08/05/2026
🔴Polyclinique Pau Pyrénées : Face à la violence des annonces, se mobiliser de manière unitaire ! La santé est un bien commun trop précieux pour être laissée aux seules décisions des actionnaires et des promoteurs immobiliers.
⚪Suite au conseil économique et social (CSE) extraordinaire de la polyclinique Pau-Pyrénées du 31 mars dernier et à l’audience au Tribunal de commerce de Bordeaux du 14 avril pour ouvrir une procédure de redressement judiciaire, la direction des cliniques Navarre et Marzet a dévoilé ce 7 mai un plan de 161 licenciements (un tiers des effectifs !) et de multiples fermetures de services de santé d’une très grande violence contre les salarié·e·s et contre l’offre de soins sur notre territoire (450 000 habitant·e·s). Nous réaffirmons notre plein soutien aux salarié·e·s et notre condamnation de ce plan de suppression de services et de lits qui entrainera forcement in fine une dégradation des soins et de la santé publique.
Depuis des mois, les salarié·e·s et leurs organisations syndicales se disaient très inquiets et n’obtenaient aucune réponse à leurs interrogations de la part de leur direction. A l’époque, François Bayrou, en tant que Premier ministre ou en tant que maire - président de l’agglomération, aurait pu et dû se saisir de ce dossier « dans les tuyaux » depuis des mois, voire des années. Depuis 2020 et le rachat par GBNA Santé des cliniques Navarre et Marzet au groupe Gaucher, la gestion économique est contestable ainsi que le montage financier négocié avec le groupe immobilier coté en bourse ICADE (filiale de la Caisse des dépôts et consignations) : en témoigne la valse des directions locales depuis six ans ou le loyer exorbitant versé chaque année à ICADE (propriétaire des murs). La logique des actionnaires de GBNA Santé (héritiers du Dr Guichard et fonds d’investissements) est désormais très claire : se séparer des activités de santé les moins rentables pour se concentrer sur celles qui produisent le plus de profits à court terme. La fermeture des activités de Marzet laisse aussi présager une future opération immobilière sur ce bâtiment situé près du centre-ville.
Notre fédération PCF 64, comme elle l’avait demandé dans son communiqué du 6 avril, trouve positive l’organisation par le préfet ce lundi 11 mai au soir d’une première table ronde réunissant les acteurs concernés, et notamment les organisations syndicales représentant les travailleurs et travailleuses, afin de rechercher des solutions garantissant tout à la fois le maintien de l’emploi et de l’offre de soins complète pour notre territoire.
La santé est notre bien commun. Nous appelons aussi à la constitution d’un comité de mobilisation large, associant les salari·é·s et la population, les syndicats, les partis politiques progressistes et les associations de patient·e·s et usager·e·s.
Les pouvoirs publics, le gouvernement et l’État (en tant qu’actionnaire d’ICADE), ou l’agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine en tant qu’entité ayant apporté des subventions publiques et en tant que pilote chargé de la mise en œuvre de la politique de santé dans la région ont des moyens de pression sur le groupe GBNA Santé. Ils doivent les mettre en œuvre rapidement !
🔵Pour la fédération 64 du PCF:
Jean-Patrice BASSANO,
Secrétaire fédéral Pyrénées-Atlantiques,
Membre du Conseil national du PCF