09/06/2026
𝐓𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝟑 𝐦𝐢𝐧𝐮𝐭𝐞𝐬, 𝟏 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬𝐭𝐞, 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐨𝐥 𝐨𝐮 𝐝’𝐚𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐱𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞.
Entendu hier matin sur France Inter, l’interview de Édouard Durand, magistrat et ancien président de la CIIVISE, rappelle une réalité difficile à entendre : 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐱𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞́𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞.
Un sujet encore tabou.
Un sujet qu’on évite.
Un sujet qu’on peine à regarder en face.
Et pourtant : 1 enfant est victime toutes les 3 minutes. Dans 92 % des cas, lorsqu’un enfant révèle des violences, il ne reçoit pas de réponse véritablement protectrice.
Le constat est clair :
Le problème n’est pas que les enfants ne parlent pas.
Le problème, c’est qu’on ne les écoute pas suffisamment.
Ce que cette interview met en lumière :
𝐔𝐧 𝐝𝐞́𝐧𝐢 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝, encore très présent dans notre société et nos institutions
𝐔𝐧 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐚𝐮 𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐱 de la parole des enfants
𝐃𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 qui peinent à se coordonner (justice, santé, social, éducation…)
𝐃𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐩 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́𝐞𝐬 : “je te crois, mais rien ne se passe” ou, pire, “tais-toi”.
Comme si c’était trop grave pour être vrai.
Comme si on ne voulait pas savoir.
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐜̧𝐚, 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐧𝐢.
Un enfant qui parle a besoin d’une seule chose : être cru et protégé.
Pas plus t**d. Pas après. 𝐌𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭.
L’affaire Lyhanna agit comme un électrochoc, mais elle pose surtout une question essentielle : veut-on protéger les enfants avant… ou après ?
Protéger les enfants, ce n’est pas seulement réagir après un drame.
C’est accepter de lever le tabou.
C’est écouter vraiment.
C’est agir plus tôt.
C’est former, coordonner… et surtout protéger.
Donner une place réelle à la parole des enfants, c’est déjà une forme de protection.
Et c’est une responsabilité collective.
À écouter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-lundi-08-juin-2026-1152405