16/03/2025
Ils ont lutté de toutes leurs forces les habitants de Saint-André-de-Sangonis pour sauver leur presbytère et l’îlot de petites maisons XVIIe et XVIIIe attenant, mais en France la voix des défenseurs du patrimoine n’est que très rarement entendue.
En coulisse, certains représentants de l’État et des institutions qui font autorité, diront que c’est vraiment dommage, que faire disparaître les témoins du patrimoine local sera une perte pour l’identité et l’attractivité du territoire, mais quand il s’agira de faire entendre raison à un élu démolisseur, il ne feront strictement rien.
Cet immobilisme des services de l’État devient absolument insupportable.
Alors il ne reste que la solution de déposer des recours, encore et toujours des recours, qui au mieux permettent de décaler de quelques mois la démolition, mais qui se soldent généralement par une désillusion de plus, et beaucoup d’argent et d’énergie dépensés, car la justice a plutôt tendance à être du côté des pelleteuses.
À nous, défenseurs du patrimoine, on dira que nous sommes des passéistes, accrochés à quatre bouts de pierre, comme des moules à leur rocher.
Dans le cas de Saint-André-de-Sangonis, les méchants opposants au projet de démolition ont été taxés de fachos, opposés à la construction de logements sociaux, alors qu’ils souhaitaient simplement préserver l’âme de leur commune.
Cette chanson, nous la connaissons par coeur. Pourtant, il était facile de réhabiliter le presbytère pour en faire des logements sociaux, et personne n’était opposé à ça.
Mais non, partout en France, on veut du cube en béton, bien lisse et dénué de tout caractère. Le pire dans cette affaire, c’est que le projet s’inscrit dans le dispositif ’’Petites Villes de Demain’’. Un dispositif financé par l’État à hauteur de 3 milliards d’euros sur 6 ans, qui, en théorie, a pour principal but de valoriser et de réhabiliter l’existant.
À Saint-André, il y avait pourtant bien deux projets de réhabilitation, mais le maire a fait le choix du seul qui entraînait la démolition du presbytère et de l’îlot. Et bien évidemment, aucun représentant de l’État ne s’est opposé à ce choix.
Si cet exemple était le seul, nous pourrions nous aussi dire ’’c’est dommage’’, mais hélas, nous constatons une accélération de ces démolitions infondées au prétexte qu’il faut des logement sociaux.
Un jour peut-être, les ’’hautes sphères’’ de l’État se rendront compte que les dispositifs mis en place à grands coups d’argent public servent à détruire des centaines de témoins du patrimoine de nos belles provinces de France, mais il sera trop t**d, bien trop t**d...
Ce sont plus de dix actions en justice que nous menons en ce moment contre des projets similaires. C’est la raison pour laquelle, nous serions heureux de vous compter parmi nos membres, afin de nous aider à mener à bien ces actions. D’avance merci à ceux qui nous rejoindrons.
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