si nous ne décidons pas nous-mêmes, d’autres le feront : marchés, fonds d’investissement, FMI.
Les oppositions extrémistes de part et d’autre de l’échiquier politique n’ont en commun que le goût du chaos et du « bo**el » : leur seule proposition, c’est l’instabilité.
Encore une fois : qui paiera le prix du blocage ? Pas les oppositions, mais les Français. Nous toutes et tous.
Dire « non » c’est le plus facile. Le courage, c’est de regarder la réalité - elle est implacable - et dialoguer. Dialoguer pour trouver des compromis. Pour que l’effort demandé soit juste.
👉Chaque année, la France crée 50 Md€ de richesses, dont 10 Md€ partent aussitôt en intérêts de dette : 20 % volatilisés.
👉En 2026, la charge de la dette représentera 75 Md€, plus que l’Éducation nationale ou la Défense.
👉Chaque point de taux en plus = des milliards en moins pour les Français. Déjà 9,5 % du budget de l’État englouti par les intérêts.
On peut faire le choix, irresponsable, de faire tomber le gouvernement Bayrou. Il suffit d’appuyer sur un bouton.
Ce bouton n’effacera ni la dette, ni le déficit, ni l’urgence.
Cela ne changera pas la réalité de la situation.
Cela ne fera pas émerger par magie un autre chemin pour le pays.
Alors faire tomber le gouvernement pourquoi faire ? En nommer un autre qui fera face à la même réalité ? Dissoudre de nouveau l’Assemblée nationale ? On ne peut pas dire que cela fut un succès en 2024 … ni qu’une majorité se dégagerait. Engager un référendum ?
Évidemment faire tomber le gouvernement cela veut dire pas budget. Cela veut dire une situation de blocage, aussi, pour les collectivités et notamment nos communes qui dépendent chaque année de la loi de finances.
Comment payer les salaires des fonctionnaires municipaux ? Comment payer le fonctionnement des services publics ? Bref.
On peut, certes, enchaîner les refus d’obstacles.
C’est devenu le sport national depuis 40 ans. Mais combien de temps encore ? Plus rude sera la chute.
On fait souvent le procès aux politiques de tout faire pour le pouvoir et occuper des postes. Je trouve que la posture du Premier ministre est courageuse. Il a le mérite de dire la vérite et de proposer. Quitte à ne plus être là le 8 septembre. Car ce n’est vraiment pas le plus important. D’autant que son discours sur la dette est constant depuis 2007. J’en sais quelque chose.
À suivre. J’ose encore espérer que les oppositions soient soudainement dotées d’un esprit de responsabilité.