Géographie
Tarare est une ville située à 40 km de Lyon, 42 km de Roanne, 32 km de Villefranche-sur-Saône et Limonest, 120 km de Clermont-Ferrand et 35 km de Feurs, sur les rivières de la Turdine et du Taret. Il n'y vit alors que des tisserands, cordonniers ou tanneurs, mais aussi quelques petits marchands ou aubergistes. Une petite ville industrielle, « cité de la mousseline » et « capitale du ri
deau
TER - Viaduc de Tarare (69)
Durant la seconde moitié du xviiie siècle, la ville prend son envol grâce à la fabrication de la mousseline, puis un siècle plus t**d lance en parallèle la fabrication de peluches et velours. Tarare se tourne ensuite vers l'industrie teinturière. La ville compte plus de 15 000 habitants en 1866 et se munit d'une voie de chemins de fer (Lyon-Roanne), d'un viaduc, d'une église (église Saint-André), d'écoles et de nombreuses nouvelles usines. Au milieu du xixe siècle, une énorme bâtisse (toujours visible aujourd'hui à l'entrée Est de la ville) abrite le travail de jeunes ouvrières d'origine rurale, dans un "couvent-usine" où l'encadrement est assuré par des religieuses qui aident à convaincre les familles de laisser partir leurs jeunes filles vers le travail industriel1. Le dix-neuvième siècle est l'époque des fibres naturelles dans l'industrie textile (lins, cotons). Dans les années 1930, se développe la production d'articles à base de rayonne et tous les composés en viscose qui en découlent. À partir des années 1950, un véritable renouveau s'opère avec le voile Tergal, fabriqué à partir de polyester. Tarare devient la capitale mondiale du rideau, assurant près de 80 % de la production nationale.
À côté du rideau, l'industrie textile est déclinée dans le tissu éponge, la confection, la teinturerie, ... pratiquée par une dizaine d'entreprises familiales et un réseau d'ateliers ou petites usines de sous-traitance. L'industrie textile occupe une main d'œuvre nombreuse, en bonne part féminine, résidant non seulement à Tarare mais dans les communes agricoles environnantes. Pour de nombreuses familles, le travail posté en usine (on dit, localement: "faire équipe") constitue une deuxième source de revenu, pour l'homme ou la femme, en complément de l'exploitation agricole. Depuis 1950, tous les cinq ans, les Tarariens fêtent l'industrie textile pendant trois jours, baptisée "Fêtes des Mousselines", même si ce textile, ou la tarlatane qui la remplace pour pavoiser la ville, ne sont plus fabriquées sur place. La patrie du Taraflex[modifier]
Dès 1947, une famille d'industriels tarariens, spécialisée dans la teinturerie textile, diversifie ses investissements en créant une entreprise de plasturgie. Cette entreprise, dont la gestion est laissée dès l'origine à des ingénieurs spécialement recrutés pour ce nouveau métier2, développe une gamme de produits de revêtement de sol en matière plastique, révolutionnaire pour l'époque. L'entreprise a longtemps conservé, en héritage de ses origines le nom de "Blanchiment et Apprêts de la Turdine" (BAT), tandis que son produit était baptisé "Taraflex", en référence à la ville. Dans les années 1980, "la BAT" est rachetée par le groupe Gerflor, dont le siège est à Villeurbanne. Taraflex reste la marque du groupe spécifique aux sols sportifs de haute performance. Ainsi équipe-t-elle les plus prestigieuses compétitions en tennis, badminton, volley ball, basket ball, hand ball, etc. : Jeux Olympiques, championnats du monde, tournois ATP et WTA3, etc.. L'usine Gerflor de Tarare est aujourd'hui encore la plus grosse entreprise de la ville, avec 700 salariés4. Les difficultés d'une reconversion[modifier]
À partir des années 1960, l'industrie textile rencontre des difficultés croissantes. Le voile Tergal, certes de très bonne qualité, subit la concurrence d'articles moins chers venus de l'étranger. La décolonisation entraîne la fermeture des marchés coloniaux. Pour faire face, les entreprises tarariennes du rideau unissent leurs efforts commerciaux sous une marque commune, "Plein Jour", qui recueille une notoriété mondiale. Pourtant, avec les années 1970, l'industrie textile entre dans une période difficile. Tarare voit disparaître l'usine de peluches Martin. Les unes après les autres, entreprises du rideau tergal ferment leurs portes ou se concentrent. En 2009, la société Linder S.A. - dont le siège est situé à Violay, dans la Loire, à 10 km de Tarare - relève seul le flambeau du rideau tararien5. La ville engage une difficile diversification économique, principalement basée sur le négoce textile, l'agroalimentaire et la mécanique. Les difficultés majeures se marquent, dans le cadre du mouvement général de désindustrialisation, par l'inadaptation et à l'insuffisance de formation d'une population ouvrière longtemps peu payée6, et au manque d'infrastructures routières. Cependant, depuis 2000, Tarare regagne des habitants et se résidentialise. L'arrivée de l'autoroute Bordeaux-Lyon (A89), laisse entrevoir des perspectives d'amélioration. Horaires d’ouverture de la mairie de Tarare:
Du lundi au vendredi de 8h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h00
Le samedi de 8h00 à 12h00 (fermée en août)
Coordonnées
57, rue de la République
BP 40149
69173 TARARE
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Fax : 04 74 05 09 08
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