02/06/2019
RESISTANCE
Résistance Citoyenne Comorienne
Les Comores se trouvent, une fois de plus, précipités un nouveau purgatoire politique.
Avec une rapidité inouïe, la situation s’est nettement dégradée plongeant tout le pays dans la tourmente.
Libertés individuelles et collectives piétinés, libertés d’opinion et d’expression bâillonnées, multiples violations de la constitution, saccage des institutions dont la cour constitutionnelle, asservissement de la justice, et, aujourd’hui plus que jamais, unité national mise en péril.
A cela, s’ajoute une répression aveugle et brutale qui atteint des proportions inacceptables : intimidations, menace de mort, agressions physiques, notamment d’élus et de journalistes, arrestations arbitraires, complots imaginaires destinés à justifier des détentions illégales et sans jugement suivies de tortures, de traitements cruels et inhumains et d’assassinats, etc.,
Le pays assiste depuis plusieurs mois à une litanie de violations graves de toutes les règles de droit.
La constitution est constamment foulée au pied.
La justice est totalement asservie et les institutions paralysées ou tout simplement supprimés.
Ainsi, la décision N-18-020/PR du président Azali en date du 12 avril 2018 portant transfert pour non fonctionnement des compétences de la cour constitutionnelle à la cour suprême marque un tournant dans les dérives d’un pouvoir personnel.
Dissoudre par simple décision la plus haute juridiction du pays pour en faire une chambre de la cour suprême est anticonstitutionnelle.
Aucune décision, ni décret n’est supérieur à la constitution.
Aucun administratif ne peut modifier la constitution ou suspendre son application même à titre temporaire.
Cette décision est, en effet, l’acte fondateur de l’Etat de non-droit dans lequel se trouve précipitée l’Union des Comores.
L’organisation en dehors du cadre légal du référendum constitutionnel du 30 juillet 2018 n’a eu d’objet que de codifier la personnalisation du pouvoir.
C’est un régime autocratique aux relents fascisants qui s’instaure dans le pays.
La répression sanglante de l’insurrection à Anjouan (octobre 2018), les événements dramatiques à Iconi (Décembre 2018), les procès du tribunal de sûreté de l’Etat (Décembre 2018) et le simulacre d’élection du 24 mars 2019 confirment les funestes desseins du président Azali.
C’est un militaire moyenâgeux qui rêve de transformer l’Union des Comores en une monarchie où il serait roi.
Considérant la persistance du régime du président Azali dans son action répressive et de violation des droit de l’homme ;
Compte-tenu de suppression pure et simple des libertés démocratiques et de la confiscation de la souveraineté nationale par le président Azali.
Réaffirmant l’attachement du peuple comorien aux principes de liberté, d’égalité et de fraternité tels que définis par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 1789, la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la charte Africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et la chartes africaine de la bonne gouvernance.
Nous, associations de la société civile, responsables et personnalités politiques Comoriens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur du pays, lançons un appel pressent à tous ceux qui sont attachés au respect des valeurs de liberté, d’égalité, de justice, de progrès social, à tous ceux qui aspirent à l’unité national, à tous ceux qui veulent combattre la dictature, à se joindre à nous pour constituer et organiser la résistance.
Une résistance citoyenne pour libérer le pays de la tyrannie du président Azali.