29/05/2020
Aux agent.e.s du Conseil départemental 67.
Qui a lu le PRA * ? Pas assez de cadres, visiblement !
* PRA : Plan de Reprise d’Activité
Les représentants syndicaux sont étonnés par le nombre d’agents qui leur signalent des instructions de leur hiérarchie en décalage plus ou moins important avec le PRA. C’est à se demander qui, en particulier parmi les encadrants, a pris la peine de consulter le PRA et ses différentes annexes.
Un exemple qui pourra éclairer nos collègues.
• La question :
« Je suis mère d’un enfant (en bas âge) qui ne pourra reprendre l’école qu’en septembre. Mon mari travaille à temps complet en présentiel. Du coup je suis seule avec un enfant. Mon responsable souhaite que je vienne faire des permanences téléphonique en présentiel. Qu’en est-il ? »
• Notre analyse (dans le cadre du PRA tel que fixé ce jour) :
L’agente ne peut pas se rendre sur place car doit garder son enfant du fait que l’école maternelle n’a pas rouvert, et que son conjoint doit assurer son travail en présentiel. Elle ne peut donc pas assurer d’activité en présentiel, comme lui demande son responsable. Concernant la situation de cet agente (télétravail ou ASA), soit elle peut télétravailler en gardant son enfant et elle est en télétravail, soit elle ne le peut pas
-notamment si le présentiel est indispensable à l’activité- et doit alors le signaler à sa hiérarchie : elle est alors en position d’ASA et ne rentrera pas dans le cycle des permanences, ce qui ne nous semble pas être dans l’intérêt du service public.
Nous nous étonnons que la hiérarchie de cette agente demande des permanences téléphoniques sur place alors qu’elles peuvent très bien avoir lieu à domicile. En effet, le Président a réaffirmé que le télétravail devait être la règle et le présentiel l’exception, jusqu’au 2 juin au moins (dans
son discours du 14 mai il encourage vivement la poursuite du télétravail généralisé au-delà de cette date). Certes, certains collègues attendent encore de disposer du matériel informatique nécessaire, mais si l’on excepte ces difficultés d’approvisionnement, il faut saluer les équipes de la
DSI qui ont fait tout leur possible permettre la poursuite d’un maximum d’activités en télétravail.
Il s’agit vraisemblablement, dans le cas d’espèce que nous soulevons ci-dessus, d’une méconnaissance du PRA de la part de la hiérarchie concernée, et nous espérons que le rappel des quelques lignes ci-dessus permettra de résoudre le malentendu, et en évitera d’autres. Le cas échéant, si le
malentendu persiste, ou si une situation analogue se présente ailleurs, notre syndicat peut -avec l’accord de l’agent.e concerné.e- demander à la DRH d’intervenir pour clarifier la question.