18/08/2026
COMMUNIQUÉ
Strasbourg, le 18 août 2026
Scandale à Strasbourg : des drones de trafic de stupéfiants empêchent les hélicoptères de secours d’atterrir de nuit à l’hôpital de Hautepierre
Depuis plusieurs semaines, les hélicoptères du SAMU et de la Sécurité civile ne peuvent plus se poser de nuit sur l’hélistation de l’hôpital de Hautepierre. La raison ? Des drones clandestins qui alimentent, en toute impunité, les trafics de stupéfiants et de téléphones portables à la maison d’arrêt de l’Elsau, située à proximité.
Ces engins non déclarés, sans système d’identification ni éclairage, circulent dans le ciel strasbourgeois pendant la « nuit aéronautique » (actuellement de 21 h 20 à 5 h 50). Le risque de collision avec un hélicoptère médicalisé transportant un patient, un médecin et un infirmier est jugé trop élevé. Les HéliSmur des SAMU 68 et 54 ont été les premiers à suspendre leurs atterrissages nocturnes en juillet. Les Dragon 67 et 25 de la Sécurité civile ont suivi.
Conséquence directe et grave : les patients polytraumatisés ou victimes d’AVC destinés à Hautepierre doivent désormais être déposés au Nouvel Hôpital civil, puis transférés par la route. Un allongement du délai de prise en charge qui peut coûter des vies.
Cette situation ubuesque et scandaleuse révèle l’incapacité des autorités à faire respecter l’espace aérien autour d’un établissement pénitentiaire et, par ricochet, autour d’un hôpital de référence. Pendant que des réseaux organisés livrent en toute tranquillité de la drogue et des téléphones aux détenus, les secours d’urgence sont contraints de contourner le site pour éviter un accident aérien.
La préfecture du Bas-Rhin confirme la suspension des vols de nuit depuis environ trois semaines et indique que le dossier « fait l’objet d’une attention particulière ».
Mais ces mesures restent largement insuffisantes face à un phénomène qui n’a cessé de s’amplifier ces dernières années. Les livraisons par drone en prison sont devenues un fléau national. À Strasbourg, elles menacent désormais directement la chaîne des secours.
Nous exigeons :
• le rétablissement immédiat et sécurisé des atterrissages nocturnes à Hautepierre ;
• des moyens technologiques et humains à la hauteur pour neutraliser ces drones illégaux ;
• des sanctions exemplaires contre les organisateurs de ces trafics ;
• une réponse ferme et durable de l’État face à l’emprise des réseaux criminels sur l’espace aérien autour des prisons.
Il est intolérable que la sécurité des patients les plus graves soit sacrifiée sur l’autel de l’impuissance publique face au trafic de drogue en détention.
Virginie Joron
Députée européenne Les Patriotes pour l’Europe