Salles, l'Avenir Ensemble

Salles, l'Avenir Ensemble Groupe de réflexions politique pour Salles 33770

08/06/2026

🔎 DÉPÔTS SAUVAGES : ENFIN QUELQUES AVANCÉES, MAIS LE COMPTE N’Y EST PAS ENCORE !

⏩️ Un fléau qui dégrade notre cadre de vie

À Salles (comme presque partout ailleurs), les dépôts sauvages sont malheureusement devenus une réalité trop fréquente. Régulièrement, des habitants partagent sur les réseaux sociaux des photographies témoignant de déchets abandonnés dans nos forêts, le long des chemins ou aux abords des espaces naturels.
😡 Ces comportements sont inacceptables. Ils portent atteinte à notre environnement, dégradent notre cadre de vie et génèrent des coûts importants pour la collectivité, donc pour les contribuables. ⛔️ Derrière chaque dépôt sauvage, il y a un acte d’incivilité commis par des personnes qui refusent de respecter les règles les plus élémentaires du vivre-ensemble.

⏩️ Deux nouveaux décrets pour renforcer la lutte

La semaine dernière, le Gouvernement a publié deux décrets * destinés à améliorer la gestion des déchets et à renforcer la lutte contre les abandons illégaux. Ces textes s'inscrivent dans la continuité de la loi Industrie verte de 2023 et de plusieurs évolutions juridiques récentes concernant notamment la sortie du statut de déchet (SSD) et les sous-produits industriels.
👉 Parmi les principales mesures, les entreprises productrices de déchets ne pourront plus se dédouaner de leur responsabilité lorsque leurs déchets sont ensuite mélangés à d’autres. Les obligations de traçabilité sont également renforcées grâce à l’outil national Trackdéchets, qui doit permettre un meilleur suivi des flux de déchets.
👉 Le texte prévoit aussi un encadrement plus strict de certaines installations de traitement afin de limiter les filières illégales et les activités frauduleuses.

⏩️ Des sanctions renforcées, mais encore insuffisantes

👉 Le décret augmente certaines sanctions, notamment en cas de non-respect des règles de collecte ou d’abandon de déchets dans des espaces naturels protégés, ce qui est le cas de notre commune au cœur du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne (passage à une contravention de 4ème classe).
🤏 C’est une avancée positive. Toutefois, de nombreuses collectivités et associations spécialisées estiment que ces mesures restent insuffisantes face à l’ampleur du phénomène. Plusieurs propositions réclamées par les élus locaux n’ont pas été retenues dans les textes publiés.
En clair, l’État reconnaît le problème, mais les moyens juridiques mis à disposition des communes restent encore limités.

⏩️ À Salles, la vigilance doit rester collective

La lutte contre les dépôts sauvages ne repose pas uniquement sur les sanctions. Elle passe aussi par la prévention, l’éducation, la responsabilité individuelle et la mobilisation citoyenne.

👏 Les Sallois qui signalent ces comportements peu scrupuleux contribuent utilement à faire prendre conscience de l’ampleur du problème. Préserver notre environnement et la qualité de vie qui font l’identité de notre commune est l’affaire de tous.
Ces nouveaux décrets constituent un premier pas dans la bonne direction. Mais pour mettre fin durablement aux dépôts sauvages, il faudra aller plus loin et donner davantage de moyens d’action aux collectivités locales.
⚠️ À l’heure où la préservation de notre environnement est une priorité, la tolérance envers les dépôts sauvages doit être de zéro.

🤔 Que fait très concrètement la commune de Salles à ce sujet ? Mystère et boule de gomme !

Tristan Pauc

* Références : décret n° 2026-433 du 2 juin 2026 relatif à la police des déchets et à la lutte contre l'abandon de déchets, à la traçabilité et au tri performant ; décret n° 2026-435 du 2 juin 2026 portant diverses dispositions relatives à la sortie du statut de déchet, aux sous-produits et au tri des biodéchets, JO du 4 juin 2026, textes n°15 et 17.

04/06/2026
28/05/2026

📉 LA COURBE DE LAFFER : QUAND TROP D’IMPÔT FINIT PAR TUER L’IMPÔT

Cette fois, éloignons-nous aujourd'hui, momentanément, un peu de notre chère ville de Salles pour aborder un sujet d’ordre plus général, mais qui concerne directement tous les citoyens contribuables : celui du trop d’impôt, qui commence sérieusement et à raison à agacer nos concitoyens.

