Avec un territoire de 2.646 hectares, la commune de Roëzé sur Sarthe offre des paysages variés, entre landes sablonneuses, terres argilo-calcaires, forêts et bocages.
Des longères disséminées et quelques belles demeures viennent ponctuer les nombreux ruisseaux et les cours d’eau de sa campagne, qui viennent tous se rejoindre dans la rivière Sarthe navigable.
Une cale de mise à l’eau ainsi qu’un ponton pour le tourisme fluvial font de la commune une halte touristique appréciée.
Située à un kilomètre en amont du bourg, une écluse permet de remonter le canal dit « de Fillé à Roëzé ». Sur sa longueur, le chemin de halage accueille aujourd’hui de nombreux promeneurs et sportifs, là ou passaient autrefois les chevaux de trait.
Située à 15 kilomètres du Mans, la commune a su maîtriser son évolution démographique pour conserver un esprit de village. Aujourd’hui les roëzéens et roëzéennes représentent plus de 2.800 habitants.
Ce dynamisme se traduit avec 21 associations culturelles et sportives, regroupant plus de 850 licenciés ou adhérents.
Une centaine de logements sociaux ont été aménagés au fur et à mesure du développement de la commune, permettant l’accès à un habitat de qualité pour tous.
La commune compte environ 250 enfants scolarisés sur 3 écoles, dont une école privée.
Au niveau de la santé, nous disposons de 2 médecins généralistes, 2 cabinets paramédicaux et d’une pharmacie. Un EHPAD de 80 lits et un foyer d’accueil pour personnes vieillissantes avec un handicap complètent l’offre médico-sociale.
La proximité de tous ces équipements dans le village favorise les échanges intergénérationnels notamment à l’initiative des écoles.
De nombreux professionnels animent la vie économique de Roëzé. Nous comptons aujourd’hui une quarantaine d’entreprises du commerce, de l’artisanat et des services. Une vingtaine de PME sont présentes dans les 3 zones d’activités, représentant un bassin d’emploi de plus de 500 personnes.
Une dizaine d’exploitations agricoles sont encore actives, orientées principalement sur la polyculture et l’élevage. Les productions laitières demeurent importantes de même que les volailles fermières labellisées (Loué). La commune dispose même d’un lapinodrome en agriculture biologique.
La qualité de vie rurale près d’une grande ville, avec le calme et les atouts de la rivière, ainsi se caractérise Roëzé, qui reste très dynamique au niveau de sa population, notamment au travers de sa vie associative.
Au niveau des projets publics, ces dernières années, la commune a investi dans un nouveau pôle scolaire avec restaurant et accueil périscolaire et plus récemment dans une boucle piétonne ludique de 1 km autour des équipements sportifs. L’année 2017 va voir l’aménagement piétonnier du centre bourg, la construction d’une nouvelle maison médicale et suivra la création d’un Espace Socioculturel dans la rue de la Mairie.
HISTOIRE LOCALE :
Le bourg ancien, domine le coteau de la rivière Sarthe. Il est centré autour de l'église qui vient nous rappeler que l'histoire de ce bourg est plus que millénaire.
La plus ancienne référence connue aujourd’hui, pouvant citer le nom de la commune, se trouve dans le recueil des évènements de la vie de Saint-Pavace, 3ème évêque du Mans au IVe siècle. Ainsi vers l’an 340, il est fait état de « Rusiacus» puis de « Rusiaco ».
Sous le pontificat de l’évêque Gervais, de 1036 à 1055, Lodon, seigneur de Rosiaco, y fit bâtir une église en l’honneur de Saint-Pierre et l’offre au monastère bénédictin de La Couture, près du Mans, charge à eux d’y envoyer des religieux. À cet effet, il fonde également un prieuré doté de nombreux revenus. Voici actée la création du bourg de Roëzé.
Dans cette donation à l’abbaye de la Couture, de nombreux lieux sont cités, notamment une chapelle dédiée à Sainte-Marie (aujourd’hui la chapelle de la Mariette, sur le territoire de La Suze), située dans la forêt nommée Longaulnay.
À cette époque la majeure partie de la commune, et de celles alentours, est couverte par cette forêt, aussi nommée Forêt du Mans, qui était estimé à plus de 16.000 hectares.
Du bourg de Rosiaco du moyen-âge, il ne subsiste aujourd’hui que quelques rangs de moellons dans la partie basse des murs de l’église, mais surtout la tour du XIIIe siècle qui domine la rivière Sarthe, imposante bâtisse à plan carré joliment appareillée de pierres de grès roussard. A priori avec un rôle de surveillance des environs, elle a servie notamment à l’occupant anglais durant la Guerre de Cent ans.
Accolée à l’église, elle sert depuis des siècles de clocher, mais ce n’est que depuis la fin du XIXe qu’elle communique avec l’église pour en agrandir le choeur.
Rappelons que jusqu’à la fin du XIXe, il n’y a avait que le bac pour traverser la Sarthe à Roëzé. Or près d’un tiers de la surface de la commune était « de l’autre côté de l’eau », comme il se disait autrefois.
