07/03/2026
Communiqué de presse de l’AMR DE France
Municipales 2026
Dans nos villages, la démocratie tient parole
La publication par le ministère de l’Intérieur des listes candidates aux élections municipales de mars 2026 apporte un démenti clair aux discours annonçant une crise démocratique dans les communes rurales après la généralisation du scrutin de liste.
Sur 34 875 communes, 68 seulement se retrouvent sans candidat au premier tour, soit 0,19 % du total – un chiffre inférieur à celui de 2020 (106) et dans la moyenne de 2014 0(64). Autrement dit, dans 99,81 % des communes, des équipes se sont constituées.
La fin du panachage et l’extension de la parité n’ont pas freiné la dynamique locale. Elles ont été intégrées avec responsabilité. Beaucoup prédisaient des difficultés insurmontables pour constituer des listes paritaires dans les villages ; les faits démontrent que lorsque la règle est claire, les élus et les habitants s’organisent.
Avec 50 478 listes déposées, la réforme a consolidé une logique de rassemblement autour d’un projet municipal et confirmé l’appropriation par les acteurs locaux d’un principe défendu de longue date par l’Association des maires ruraux de France autour du triptyque : une commune, une équipe, un projet.
Avec 887 815 candidats, le scrutin enregistre une baisse limitée de 1,6 % par rapport à 2020 – un recul plus modéré que celui observé entre 2014 et 2020 (-2,5%) Cette évolution, liée notamment à la disparition des candidatures isolées permises par le panachage, ne traduit pas un effondrement des vocations. Elle marque un changement de cadre : désormais, on s’engage au sein d’une équipe constituée en amont, porteuse d’un projet construit collectivement au plus près des habitants.
Une avancée majeure pour la parité dans les villages
Soutenues avec constance par l’AMRF, les lois sur le statut de l’élu et sur le scrutin de liste paritaire ont été rapidement appropriées. Les premiers chiffres montrent que ces réformes ne constituent pas un frein, mais un cadre stabilisant pour l’engagement municipal.
Avec pour premier résultat concret, le fait que les femmes représentent désormais 48,7 % des candidats et dans les communes rurales concernées par la réforme, se sont près de 32 000 conseillères municipales supplémentaires qui devraient être élues par rapport à 2020. C’est une évolution profonde qui démontre que la ruralité n’est pas en retrait des grands enjeux démocratiques ; elle sait les traduire concrètement.
Et si les têtes de liste demeurent aujourd’hui majoritairement masculines (environ 75 %), la constitution d’assemblées municipales paritaires crée un vivier inédit d’élues locales engagées. C’est sur cette base que l’AMRF poursuivra son travail pour encourager l’accès des femmes aux responsabilités exécutives locales, y compris au sein des intercommunalités où les femmes, comme la ruralité, sont parfois mal représentées. À rebours des procès en dévitalisation régulièrement faits aux campagnes, les chiffres montrent une réalité différente : les villages s’organisent, structurent leurs équipes et assument pleinement leur responsabilité démocratique. La république locale ne vit pas de commentaires anxiogènes. Elle vit de l’engagement concret de centaines de milliers de citoyennes et de citoyens. Et les données publiées aujourd’hui rappellent une évidence : dans nos campagnes, la démocratie n’est ni fragile ni résignée. Elle est exigeante, mais plus que jamais vivante. Pour le Bureau de l’AMRF, John Billard, Secrétaire général assurant l’intérim de la Présidence & Yvan Lubraneski, vice-président en charge de la Démocratie CONTACT PRESSE : Hélène Brégier-Brochet – Cheffe de cabinet // Association des Maires Ruraux de France 06.48.23.99.66 // 04 37 43 39 80 // [email protected]