05/09/2026
La recherche d’Antonin Mongin et de Clément Bottier est visible dans l’exposition « Ce qui nous relie » par le prisme du biomimétisme.
Dans une démarche d’innovation qui permet de proposer des alternatives éthiques aux peaux animales, Antonin et Clément travaillent la fibre végétale brute et teinte afin de la tisser artisanalement, donnant un résultat fidèlement proche des peaux animales.
Vous pouvez observer à Arcade une fourrure végétale de Baku en lin, créature fantastique originaire du Japon. Une fourrure végétale de cochon d’Inde et de félin accompagne le Baku ; elles sont composées respectivement de fibre d’ortie et de chanvre.
En parallèle de cette recherche, les monochromes capillaires trouvent leur place dans cette salle dédiée à la collaboration entre les métiers et le vivant. Issus de dons, les cheveux bruts sont associés à une chaîne en chanvre teinte ton sur ton. L’association de ces deux matières réorchestre la relation qui liait ces deux fibres. En effet, le chanvre et le cheveu coupé se sont rencontrés pour la première fois au XVIe siècle, comme en témoigne le poème « Ode à un Sieur Amy » de Théophile de Viau, où est mentionné un bracelet composé de chanvre et de cheveux. Il n’existe plus de traces tangibles de ce type d’objets aujourd’hui.
Les poids aux extrémités des monochromes sont également composés des chutes des cheveux utilisés au sein des tissages.
Crédit texte : Marine Allain
Crédit photo : Marine Allain