Les 2 châteaux encore présents sur la commune, Coulon et Saint-Fraimbault ont été bâtis sur des lieux qui avaient à l’origine une vocation religieuse.
Coulon, situé de l’autre côté de l’eau, sur la route de Parigné-le-Polin à La Suze, abrite toujours une chapelle privée. Citée par Lodon dans sa fondation, comme étant déjà dédiée à Saint-Martin, ses bases actuelles semblent contemporaines du XIe siècle, mais elle aurait été bâtie sur un ancien lieu d’ermitage. Jusqu’au XVIIe siècle, cette chapelle de Coulon était très fréquentée par les fidèles de tous les environs, qui venaient y prier pour obtenir la guérison des fiévreux.
Saint-Fraimbault, à l’extrême nord de la commune, est un ancien prieuré qui appartenait à la grande abbaye de Beaulieu, créée au XIIe siècle au Mans sur la rive droite de la Sarthe, face à la Cathédrale, qui accueillait des chanoines réguliers selon la règle de Saint-Augustin.
La trace la plus ancienne que nous avons pu retrouver sur le prieuré de Saint-Fraimbault, date de 1278 et concernait la vente d’une pièce de vigne. Quant aux bâtiments de ce prieuré, ceux que nous pouvons voir aujourd’hui - et qui ont été récemment remaniés en gîte - datent du XVe siècle.
À l’extrémité Est de Roëzé, en limite de Fillé, se profile le superbe manoir de la Beunèche. Composé d'un corps de logis principal avec une tour et des tourelles, il est mis en valeur par une façade sud de style Renaissance Italienne du pur XVIe siècle.
La Beunèche possédait sur la Sarthe, un moulin à 2 roues dont l’existence est attestée depuis le XIIe siècle. Il s’est écroulé en 2007 suite à un manque d’entretien du bief qui régulait le débit de la Sarthe, le long de ses murs.
Un autre moulin, à trois roues celui-là, était situé en contrebas de l’église, au bord de la Sarthe, le long du chemin qui porte encore de nos jours le nom de : chemin du moulin.
Ce moulin a été détruit en 1852 car il gênait la navigation, dans le cadre du projet de création du canal de Roëzé à Fillé, achevé 10 ans plus t**d.
De nos jours, dans la liste du patrimoine communal, dans le bourg :
l’église : si l’intérieur ne présente pas d’intérêt patrimonial suite aux travaux de la fin de XIXe siècle, elle contient une statuaire intéressante avec notamment 2 statues de terres cuites du XVIIe, classées : Sainte Barbe et Sainte Marguerite. Ainsi qu’une autre statue classée d’une Vierge à l'Enfant, en pierre calcaire du XVe siècle. Celle-ci a été placée dans une niche aménagée dans le mur nord, à l’extérieur de la nef, visible depuis la place.
L’ancien hospice Sainte-Anne, implanté au milieu de la rue de la mairie, qui a été durant un siècle tenu par la congrégation des soeurs de l’Immaculée Conception de Briouze (Orne).
Le pont de pierre du XIXe et son chemin de halage récemment réhabilité, qui permet désormais de relier commune voisine de Fillé/Sarthe à pied, le long de la rivière, et bientôt La Suze.
Le reste du patrimoine est privé, notamment l’ancienne école privée des soeurs datant de la fin du XIXe siècle, ou l’ancienne maison publique du pontonnier qui tenait le bac sur la Sarthe.
Sur le reste du territoire communal, citons :
Le château de Saint-Fraimbault du début du XIXe siècle, modeste et classique, avec l’ancien manoir prieural dont nous avons parlé tout à l’heure
Le château de Coulon, dans le même style que celui de Saint-Fraimbault.
Ces châteaux privés ne se visitent pas.
Par contre l’accès est possible à la chapelle de Coulon pour en voir l’extérieur. Malheureusement elle a été remaniée à la fin du XIXe par le même architecte que l’église, c'est-à-dire avec peu de goût et beaucoup de dégâts.
Le manoir de la Beunèche a lui, conservé tout son style, et ses extérieurs sont visibles le jour des Monuments historiques.
Alors de Rusiacus ou Rosiaco, au haut moyen-âge, la commune s’est nommée R-O-I-Z-E durant des siècles. Au début du XIXe siècle, et sans aucune raison officielle, le nom est devenu R-O-Ë-Z-E. J’aurais tendance à croire que suite à la création de l’administration départementale, celle-ci souhaitait éviter les confusions avec Oizé. Car l’orthographe R-O-E dans Roëzé ne correspond à aucune racine étymologique connue. Par contre phonétiquement, cela ne change rien, c’est le même son qu’avec R-O-I-Z-E. Ce changement de nom passa assez inaperçu, à une époque où peu de sarthois étaient lettrés.
Par contre en 1937, quand Roëzé prend l’extension « sur-Sarthe », il est clairement affiché que c’est pour la différencier de la commune de Oizé, depuis la récente arrivée du téléphone. Car la qualité des communications à l’époque ne permettait pas aux opératrices des centraux téléphoniques de distinguer Roizé de Oizé, surtout avec l’accent sarthois…