🫣 Depuis de nombreuses années, face à chaque difficulté financière, le réflexe des responsables politiques semble toujours le même : créer une nouvelle taxe, augmenter un impôt existant ou faire davantage contribuer les administrés. Pour mémoire, c’est ce qu’a fait l’actuel Maire de Salles en 2024 en faisant voter une augmentation des taux de la fiscalité locale de + 5% qui n'était pas indispensable.

👉 L’exemple récent de la commune de Biarritz est particulièrement révélateur. J’anticipe déjà les réactions de certains : mais Salles n’est pas Biarritz, comparer notre petit village citadin à une commune balnéaire réputée n’a aucun sens. C’est vrai mais l’enjeu n’est pas de les comparer mais de bien comprendre les enjeux de hausses fiscales non maîtrisées. Et il mérite que l’on s’y intéresse car cette logique pourrait très bien s’appliquer demain à n’importe quelle collectivité locale… y compris à Salles, s’il prenait à l’un de ses édiles l’envie de mettre en œuvre ce type de politique.

👨‍💼 À l’instar de tous ceux qui ont suivi des études universitaires en économie, la théorie célèbre appelée la courbe de Laffer ne m’est pas inconnue. Une théorie simple, de bon sens, mais dont nos décideurs publics semblent parfois avoir oublié les enseignements.

⏩️ L’exemple de Biarritz : la démonstration concrète que “trop d’impôt tue l’impôt”

L’exemple de Biarritz est probablement l’une des illustrations les plus concrètes et les plus frappantes de la fameuse courbe de Laffer.
📈 Afin d’augmenter ses recettes fiscales et de lutter contre la pénurie de logements, la municipalité a décidé d’appliquer le taux maximal autorisé de 60 % de surtaxe sur la taxe d’habitation des résidences secondaires.
✍️ L’objectif semblait simple :
• faire payer davantage les propriétaires de résidences secondaires ;
• dégager de nouvelles recettes fiscales ;
• et pousser certains propriétaires à remettre leurs logements sur le marché à l’année.
Sur le papier, la mesure pouvait paraître séduisante.
Mais dans la réalité, les effets ont été exactement inverses à ceux recherchés.

⏩️ Un million d’euros de pertes pour la commune

Selon plusieurs articles de presse, la ville de Biarritz estime aujourd’hui avoir perdu environ 1 million d’euros de recettes fiscales à cause des effets pervers de cette surtaxe.
❓ Pourquoi ? Parce qu’un grand nombre de propriétaires ont trouvé une parade parfaitement légale : ils ont tout simplement déclaré leur résidence secondaire comme résidence principale afin d’échapper à la surtaxe.
❌ Résultat :
• environ 750 000 € de pertes sur la taxe d’habitation et la surtaxe elle-même ;
• auxquels s’ajouteraient environ 250 000 € de pénalités et mécanismes liés à la loi SRU.

⏩️ L’effet pervers de l’inversion “résidence principale / résidence secondaire”

🔎 C’est ici que l’exemple devient particulièrement intéressant sur le plan économique.
En déclarant artificiellement davantage de logements en résidences principales :
• le nombre officiel de résidences secondaires baisse ;
• mais le nombre de résidences principales augmente mécaniquement.
Or la loi SRU impose aux communes un quota minimal de logements sociaux calculé notamment à partir du nombre de résidences principales.
↪️ Conséquence :
• les obligations de construction de logements sociaux augmentent ;
• les pénalités financières peuvent grimper ;
• et la commune se retrouve finalement pénalisée par sa propre politique fiscale.
Autrement dit : la surtaxe censée rapporter davantage d’argent finit par produire l’effet inverse.

⏩️ La parfaite illustration de la courbe de Laffer

C’est exactement ce qu’enseigne la courbe de Laffer :
Quand l’impôt devient excessif, les comportements changent :
• optimisation fiscale ;
• contournements administratifs ;
• baisse de l’attractivité ;
• découragement de l’investissement.
Et à partir d’un certain seuil, les recettes diminuent au lieu d’augmenter.
👉 L’exemple de Biarritz montre donc que l’on ne peut pas augmenter indéfiniment les taxes en pensant que les contribuables continueront à payer sans réagir.

