14/12/2025
Interpellation de Madame Richardot du groupe Socialiste concernant les engagements non tenus lors du conseil municipal du 8 Décembre 2025.
Bonjour à toutes et à tous,
À la suite du Conseil municipal du 8 décembre et des propos tenus publiquement, nous, anciens salariés du Centre Social et Culturel de l’Elsau, tenons à rétablir des faits essentiels.
Il a été affirmé que les engagements pris par la Ville lors de la réunion publique du 8 mars avaient été respectés, en particulier celui de rencontrer TOUS les salariés. Or, ce n’est pas ce que nous avons vécu.
Certains d’entre nous n’ont jamais été reçus, et d’autres ont vu leurs démarches rester sans réponse.
Comment avez-vous pu balayer autant d’années de travail des salariés, sans aucune considération pour nous ?
Badr, coordinateur (27 ans d’ancienneté), et Martin, responsable du secteur jeunesse (13 ans), n’ont jamais été contactés.
Chloé (19 ans), responsable enfance, a obtenu un entretien resté sans suite malgré trois candidatures.
Sylvia, référente insertion (15 ans), devait être rappelée après une rencontre avec les élus, sans jamais l’être.
Julie (2 ans), animatrice enfant, n’a obtenu aucun retour malgré 4 candidatures.
Julien (12 ans) animateur ados, a multiplié les démarches et n’a toujours aucune nouvelle, malgré une promesse de réponse orale de la direction suite à un mail envoyé.
Margaux, référente famille, a refusé la rencontre proposée, choquée par les méthodes employées et le manque d’empathie.
Dans ces conditions, parler de « refus des salariés » relève d’un renversement de responsabilité : on ne peut qualifier de refus ce qui n’a jamais fait l’objet de propositions claires et formalisées.
Dans le même temps, la réorganisation du CSC a été menée sans les salariés : seule la secrétaire a été réembauchée par la Ville, le LAEP a créé sa propre association, l’Espace Bouleau et le secteur jeunesse ont été remplacés par le DACIP, le secteur enfance confié à la Ligue de l’enseignement et l’école de musique reprise par l’association Ballade.
Cette redistribution rendait de fait tout retour impossible.
Malgré cette mise à l’écart, nous continuons à agir pour le quartier, bénévolement, afin de pallier l’absence de continuité de service. Il est donc inacceptable de nous présenter comme désengagés ou responsables de la situation.
Nous demandons aujourd’hui une chose simple : que la vérité soit dite publiquement, que les responsabilités soient assumées et que les habitants puissent se faire une opinion sur des faits réels.
Notre engagement auprès du quartier, lui, n’a jamais cessé.
Badr - Chloé - Julie- Julien - Margaux - Martin- Sylvia