15/06/2026
À l'occasion du temps fort "Sous toutes les coutures", durant lequel les Bibliothèques de la Ville de Paris vous invitent à une exploration du vêtement dans toutes ses dimensions, historique, sociale, culturelle et politique, nous vous proposons une série de posts sur ce sujet foisonnant, illustrés à partir de notre collection d'éphémères commerciaux d'enseignes d'habillement, dont l'inventaire a été récemment publié 👉https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/FRCGMNOV-751045102-JS5
À la frontière entre commerce et bienfaisance, voici plusieurs enseignes ou organismes rencontrés au cours de l’inventaire des éphémères sur l’habillement.
L’Abeille : société féminine artistique, est une société philanthropique datant de 1897 ayant pour but « de venir en aide aux dames atteintes par des revers de fortune ». Elle propose des travaux d’aiguille, de la lingerie et d’autres articles pour ventes de charité confectionnés par des femmes, souvent de la haute société, qui se retrouvent sans ressource.
La Maison des Dames Patronnesses, tenue par A.-L. Puzenat, propose dès 1905 des articles de bienfaisance. Cette enseigne tire son nom des femmes, généralement de la bonne société, traditionnellement rattachées à une paroisse, dont la vocation est de s’occuper des œuvres sociales. Le prospectus conservé à la BHVP propose des vêtements et articles à destination des nouveau-nés (layette, langes, couches, etc.) et des enfants, à acheter sans doute pour en faire don ou pour les revendre dans des ventes de charité.
En 1911, l’abbé Court fonde les Ateliers chrétiens pour préserver les jeunes filles des risques liés au travail dans les ateliers de la capitale (fréquentations, lectures, conversations, sorties…). C’est dans un espace clair et aéré que ces dames et jeunes filles vont apprendre la couture. D’autres ateliers de ce type voient ensuite le jour, dont un de corsets en octobre 1914.