24/01/2020
INALZA PORTIVECHJU
Chères porto-vecchiais,
Voilà quelques semaines que la campagne des municipales monte en intensité, et les différents projets vont se dévoiler à vous très prochainement.
Pour notre part, le programme est le point de départ de notre engagement, avant de savoir qui s’unira à qui, il est même le seul et unique marqueur de notre démarche.
Nous avons, forts de nos parcours respectifs, longuement mûri le projet que nous allons soumettre au seul jugement légitime, le vôtre.
Il ne sera point ici question de promesses folles mais nos idées seront néanmoins ambitieuses et porteront l’audace qui accompagne notre projet.
Il est important de noter que les problématiques les plus marquantes pour les porto-vecchiais sont essentiellement liées aux difficultés de logement, à une économie atrophiée qui ne créée pas d’emplois pérennes, à une insécurité grandissante et surtout à l’absence de perspectives d’avenir réjouissantes.
Enfin, et c’est important, ils ne peuvent se satisfaire de voir l’environnement dégradé, sacrifié sur l’autel du profit à tout prix.
Tous ces problèmes ne découlent pas seulement de l’action, ou inaction municipale, ils trouvent leurs origines dans des circonstances diverses et à différents niveaux décisionnels.
Mais il faut noter qu’une municipalité peut jouer un rôle de tampon afin d’atténuer les effets néfastes d’une crise.
Il en est ainsi pour le logement, pour lequel l’acquisition de foncier en vue de créer des lots communaux peut tout à fait se réaliser.
Favoriser l’installation d’entreprises innovantes en matière environnementale ou dans les nouvelles technologies peut produire de la croissance et des emplois fortement rémunérés. Il faut pour cela mettre en places des pôles d’excellence ou technopôles. Les territoires comme le nôtre attirent plus facilement ce type d’entreprises. L’économie verte et les nouvelles technologies sont les deux secteurs (souvent liés) qui portent le plus de création de richesse et d’emplois.
Le volet sécuritaire doit être pris très au sérieux si nous ne voulons pas voir notre cadre de vie se dégrader.
Il faudra renforcer les effectifs de polices municipale et rurale, d’asvp, à l’année comme en saison. Il faut une organisation administrative et leur affecter les moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions : sécurité, circulation et stationnement, urbanisme, protection environnementale.
Le déploiement de la vidéo protection sera indispensable.
Quant au bien être, la municipalité assistera et communiquera de manière caractérisée avec les associations et bénévoles qui œuvrent pour la préservation de l’environnement.
Il ’y aura une incitation au tri ainsi que la création d’un dépôt pour favoriser la réparation et la récupération de certains déchets réutilisables.
Nous créerons un refuge municipal qui fait tant défaut.
Les cantines et crèches serviront des repas bio et favorisant les circuits courts car nos enfants doivent bénéficier de ce qu’il y a de mieux. Nous agirons à l’échelle de la communauté de communes afin de mettre en place un système de restauration scolaire sur place.
Les associations de parents d’élèves, en souffrance, seront regroupées à l’échelle municipale afin qu’aucune école ne soit pénalisée s’il manque des personnes investies.
Nous lancerons un plan de réorganisation de l’ancienne poste et de la cinémathèque (dont une partie est régionale) afin de créer un parking végétalisé dimensionné pour résoudre le stationnement en ville des résidents et des commerces, une salle de spectacle et un palais des congrès qui permettra d’accroitre l’offre des manifestations culturelles et des différentes conventions. Un marché couvert remplacera l’existant et sera soumis à un réel cahier des charges favorisant les producteurs et artisans.
Nous porterons le projet du cercle des cités touristiques de méditerranée afin de réunir toutes les villes confrontées aux mêmes problématiques que nous pour échanger et peser dans les discussions avec les différents acteurs institutionnels et économiques.
Tous ces points de programme seront détaillés au cours de la campagne.
Il ne s’agit pas ici seulement de transcender les clivages politiques, mais surtout de dépasser le fatalisme qui a poussé de trop nombreux porto-vecchiais à regarder leur ville, joyau et poumon économique de notre île péricliter.
Il n’y a point de résignation, Porto-Vecchio et les porto-vecchiais méritent de retrouver leur place et leur rayonnement.