03/05/2026
👉 Retour sur le conseil municipal du 28 Avril 2026
🔸 LE BUDGET et gaspillage d'argent public
Notre groupe d'opposition s'est abstenu sur le budget de la nouvelle majorité, car il ne correspond pas à notre projet politique et nous restons cohérents avec nos engagements.
Nous avons argumenté notre abstention :
Avant toute chose, quelques précisions s’imposent concernant ce budget 2026. Le Maire dénonce une posture de campagne chez son prédécesseur lors du débat budgétaire, alors que les investissements qu’il met en avant aujourd’hui sont rendus possibles par l’excédent de fonctionnement dont il a hérité.
Je lui rappelle donc : " Vous mettez en avant un excédent de fonctionnement de 1 216 940 euros. Je tiens à rappeler qu’au début de ma mandature en 2021, cet excédent s’élevait à 422 447 euros. Cet excédent n’est pas le signe d’une mauvaise gestion, bien au contraire : il constitue une capacité d’autofinancement précieuse pour porter des projets structurants. Mais il est important de dire les choses clairement : cet excédent élevé est aussi la conséquence directe d’un manque d’investissement ces dernières années.
Vous évoquez par ailleurs une « situation financière particulière liée au contexte politique antérieur ». Permettez-moi de rappeler quelques faits.
En effet, des projets structurants pour notre commune — comme la piscine ou le PLU — n’ont pas été engagés, non par faute de préparation ou de financement, mais parce qu’ils ont été rejetés, notamment lors du vote du budget primitif 2025.
Autrement dit, si ces investissements avaient été votés, ils auraient naturellement contribué à réduire cet excédent en fonctionnement, au profit d’équipements utiles à la population. Cet excédent est donc aussi le reflet d’occasions manquées, et pas uniquement d’une gestion manquant d’ambition.
Pour rappel, le budget primitif 2025 a été rejeté par 12 voix contre et 11 pour (donc à une voix prés). C’est-à-dire que votre voix M. Bonnet a été déterminante pour l’issue de cette délibération. Il faut en assumer les responsabilités.
Concernant notre position, nous avons fait le choix de nous abstenir, et ce pour des raisons précises.
Vous inscrivez aujourd’hui des crédits d’études : 103 000 € de frais d’études dont 25 000 euros pour la piscine, 20 000 euros pour le PLU, 5 000 euros pour les remparts.
Et c’est là toute la contradiction.
Concernant la piscine, les études avaient déjà été réalisées. Un dossier complet avait permis d’obtenir 1 424 000 euros de subventions, dont 445 000 euros de l’État, à la suite d’une intervention ministérielle. Ces subventions ont été perdues parce que vous avez refusé M. Bonnet de voter la délibération correspondante et valable 3 ans qui vous aurait permis d’accélérer le chantier de la piscine. Aujourd’hui, vous relancez des études, pour revenir au point de départ. C’est un premier exemple très concret de gaspillage d’argent public.
Concernant le PLU (où vous vous êtes aussi opposé à l'époque et toujours à une voix près 12 Contre et 11 Pour), une première phase a déjà coûté plus de 14 000 euros. Vous proposez aujourd’hui M. Bonnet de relancer une procédure pour 20 000 euros supplémentaires, alors même que les contraintes resteront les mêmes, notamment au regard du SCOT et des règles de consommation foncière puisque là aussi la donne a changé et nous devons nous partager un pot commun sur les 3 grosses communes en termes de consommation foncière. Là encore, nous allons payer deux fois pour aboutir aux mêmes conclusions.
La situation est pour le moins paradoxale. Lorsque vous étiez dans l’opposition, vous dénonciez le recours aux études. Aujourd’hui, vous en financez de nouvelles, souvent pour revenir à des projets que vous aviez vous-mêmes écartés.
Pour notre part, nous restons attachés à une gestion cohérente et responsable des deniers publics : investir, oui, mais pas recommencer indéfiniment ce qui a déjà été financé, travaillé et validé. Pour toutes ces raisons, nous faisons le choix de nous abstenir"
Une abstention argumentée pour que chacun puisse comprendre, plutôt qu'une opposition systématique sans explication.
🔸 CREATION D'UN EMPLOI non permanent pour accroissement temporaire d’activité
Cette délibération reprise mot pour mot n’a pas été votée à deux reprises en 2025 et en 2026. A cette époque M. Bonnet s’interroge et je reprends ses mots : « il note qu’en début de mandat, la
municipalité avait décidé de supprimer les heures supplémentaires pour faire des économies » (délibérations n°0327-2025 et n°002-2026)
Confusion pour un autre élu pensant que c’était une création de poste :
- Car le poste n’est pas un poste inscrit durablement dans l’organigramme ou le tableau des effectifs.
- C’est un besoin ponctuel et limité dans le temps (pic d’activité, surcharge exceptionnelle, projet temporaire).
- L’emploi est donc par nature temporaire et non pérenne.
Donc concrètement : On crée un emploi temporaire (décision administrative nécessaire) Mais on ne crée pas un poste permanent (pas une ouverture de poste budgétaire durable).
C’est donc étonnant de voir comment une mesure critiquée avant devienne soudainement une mesure de bon sens voire une évidence dès lors qu’elle émane de cette nouvelle majorité ! L’idée d’accroissement temporaire était une aberration pour son coût, voire inutile et semble maintenant nécessaire...
Enfin, il est à noter à la lecture de ce budget primitif que la masse salariale augmente de 1,78%.
👉 Voilà pour les principaux thèmes abordés lors de ce dernier conseil municipal. Nous retiendrons principalement donc une dépense à venir pour des études d'un montant de 103000 euros, études qui avaient déjà été réalisées ...