⏩️ Une leçon pour toutes les collectivités

🤔 Ce cas devrait faire réfléchir bien au-delà de la côte basque.
Car la tentation du “toujours plus d’impôt” existe aujourd’hui dans de nombreuses collectivités locales confrontées à des difficultés budgétaires.
Or le contribuable n’est pas une ressource inépuisable.
🔛 Avant d’augmenter les taxes, il serait peut-être plus judicieux de :
• maîtriser les dépenses publiques ;
• revoir certaines priorités ;
• rationaliser les coûts ;
• et améliorer l’efficacité de la gestion locale.
Car à force de vouloir trop taxer, on finit parfois par détruire la base fiscale elle-même.
👍 Le courage politique ne consiste pas uniquement à augmenter les recettes. Il consiste aussi à savoir maîtriser les dépenses et gérer l’argent public avec rigueur, efficacité et responsabilité.

Tristan Pauc

23/05/2026

🏰 CHÂTEAU DE SALLES : QUAND LE PATRIMOINE LOCAL SE HEURTE À LA RÉALITÉ BUDGÉTAIRE NATIONALE

⏩️ Restaurer un château aujourd’hui : rêve patrimonial ou illusion financière ?

Il y a encore quelques années, sauver un château en péril relevait d’une ambition noble, presque évidente. Préserver les pierres, transmettre l’histoire, faire revivre un lieu chargé de mémoire : la cause semblait incontestable. Pourtant, la réalité économique actuelle impose une question devenue incontournable : la France a-t-elle encore les moyens de sauver tout son patrimoine ?
📍 Le cas du Château de Salles illustre avec force ce dilemme. Car au moment même où certains projets locaux espèrent mobiliser des financements plus ou moins importants, deux monuments emblématiques du patrimoine national tirent eux-mêmes la sonnette d’alarme.

⏩️ La Bibliothèque François-Mitterrand menace de s’effondrer sous le poids du temps

🏢 À Paris, la Bibliothèque nationale de France – site François-Mitterrand – fait face à une situation préoccupante. La vétusté des installations nécessiterait près de 500 millions d’euros de travaux pour éviter une dégradation majeure, voire une fermeture partielle à terme. Nous parlons ici d’un équipement culturel national majeur, fréquenté annuellement par 1,2 million de visiteurs, chercheurs et étudiants.
🤔 Quand un symbole culturel d’une telle importance peine déjà à trouver les financements nécessaires à sa sauvegarde, comment imaginer que des projets plus modestes puissent émerger sans difficultés considérables ?

⏩️ Chambord lui-même en danger : le patrimoine monumental sous tension

🔎 Autre signal inquiétant : le Château de Chambord, l’un des monuments les plus prestigieux de France, nécessite-lui aussi des investissements massifs pour assurer sa préservation (besoin de 37 millions d’euros !). Si même un joyau mondialement connu, bénéficiant d’une notoriété exceptionnelle, doit lutter pour financer son entretien, cela révèle l’ampleur de la crise patrimoniale française.
La réalité est brutale : le patrimoine coûte immensément cher, et les besoins dépassent désormais largement les capacités publiques.

⏩️ Un budget de la Culture sous pression permanente

👉 Le budget du ministère de la Culture avoisine les 8️⃣ milliards d’euros. Une somme qui peut sembler dérisoire, et elle l’est assurément, d’autant que la moitié est déjà absorbée par le grand opérateur public qui a fait la une des médias durant ces derniers mois à l’occasion de la commission d’enquête parlementaire, à savoir France Télévisions.
👉 Dans ce contexte, les marges de manœuvre se réduisent drastiquement. Entre audiovisuel public et cinéma, institutions nationales, entretien des monuments historiques, soutien à la création et financement des collectivités, l’État apparaît de plus en plus incapable de répondre à toutes les attentes.
👉 L’époque des grands sauvetages patrimoniaux financés exclusivement par l’argent public semble progressivement appartenir au passé. Et ce n’est pas l’initiative très louable par ailleurs de la Fondation du Patrimoine de Stéphane Bern (une délibération relative à la signature d'une convention pour le lancement d'une souscription a été votée lors du dernier conseil municipal de lundi soir) qui suffira à pallier ces insuffisances.

