Visite : cloître, salle capitulaire, réfectoire, cellier, dortoir, enclos monastique et vestiges de l'église. Histoire du Prieuré des Bronzeaux
1172 : Fondation par les seigneurs de Magnac. La maison des Bronzeaux est fondée par Guillaume Chauvet, sa femme Marquise, et ses frères Pierre, Geoffroy, Étienne, seigneurs de Magnac. L’église est consacrée à la Vierge Marie et à Saint Marc l’Évangélis
te.
1177 : Protection confirmée par Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre. Audebert comte de la Marche ayant vendu son comté à Henri II, les moines des Bronzeaux demandent à ce dernier sa protection. Henri II confirmera la protection accordée par son prédécesseur par des lettres de sauvegarde.
1181 : Les reliques de sainte Ursule
Quatre frères, reviennent de Cologne en portant les reliques de sainte Ursule et de ses compagnes. Ils font étape aux Bronzeaux, avant leur arrivée à Grandmont. C’est de là, qu’ils envoient une missive à Grandmont annonçant le succès de leur mission.
1317 : Rattachement des Bronzeaux à l'Abbaye mère de Grandmont. Les Bronzeaux sont réunis au chef d’Ordre, perdant toute signification religieuse et devenant un simple bénéfice pour l’Ordre.
1527 : La cloche des Bronzeaux
Elle porte l'inscription suivante : "+ St Marce ora pro nobis - Fran-Darmaigny escuyer Sr de la Galanchère et Marie sa fille furent parrins - 1527". Quatre motifs en relief sous un dais : un calvaire, un Ecce Homo, une Vierge à l'Enfant, un saint Marc. Elle est remise en 1771, à la dissolution de l'Ordre, à l'ancien hospice de Magnac où elle se trouve encore aujourd'hui.
1561 : François II de Neuville abbé commendataire de l'Ordre. Neveu du précédent Abbé, François de Neuville, il succède à son oncle François de Neuville. Il est le fils d'Antoine de Neuville, baron de Magnac. Il nomme son frère Jacques, seigneur de Filieures et conseiller du Roi, administrateur des Bronzeaux. C’est certainement de cette époque que datent les nombreux remaniements observés dans le bâtiment Sud.
1598 : Transformation en exploitation agricole
Un bail est passé entre l’abbé de Grandmont, François Marrand, et son frère Claude Marrand, seigneur de la Croix, habitant le bourg de Rancon, à propos des prieurés des Bronzeaux, du Grand et du Petit Bandouille et de Barbetorte.
1743 : Constat de l'état de l'église
Un procès-verbal de visite du prieuré est établi le 29 avril 1743 par les soins de Mgr Jean-Gilles de Coetlosquet, évêque de Limoges qui révèle que l'église se trouve dans un état lamentable, et que de grosses réparations devront être entreprises pour que le service reprenne.
1771 : Dissolution de l'Ordre. Lors de la dissolution de l'Ordre par la Commission des Réguliers en 1771, le représentant des fondateurs des Bronzeaux, le sieur Charles Chauvet, seigneur de la Villatte et de Saint-Junien-des-Combes, réclame les droits lui revenant sur cette maison, par une opposition formulée le 25 novembre 1771 auprès du Parlement.
1781 : Rattachement des Bronzeaux à l'évêché de Limoges
Par un décret d’union de l’official, le 27 juin 1781, les Bronzeaux sont unis à l’évêché et au siège épiscopal de Limoges.
1792 : Les Bronzeaux, bien national. La vente intervient au moment de la Révolution, conclue par une dévolution à l’Hospice de Limoges. L'église est démantelée à partir de cette date.
1998 : Sauvetage du Prieuré
Utilisés par les propriétaires successifs comme exploitation agricole, les bâtiments "utiles" furent sommairement entretenus au XIXème et au XXème siècles . Les bâtiments et l’enclos sont vendus par la SAFER à la Société civile immobilière des Bronzeaux (SCIB) constituée dans le but de sauvegarder le monument.