26/04/2025
Guinée : chronique d’une nation gangrenée par la corruption et l’indignité
La Guinée est un corps en putréfaction, rongé par le cancer de la corruption et de la médiocrité. La pauvreté, loin d’être seulement un fléau matériel, est devenue une maladie de l’âme : elle a contaminé la conscience collective, engendrant trahison, bassesse, escroquerie, et mendicité institutionnalisée.
Ici, le savoir n’est plus qu’une relique honteuse ; les élites, jadis porteuses d’espoir, ont jeté leur honneur aux ordures pour embrasser le mensonge, la flagornerie, et le vol organisé. Le diplôme guinéen est devenu un chiffon sans valeur ; il ne sert qu’à obtenir un strapontin au prix d’une abjecte soumission. Il suffit aujourd'hui de hurler le nom de Mamady Doumbouya pour décrocher un poste misérable, quitte à renier ses amis, ses valeurs, et jusqu'à son humanité.
Depuis Alpha Condé jusqu’à Doumbouya, la Guinée répète indéfiniment la même farce tragique : mêmes visages véreux, même propagande abjecte, mêmes illusions grotesques, mêmes surfacturations éhontées. Rien ne change, sinon la profondeur de la déchéance.
Il n’y a plus d’artistes dignes, plus de responsables politiques honorables, plus d’opérateurs économiques respectables. Tous ont cédé à l’ivresse du gain facile et de la prostitution morale. Les rares âmes dignes, comme Aliou Bah, sont persécutées et embastillées, pendant que les "insultologues" et les politiciens affamés, figures tristes d’une opposition prostituée, vendent leur conscience à vil prix.
La Guinée est devenue un champ de ruines morales, un désert d’idéal, un cimetière de la justice. Aucun leader, même religieux, n'échappe à la soif immonde de l’argent. Les ressources nationales sont pillées sans vergogne pour enrichir un tyran, tandis que le peuple crève dans l’indifférence générale.
Et demain ? Que deviendront ces misérables qui aujourd'hui souillent leur nom pour l’élection d’un assassin ? Quand tout sera perdu, que leur restera-t-il, sinon la honte et la solitude ?
La Guinée est malade, mortellement malade. La trahison y est devenue une seconde nature, la dignité une exception rarissime. Les hommes de droit se vendent, les leaders se prostituent, et les citoyens sont condamnés à un abandon sans fin.
Triste destin d’un peuple trahi par ses propres enfants.
I.Diallo
Journaliste indépendant