⏩️ Sauver le Château de Salles : une mission admirable (utopique ?) … mais périlleuse

👉 Dès lors, vouloir sauver le Château de Salles apparaît à la fois admirable et terriblement complexe. Non pas parce que ce patrimoine serait sans valeur mais parce qu’il se retrouve en concurrence avec des urgences nationales colossales.
La question n’est plus seulement culturelle ou émotionnelle. Elle devient économique, politique et même philosophique : quels patrimoines la France peut-elle encore réellement préserver ?

💶 Dans un pays confronté à des arbitrages budgétaires de plus en plus sévères, sauver un château local nécessite désormais bien davantage qu’une volonté patrimoniale. Il faut des investisseurs, des mécènes, des modèles économiques viables et une mobilisation exceptionnelle.

⏩️ Un État exsangue et idéologue qui ne sait pas choisir ses priorités

Dans les 2 cas de figure nationaux précités qui ont fait dernièrement l’objet d’articles dans la presse spécialisée, les mécènes manquent cruellement à l’appel. Faute politique majeure : l’État refuse pour sauver le château de Chambord l’aide proposée par le Puy du Fou dont la réussite dérange honteusement nos élus "bien-pensants".
🚫 Bref, le Château de Salles risque malheureusement d’incarner une réalité de plus en plus fréquente : celle d’un patrimoine que l’on admire encore… mais que l’on n’a plus les moyens de sauver. Et ce ne sont pas les finances locales contraintes qui pourraient laisser présager une issue heureuse.

⏳ Laisser entretenir le doute permet de gagner du temps…

Tristan Pauc

19/05/2026

🟥 POUVOIR SANS LIMITE, CONSEIL MUSELÉ : LA TRANSPARENCE LOCALE EN DANGER

⏩️ Un conseil municipal aux enjeux limités… mais l’essentiel était ailleurs

📆 Ce lundi soir se tenait un conseil municipal avec un ordre du jour assez limité qui comprenait 4 délibérations. Je souhaitais revenir sur le début de la séance au moment duquel le procès-verbal du conseil précédent est soumis au vote. Une élue vigilante de l’opposition a eu raison de mettre les pieds dans le plat en revenant sur une délibération spécifique votée lors du conseil du 27 avril, à savoir celle qui entérinait une nouvelle répartition des pouvoirs au profit du maire.

⏩️ Une délégation de pouvoirs élargie en toute responsabilité

⚠️ De manière surprenante (de prime abord), la municipalité a en effet choisi de revoter la délégation de compétences accordée au maire, en abrogeant la délibération adoptée 3 semaines auparavant.
❓️ Pourquoi revenir si vite sur une décision récente ? Cela n’a pas manqué, bien évidemment, d’interpeller votre serviteur. Et la réponse est limpide : pour élargir considérablement les pouvoirs du maire.

😡 Désormais, celui-ci pourra prendre seul toute décision concernant la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés publics, sans aucun plafond financier. En clair : plus besoin de débat ni de vote du conseil municipal sur les grands investissements.

😤 Plus grave encore, tout plafond a également été supprimé concernant la contractualisation des emprunts.
⛔️Circulez, il n’y a plus rien à voir !!!
Et le pire, c’est que l’équipe majoritaire assume sans coup férir cette décision délibérée, Mme la 1ère adjointe affirmant à la question de l’opposante qui s’interrogeait sur une éventuelle erreur : « non, c’est bien l’objectif » ‼️ Fermez le ban ❗️

⏩️ Le conseil municipal réduit au silence

🤐 Avec de telles décisions, l’assemblée communale est sur le point de devenir une simple chambre d’enregistrement.
Le débat démocratique, la confrontation des idées, le contrôle des choix budgétaires : tout cela s’efface progressivement au profit d’un fonctionnement vertical et opaque.

La démocratie locale mérite mieux qu’un conseil privé de sa capacité d’agir.

⏩️ Une opposition qui cherche ses marques et fait l’impasse sur l’essentiel

🤔 Comment les élus du groupe de l’opposition ont-ils pu laisser passer une telle concentration des pouvoirs ?
Ils auraient dû dénoncer fermement cette dérive autoritaire et ce recul manifeste de la transparence publique. Mais ils s’entêtent dans leurs renoncements. 👎👎 Déjà, ils n’avaient pas relevé le fait que la commission des finances était pour la première fois la seule commission municipale à ne compter qu’un élu d’opposition (toutes les autres en ont deux). Le piège s’est refermé doucement et sûrement sur eux.
😫 Cruelle leçon de politique qui tranche avec l’ingénuité.

