27/07/2025
🐄🐕 Divagation animale en Corse : un fléau sous-estimé 🐗🐈
En Corse, la nature est souveraine… mais parfois, ce sont les animaux domestiques ou d’élevage qui prennent un peu trop de liberté. Chiens errants, vaches sur les routes, cochons en balade dans les villages, sangliers qui grattent aux portes… La divagation animale est une réalité bien connue sur l’île.
Mais que cache ce phénomène, et pourquoi est-il devenu un problème à la fois sanitaire, sécuritaire et politique ?
🐕🦺 Chiens errants : pas si inoffensifs
Un chien qui traîne seul, sans maître en vue, c’est peut-être attendrissant… mais c’est surtout interdit. Un animal est considéré en état de divagation s’il est hors de portée de voix ou à plus de 100 mètres de son propriétaire.
👉 Problèmes rencontrés :
Morsures, attaques d’animaux,
Errance autour des écoles ou dans les villages,
Risques pour la circulation et les deux-roues.
⛔ Plusieurs communes, comme Barrettali ou Ajaccio, ont déjà dû prendre des arrêtés municipaux pour faire face à l’augmentation des cas.
🐂 Les vaches en liberté : la route est à elles
Ce n’est un secret pour personne : des troupeaux entiers de bovins divaguent dans certaines microrégions. Parfois laissés volontairement sans surveillance pour éviter de construire des enclos, ils posent des dangers majeurs.
📌 On estime qu’il y aurait entre 10 000 et 15 000 bovins errants en Corse, certains non identifiés, ni vaccinés, ni soignés.
⚠️ Conséquences :
Accidents de la route parfois graves,
Destruction de cultures, intrusions dans les jardins,
Risques sanitaires (80 % des bêtes errantes seraient potentiellement porteuses de tuberculose bovine),
Des dizaines d’euthanasies administratives ordonnées chaque année.
🐗 Cochons sauvages et sangliers : invités surprises
Il n’est plus rare de croiser une famille de cochons dans un potager ou des sangliers à deux pas d’un lotissement. Les épisodes se multiplient, parfois de façon cocasse, mais souvent inquiétante.
💬 Un couple de vacanciers s’est retrouvé encerclé par une vingtaine de cochons sauvages en plein camping. Résultat : deux chiens de compagnie attaqués et un beau souvenir de vacances.
🐈 Le ‘chat-renard’ corse : un cas à part
On l'appelle ghjattuvolpe. Longtemps considéré comme un mythe, le félin discret des forêts corses est bien réel. Il ne relève pas de la divagation mais de la faune sauvage endémique, aujourd’hui protégée. Il fait l’objet d’études scientifiques poussées.
⚖️ Une question de loi… et de volonté
✅ En théorie :
Le Code rural oblige les propriétaires à surveiller leurs animaux,
Les maires peuvent ordonner la capture ou l’euthanasie en cas de danger,
L’identification (puce, collier, bolus pour les bovins) est obligatoire.
❌ En pratique :
Peu de moyens pour appliquer les règlements,
Manque de fourrières opérationnelles,
Identifications absentes ou frauduleuses,
Faible suivi administratif des troupeaux errants.
✊ Et maintenant ?
Des associations comme Cambià Avà ou Core in Fronte demandent :
L’identification systématique des animaux,
Des parcs de rétention adaptés,
L’indemnisation des victimes,
Des campagnes de stérilisation,
Une coordination régionale des fourrières.
Des mesures techniques sont en place, comme les bolus électroniques injectés à certains bovins pour éviter les fraudes à la prime… mais elles ne suffisent pas à résoudre le problème.
🧭 La divagation animale en Corse n’est pas qu’un folklore rural. C’est un problème complexe, ancien, mais évitable, qui mêle traditions, laxisme administratif, responsabilités individuelles et enjeux de santé publique.
💡 Surveiller ses bêtes, c’est aussi protéger les autres, préserver nos routes, nos cultures… et notre image d’île respectueuse de la vie.
💬 Et vous, avez-vous déjà été confronté à des animaux errants en Corse ? Dites-nous en commentaire 👇
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