25/05/2018
☆☆ Strasbourg, VIGP & ambulanciers: un système en péril ☆☆
Plusieurs signalements nous rapportent que le 07 mai 2018, a été affichée une note de service dans les bureaux d’une entreprise de transport sanitaire, INTERDISANT formellement à ses salariés de faire usage de leurs prérogatives spécifiques au cadre des missions de délégation de service public, confiée par le SAMU 67. (Voir photo)
Par la présente, le CATSUF, par voie de communiqué de presse à tous les médias, dénonce les agissements “douteux” de cette entreprise Strasbourgeoise. L’affaire dramatique de Naomi n’aura donc pas suffit à élever les consciences. Ce chef d’entreprise (dont nous réservons l’identité aux médias) a décidé de ne plus assurer son devoir.
Nous sommes consternés et effarés et pensons que cette entreprise (de part les propos de sa direction) devrait songer à ne plus exercer ces missions d’urgence préhospitalières et se réorienter vers des missions plus à sa portée comme le transport programmé (et uniquement). La direction n'hésitant pas non plus à ramener la vie d’une victime à “180 euros de consignation”…
Depuis, l’inégalité du secours à victimes n’a jamais été aussi flagrante qu'aujourd'hui, par une direction “accablé” de travail administratif et qui “lui fait perdre trop de temps”. Le CATSUF hésite à vous plaindre... Mais en refusant de soutenir ses salariés sous le prétexte de la nouvelle Loi d'obligation de dénonciation aux contraventions, les requérants n’ont plus qu'à composer le 18 ou c’est leur vie qu’ils risquent, faute d’être secourus dans les temps !
Peut-être, Monsieur, n’avez-vous pas lu l’Article R432-1 du Code de la route ?
Nous ne doutons pas un seul instant que le SAMU de Strasbourg serait ravi d’éviter un éventuel scandale de plus, s’il advenait qu’une victime soit prise en charge “trop tard” alors que les moyens de secours de votre société ont été engagés par ce dernier.
Pour la défense des intérêts de la profession, pour un exercice du métier conforme à notre code de déontologie et pour le respect de l'éthique, le CATSUF veillera à ce que cette note soit immédiatement retirée. Les ambulanciers n’ont pas vocation à porter secours sous la menace de la perte de leur permis.
Une copie sera également envoyée au médecin chef du SAMU-SMUR de Strasbourg.
On se désolera de savoir que cette même direction utilise le recours à la géolocalisation pour collecter les données relatives aux dépassements de vitesse, ce qui est strictement interdit !...
Pour information à destination de cet employeur : Selon l’article 6.2 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée, ces données ne peuvent être collectées que « pour des finalités déterminées, explicites et légitimes ». Tout détournement de finalité peut être sanctionné par une peine de cinq ans d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende. Mais est-on à cela près dans cette société ?
Pour le CATSUF, le bureau des affaires juridiques.