⏩️ Une majorité sans contradicteur, un avenir incertain

😄 L’équipe municipale majoritaire peut aujourd’hui afficher le sourire : elle ne semble plus avoir face à elle de véritable contradicteur.
Quand le pouvoir se concentre, que le débat disparaît et que les équilibres financiers se fragilisent, ce n’est jamais bon signe pour une commune.

La transparence, le contrôle démocratique et la vigilance des élus ne sont pas des options. Ils sont les piliers de la confiance publique.

Et aujourd’hui, cette confiance vacille. Quelle sombre perspective !

Tristan Pauc

14/05/2026

🔇 DES COUPS D’ÉCLAT… MAIS PEU DE FOND

⏩️ Six années de combat dans l’opposition⏪️

🔙 Pendant six ans dans l’opposition, j’ai passé une bonne partie de mon temps à ferrailler contre le maire Bruno Bureau. J’ai tenté, souvent avec énergie et passion, de ramener dans le débat quelques sujets de fond. Budget, finances, investissements, choix politiques… Des thèmes certes moins sexy qu’une polémique Facebook, mais qui avaient au moins le mérite d’intéresser l’avenir de la commune.
🤔 Cela m’a valu quelques échanges sportifs, parfois même franchement volcaniques. Et puisqu’il faut rafraîchir les mémoires, j’ai aussi eu droit en début de mandat à mon petit lot d’attaques diffamatoires liées à mes anciennes fonctions d’adjoint aux finances entre 2014 et 2020. Une sorte de baptême républicain version locale.
Là où plusieurs de mes anciens collègues ont préféré abandonner face à la dureté, à la méchanceté ou à la duplicité d’une bonne partie de l’équipe majoritaire, j’ai choisi de rester et de ne pas baisser les bras. Beaucoup ont loué ma pugnacité.

⏩️ Petites manœuvres de campagne avant opposition ⏪️

🕵️‍♀️ Aujourd’hui, ne siégeant plus dans l’opposition, j’observe désormais les débats en tant que spectateur avec un recul confortable. Et je dois reconnaître que le spectacle vaut parfois largement le prix d’un billet.
Le plus savoureux reste de voir certains élus actuels de l’opposition ou compagnons qui œuvrent en coulisses — ceux qui me trouvaient jadis trop incisif, trop mordant, voire carrément encombrant — se transformer eux-mêmes en véritables pitbulls affamés 😬.

🔙 Petit rappel qui laisse songeur : pendant la campagne, il m’avait même été demandé expressément avec peu de délicatesse de stopper mes interventions publiques. Bâillonné ni plus ni moins 🤐. Il fallait donner une image “lisse”, “apaisée”, “a-politique”, surtout éviter toute référence à l’ère Dervillé (ce dernier appréciera…). Une sorte de détox politique municipale où il fallait faire oublier jusqu’à l’existence des anciens élus. J’étais le seul sortant et le seul "sachant" et cela gênait alors il fallait « m’invisibiliser ». Voilà pour la réalité peu idyllique.

⏩️ Le grand cirque municipal 🎪

Mais une fois élus minoritaires, les voilà soudain pris d’une passion dévorante pour la confrontation. Comme quoi, l’opposition donne parfois des vocations tardives.

🎆 Depuis, c’est feu d’artifice permanent :
• attaques personnelles ;
• batailles homériques autour d’une subvention de quelques milliers d’euros (même si sur le fond je rejoins l’analyse à savoir que pour moi l’intérêt des Sallois devra toujours être prioritaire) ;
• guerres picrocholines des indemnités et concours de publication de fiches de paie ("et que tu gagnes tant", "et que je vais publier ma fiche de paie pour te montrer que tu as tort… !!!") ;
• échanges virils et pitoyables par réseaux sociaux interposés (accusations de racisme, "tu es fonctionnaire, tu ne sais pas gérer une entreprise, moi je sais"...🔒 commentaires supprimés depuis).

On attend presque la pesée officielle avant de monter sur le ring du prochain conseil municipal.
🏹 Dans les deux camps, chacun dégaine plus vite que son ombre. Les uns dénoncent tout, les autres répondent avec une surenchère digne d’un concours de mauvais esprit. Bref, beaucoup d’agitation, beaucoup de postures… et au final une stérilité assez remarquable.
🤪 Mais je dois reconnaître que comme spectateur, c’est parfois très divertissant et burlesque.

