26/05/2021
En moins d’un an, l’opposition sabordée.
Ceux qui ont suivi la retransmission en direct du conseil municipal hier soir ont pu le trouver assez routinier, avec un enchaînement de délibérations plutôt consensuelles dans l’ensemble, faisant avancer la vie municipale sur les plans culturel, financier ou encore intercommunal. Routinier jusqu’à ses dernières minutes, au cours desquelles l’opposition s’est livrée une nouvelle fois, lors des questions diverses, à un lamentable spectacle.
Rappelons le principe des questions diverses : elles permettent à l’opposition d’aborder des sujets qui n’ont pas fait l’objet de délibérations, afin d’évoquer des problématiques qui concernent les habitants et, surtout : d’obtenir des réponses étayées et argumentées.
Pour que ce moment de débat soit le plus constructif et efficace possible, pour éviter qu’il ne tourne en rond ou s’éternise, à la fin d’une séance qui a déjà duré plus d’une heure et demie, le moment des questions diverses est encadré par quelques règles simples figurant dans le règlement du conseil municipal :
- ces questions doivent être envoyées par l’opposition (ou par la majorité, d’ailleurs) avant le vendredi précédant le conseil ;
- le nombre de questions diverses n’est pas limité mais le temps consacré à l’ensemble de ces questions ne peut dépasser 30 minutes ;
- chaque question doit laisser le temps à une réponse, avec éventuellement une relance et une deuxième réponse.
Il est exaspérant de constater que l’équipe du Renouveau saint-rémois ne respecte JAMAIS ces règles de bonne tenue. Lors de chaque conseil, avant même les questions diverses ou même en préambule des séances, elle aborde systématiquement des sujets qui ne figurent pas à l’ordre du jour. L’objectif poursuivi est évidemment de créer des polémiques et non d’obtenir des réponses, sans quoi ces questions auraient été posées en amont pour que les éléments puissent être réunis.
Hier soir, les conseillers d’opposition Romain Thomas et Mattia Siffredi ont fait une démonstration accablante de leur manque de sérieux et de leur mépris pour les règles élémentaires du débat public.
La première question portait sur un reportage télévisé, dans lequel des gendarmes de l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l'Environnement et à la Santé Publique évoquaient des supposés déchets enfouis sur une parcelle privée de Saint-Rémy. Des affirmations qui depuis n’ont fait l’objet d’aucun courrier ou rapport officiel envoyé à la mairie (par ailleurs déjà au fait de ces agissements). En revanche, notre police municipale, ces 8 derniers mois, s’est rendue 10 fois sur les lieux et a rédigé 7 rapports ; le dernier d’entre eux ne relevait aucune infraction. Ainsi, d’un côté, l’opposition relève de vagues propos entendus dans un reportage à la télé ; de l’autre, nous argumentons avec des rapports précis d’agents municipaux assermentés qui ont inspecté le terrain à de nombreuses reprises.
La dernière question portait sur l’avancement de la charte de l’arbre portée par la majorité, après une prétendue "destruction" des racines des platanes du parking de la Libération.
Non contents de se baser sur des on-dit et sur aucun document qui soit officiel, concret, factuel ou étayé, ces conseillers municipaux ont ensuite systématiquement coupé la parole au maire, n’écoutant jamais les réponses, rebondissant plutôt sur chaque mot pour changer de sujet et polémiquer à l’infini. Il fut impossible pour le maire d’aborder le fond des questions et d’apporter dans ces conditions les réponses attendues par les Saint-Rémois, ce qui l’a conduit à interrompre la séance.
Être dans l’opposition ne signifie pas saboter le débat public. En agissant de la sorte, MM. Thomas et Siffredi ne font preuve ni d’intelligence ni de pertinence, mais disqualifient une nouvelle fois leur propre parole (et plus grave encore, la fonction d’élu en général).
Il ne fait aucun doute que ces égarements, qui sont la marque de fabrique du Renouveau saint-rémois et que nous dénonçons depuis 18 mois, ont contribué à créer une fracture au sein-même du groupe d’opposition.
Ce n’est en effet plus un secret que la rupture est consommée entre Romain Thomas et Gisèle Perrot-Ravez. Cette dernière a occupé des fonctions d’adjointe au maire pendant plusieurs années qui l’ont confrontée à la réalité du terrain et au fonctionnement des institutions. Elle sait que le "y a qu’à, faut qu’on" permanent ne fait pas un programme. Elle a très certainement fini par se lasser des errances de ses colistiers, des mensonges à répétition, de l’opacité, de la séduction creuse, ou des polémiques permanentes, comme celle qui a choqué les familles des résidents et le personnel de l’Ehpad Marie-Gasquet, en mars dernier, après les écrits de Romain Thomas qui ont valu une mise au point ferme du directeur de l’hôpital d’Arles.
Comme nous tous, Gisèle Perrot-Ravez a vraisemblablement constaté l’impasse dans laquelle s’enfonçait chaque jour le Renouveau saint-rémois.
Il aura ainsi fallu moins d’un an pour que cette opposition se soit sabordée.
Vous pouvez revoir le conseil municipal sur la page Youtube de la ville (lien ci-dessous).