30/11/2020
Mais pourquoi parlons-nous de transformation si en réalité la forme ne change pas ?
Nous avons tous déjà vu ces édifices dont les anciennes façades, emblématiques d’une certaine époque, sont laissées intactes tandis que l’intérieur est démoli et entièrement transformé selon l’architecture moderne. De la même manière la forme extérieure, ce que nous appelons “notre corps”, n’est en réalité qu’une illusion d’optique. Notre cerveau ne peut pas appréhender la forme véritable des choses, leur structure réelle. Dans le plan de vie où se déroule notre existence, la matière a une fréquence vibratoire très basse, ce qui provoque une très grande résistance au passage de la lumière et produit les couleurs et les ombres que nous percevons ordinairement. De plus, nos sens ne captent qu’un spectre très limité de fréquences et par conséquent notre cerveau ne reçoit que des parcelles, des impressions fragmentaires de la réalité environnante. C’est à partir de ces fragments qu’au fil des millénaires l’humanité a édifié une image du monde. Cette image nous a été donnée de multiples façons par transmissions successives ; le résultat en est une codification très conditionnée qui fut établie bien avant que nous ayons reçu la capacité de raisonner.
Voilà pourquoi les scientifiques modernes nous disent que la réalité que nous percevons est le résultat de la projection de notre propre conscience sur notre entourage, sur l’univers qui nous environne.
Et voilà aussi pourquoi seules les mentalités les plus brillantes pourraient déchirer ce filet de conditionnements. Car pour ce faire il faut une énergie personnelle incroyablement puissante, une forte ténacité et bien sûr, de puissants instruments si l’on veut établir de nouveaux concepts sur le comportement de la matière dans l’univers et ses caractéristiques spatio-temporelles.
Tout cela confirme ce que les sages de toutes les époques ont affirmé : la réalité telle que nos sens la perçoivent est une illusion.
Si vous prenez le gland d’un chêne dans votre main et, le montrant à quelqu’un, vous dites : “Regardez le magnifique chêne que j’ai dans mes mains”, vous vous exposez à être immédiatement repris et corrigé par votre sagace interlocuteur. Pourtant, votre phrase serait juste si vous perceviez ce gland avec les “yeux” d’un être humain ayant parcouru le chemin de la transfiguration. Car pour un tel être, le “temps qui passe” prend une signification toute autre et au fond, ce qui sépare le gland du chêne, de l’arbre sorti de terre, n’est rien d’autre que le “temps qui passe”.
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