24/01/2026
En politique, les troubles de la mémoire sont fréquents.
Est-ce que, pour autant, tout est permis pour un fauteuil ?
Élections municipales - Plobsheim 2026 : Article DNA 20.01.26
Mme le Maire, Michèle Leckler, aura sans doute oublié être sortie des urnes en 2014, accompagnée de la même brochette d’élus, adjoints au maire d’alors. A l’issue d’une campagne toxique et délétère à l’égard d’un autre candidat, sur fond de calomnies et de diffamations tout juste au niveau des caniveaux de la commune.
Une campagne indigne et honteuse pour Plobsheim, qui donnera lieu à l’annulation des élections ; mais un peu trop t**d pour éclairer les électeurs sur leur choix.
Oubliées un peu vite, également, les mêmes pratiques regrettables durant son mandat à l’encontre de notre groupe d’élus, tant la contrariété face à nos attentes en matière de transparence et de débats aura été insupportable.
Oublié aussi, avoir fait voter au conseil un nouveau stade de foot en herbe (annulé), pour nous rendre compte le lendemain que personne n’était au courant, ni concerté en amont : ni le club, ni son président (Budget: 200k€ d'argent public, sans doute loin du compte). Alors que l’urgence du club était finalement de rénover le terrain synthétique devenu hors d’usage, sans que cela ne soit une coûteuse surprise.
Oublié tout aussi vite, avoir écarté d’un revers de main les demandes du club de karaté et nos multiples interventions en conseil sur la nécessité de réaliser un dojo pour ses 300 licenciés, pour s’en féliciter aujourd’hui.
Un projet finalement mené à la hâte en fin de mandat, guidé par la trouille de voir le club partir à Eschau et de devoir rendre des comptes à l’électeur.
Et là encore, il nous faudra intervenir pour que le club soit — pleinement — associé, afin de nous assurer que le tatami du dojo ne soit pas réalisé avec un reste de gazon synthétique, on ne sait jamais.
Passons, l’essentiel étant d’avoir obtenu gain de cause.
Il n’en reste pas moins que voilà 2,6 M€ d’argent public perdus au fin fond du village. Une infrastructure au planning vide en journée (en semaine) comme les autres, qui aurait pu avoir d’autres usages, mais reste inaccessible aux scolaires ou en marge d’un périscolaire, par exemple.
Le fruit d’une réflexion électorale et budgétaire un peu courte.
Mais nous sommes bien loin des priorités du mandat et de son projet « phare » : une mairie-château au budget extravagant de plus de 12 M€ (plus le coût du financement) pour une dizaine de bureaux seulement, soit plus d’un million d'euros par bureau tout de même !
Ce, alors même que la mairie vient de passer au télétravail en 2026 sur un vote du conseil — ce qui ne prête même pas à sourire — et que le lien entre mairie et citoyens se dématérialise de plus en plus.
Un projet « phare du mandat » que Mme le Maire aura oublié de présenter aux Plobsheimois en 2020, ainsi que durant son mandat.
Un coûteux fiasco en réalité, parmi d’autres, qui s’était imposé à la majorité comme au conseil dès 2020, sans que — JAMAIS — il n’ait été possible de discuter de l’avenir de notre château en concertation sincère avec l’ensemble des élus (même l’association Le Giesen, qui fait pourtant beaucoup pour le patrimoine de la commune, sera tenue à l’écart, au-delà des faux-semblants).
Une décision prise sur un coin de table à quelques-uns, interdisant aux élus d’évaluer l’intérêt et la pertinence de ce projet, ou d’étudier d’autres alternatives peut-être plus en phase avec la réalité des besoins des Plobsheimois et des finances de notre modeste commune, qu’une mairie aussi flamboyante que la facture qui vous est adressée.
Malheureusement, la majorité, tenue pour aphone pendant tout le mandat, aura tout voté sans poser de questions.
Jusqu’à en oublier le premier rôle de l’élu : veiller à l’intérêt général en interrogeant et en contrôlant les délibérations qui lui sont soumises par l’exécutif.
Nous sommes bien loin du compte, et c'est bien dommage.
Décidément, rien n'a changé, si ce n’est que Mme le Maire s’est adjointe les services d’une chargée de communication.
Une communication verrouillée à deux vitesses, tant le S’Kleeblattel est vide des décisions prises en votre nom, alors que vous êtes invité à « liker » sur les réseaux, un envol de papillon sur la commune.
Concernant le château, l’on peut s’inquiéter d’avance de l’entêtement et de la mascarade à venir, sur fond de soudaine volonté de concertation avec les Plobsheimois.
Surréaliste ? Non, vous êtes bien à Plobsheim et nous sommes bien en 2026.
Quant à la fanfare municipale, dont on connaît la partition et les méthodes par cœur pour s’en défendre, les procès-verbaux de séances, eux, ne travestissent pas la réalité au gré du vent (ou presque, ils sont d’ailleurs facilement disponibles en ligne).
Christian ENGEL
https://www.dna.fr/elections/2026/01/20/michele-leckler-a-encore-l-envie-de-s-engager-pour-sa-commune?fbclid=IwY2xjawPyim5leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeXi_d9NXyytu1kYfozi93QsTtR1p_lXbUP2yvIhFAbYX6brjY97hMhslW35U_aem_c2YWJSTWp4JI_MXb9_eGnQ
La maire sortante de Plobsheim, Michèle Leckler, brigue un deuxième mandat pour « consolider ce qui est engagé ». Comme il y a six ans, elle est guidée par le souci de la cohésion villageoise.