⏩️ Et puis arrive le budget… silence dans la salle 🤫

💶 Le plus fascinant reste néanmoins le moment du budget, normalement un temps fort où une opposition peut véritablement une fois l’an faire entendre sa différence et proposer une autre vision.
Car là, soudainement, les grandes envolées disparaissent. Les chevaliers du clash deviennent étonnamment silencieux. Ceux qui étaient prêts à lâcher les chevaux pour une publication Facebook prennent discrètement la poudre d’escampette dès qu’il faut parler finances publiques.

🔎 Pourtant, les sujets ne manquaient pas, de manière non exhaustive :
• le lourd déficit d’investissement ;
• le besoin de financement qu’il génère ;
• l’impact sur les futurs excédents ;
• la localisation plus que discutable du terrain de football synthétique ;
• les choix d’investissement ;
• ou encore la hausse très significative des dépenses de personnel.

Bref, du concret. Du lourd. Des sujets compliqués, techniques, moins compatibles avec les petites vidéos, les photos témoignage ou autres selfies « nous y étions » et les indignations instantanées.
⛔️ Et là… plus grand monde.

⏩️ Le triomphe du buzz municipal ⏪️

👎 Ce début de mandat donne malheureusement l’impression que l’essentiel passe désormais après le buzz, la petite phrase et la polémique du jour.
On débat davantage d’un commentaire Facebook que d’une stratégie financière à long terme. On compte les likes plus que les arguments. On préfère l’indignation rapide à la réflexion utile.
C’est dommage, parce que la démocratie locale mérite sans doute mieux qu’une succession de bisbilles parfois proches d’une cour de récréation pour adultes.

🧮 Compter les points dans cette grande partie d’échecs municipale peut être distrayant un moment. Mais pendant que certains jouent aux stratèges de réseaux sociaux, la commune, elle, continue d’avancer… ou pas.

Tristan Pauc

Chers lecteurs,🔚 La parenthèse « Salles l’Avenir Ensemble » est désormais refermée. Dans le prolongement des dernières é...
23/04/2026

Chers lecteurs,

🔚 La parenthèse « Salles l’Avenir Ensemble » est désormais refermée. Dans le prolongement des dernières élections municipales et de la courte défaite de la liste APS sur laquelle j'occupais une place ne me permettant pas de me retrouver sur les bancs de l'opposition, je ne siège plus au sein du conseil municipal.

🫶 Pour autant, mon engagement pour notre ville reste intact. Par passion de la chose publique et par attachement sincère à Salles, j’ai décidé de poursuivre cette aventure au travers d'une nouvelle page : Salles À Cœur ❤️.

👉 Je vous invite à me rejoindre dès maintenant en vous abonnant via le lien ci-dessous afin de continuer à échanger, partager et faire vivre ensemble notre ville.
https://www.facebook.com/share/18PaXQtACz/

Bien sincèrement et fidèlement.

🔜 À très vite !

Tristan Pauc
Ancien élu municipal de Salles 2014-2026

🗣 DÉMOCRATIE LOCALE : UN SIGNAL D'ALERTE À PRENDRE AU SÉRIEUX🔝 J'ai participé, en tant qu'élu minoritaire de Salles, à u...
29/01/2026

🗣 DÉMOCRATIE LOCALE : UN SIGNAL D'ALERTE À PRENDRE AU SÉRIEUX

🔝 J'ai participé, en tant qu'élu minoritaire de Salles, à une enquête nationale menée auprès de 900 élus locaux d'opposition en vue d'établir un baromètre national de la démocratie locale.

🔛 Les résultats, rendus publics aujourd'hui (voir le communiqué de presse), sont préoccupants :

➡️ Trop souvent, les élus d'opposition n'ont pas réellement voix au chapitre ;
➡️ Leur rôle institutionnel n'est pas reconu ni respecté ;
➡️ Ce fonctionnement fragilise le débat démocratique au niveau local.

🤝 La démocratie locale ne peut être solide que si toutes les sensibilités élues par les citoyens sont respectées et associées à la prise de décisions.

🙏 Le respect du débat, de la diversité des points de vue et des électeurs que nous représentons est une exigence démocratique fondamentale.

ℹ️ Pour ceux qui le souhaiteraient, je tiens à disposition le document complet.

Bien sincèrement.

Tristan Pauc, conseiller municipal

Adresse

Place DU Champ DE FOIRE
Salles
33770

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