GIAPS Le groupe d'information et d'action sur les questions procréatives et sexuelles (GIAPS) est une ass

Le GIAPS (Groupe d'information et d'action sur les questions procréatives et sexuelles) est une association sans but lucratif qui promeut l’égalité entre les sexes et les droits des personnes. Elle a pour ligne directrice le combat contre un ordre social structuré par la binarité de sexe.

12/02/2025

PMA / Mères sociales ou non statutaires / Adoption

Le dispositif permettant l'adoption sans le consentement de son ex-compagne de l'enfant issu d'une AMP réalisée à l'étranger avant la loi du 2 août 2021 expire d'ici le 24 février 2025 ; mères non statutaires ou sociales, introduisez une requête en adoption d'ici là !

Si votre enfant est issu d'une insémination artisanale, ce dispositif ne devrait en théorie pas s'appliquer mais par le jeu des droits fondamentaux, il est possible d'essayer une adoption (en demandant à écarter la condition tenant à l'AMP à l'étranger).

Certains périls sont écartés, au moins temporairement, mais le combat est loin d'être fini ; nous devons continuer à nou...
08/07/2024

Certains périls sont écartés, au moins temporairement, mais le combat est loin d'être fini ; nous devons continuer à nous mobiliser, partout et par tous les moyens.
Ce que nous faisons au GIAPS, lutter par le droit, pour les droits...

Malheureusement, nous venons de connaître un revers : le Conseil d'Etat nous a condamné à payer 3000 euros à l'Agence de la biomédecine. Une forme de mort civile pour une association comme la nôtre dont la richesse est formée par l'expertise juridique de ses quelques membres !

En réaction, nous publions un communiqué dont voici quelques extraits :
"Frapper les associations et syndicats au portefeuille – en un temps où les subventions publiques diminuent drastiquement – est une façon de les faire taire en réservant les prétoires aux plaideurs les plus riches, aux organisations les mieux financées. Exclure la société civile des tribunaux est très grave. Qui agira demain pour les libertés individuelles si nous sommes paralysés par la peur d'être condamnés à des frais exorbitants ?

(...)

Nous sommes les contre-pouvoirs indispensables à la vie démocratique. Nous sommes la voix de ceux et celles qui ne peuvent pas agir en leur propre nom. Ne nous bâillonnez pas !"

Le GIAPS anime, avec Acceptess Transgenres, le 23 avril 2024, de 18h à 20h, un webinaire de formation à destination des ...
04/04/2024

Le GIAPS anime, avec Acceptess Transgenres, le 23 avril 2024, de 18h à 20h, un webinaire de formation à destination des avocat.es, professionnel.les du droit, accompagnant.es d’associations et personnes directement concernées par ces questions consacré au changement d’état civil des personnes trans étrangères.

Inscription obligatoire : https://forms.gle/FbkQCsgdA17ZDabJA

Intervenant·es : Lisa Carayon, juriste, GIAPS : Max Catto, juriste, GIAPS ; June Lucas, juriste, Acceptess-T ; Marie Mesnil, juriste, GIAPS.

Programme indicatif

18h-18h20 – Introduction
Terminologie : sexe, identité de genre, trans / cis…
Présentation des spécificités des publics concernés par le changement d’état civil sur les documents de séjour

18h20-18h40 – Aspects de droit international privé
Principe d’application de la loi personnelle en matière d’état des personnes
Focus sur les conventions bilatérales en la matière
Histoire des critères de modification de la mention du sexe en droit français

18h40-19h – Procédures actuelles de modification de l’état pour les personnes étrangères
Changement de prénom : déjudiciarisation
Changement de sexe : démédicalisation mais procédure judiciarisée

19h-19h20 – Argumentaire relatif à la fondamentalisation
Fondamentalisation du droit à la modification de l’état civil : quel impact sur le DIP ?
Argumenter sur l’application du droit français aux demandes de modification de l’état civil des personnes étrangères (fondamentalisation / ordre public international)

19h20-19h35 – Procédure de transcription des changements d’état sur les documents délivrés par la France (titre de séjour, carte vitale…) et conséquences.

19h35 – 20h – Temps d’échange : questions et réponses

Le webinaire aura lieu le 23 avril de 18h à 20h. La validation de ce formulaire vous permet de recevoir le lien de connexion à l'adresse que vous avez renseignée. Après une introduction de rappel des conditions de changement de l'état civil en France et des règles de droit international privé...

06/03/2024

Aujourd'hui avait lieu une audience au Conseil d'Etat à propos de "la femme du couple qui a vocation à porter l'enfant"

Pour mémoire, nous avons saisi le Conseil d’Etat d’un recours en excès de pouvoir dans la mesure où la formulation des âges pour procréer associait type de gamètes (ovocytes/spermatozoïdes), sexe de la personne (femme/homme) et âge… Un comble alors que le législateur a précisé explicitement que l’autoconservation de gamètes, pour raison médicale, devait être mise en oeuvre même en cas de changement de la mention du sexe à l’état civil !

Vraisemblablement une erreur de plume… qui en dit long de la connaissance de ces sujets par le pouvoir réglementaire !

Ceci dit, alors que nous étions encore occupées à communiquer sur notre première décision 2022-1003 QPC du 8 juillet 2022, des modifications ont été apportées.

Le décret n° 2022-1187 du 25 août 2022 relatif à l’accès aux données non identifiantes et à l’identité du tiers donneur pris en application de l’article 5 de la loi n° 2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique et portant modification des dispositions relatives à l’assistance médicale à la procréation a en effet modifié les articles R2141–36 et R2141-37 du code de la santé publique en remplaçant homme et femme par personne…

Seul l’article R2141-38 du code de la santé publique reste inchangé : il y est ainsi explicitement dit que l’insémination artificielle, l’utilisation de gamètes à des fins d’AMP ainsi que le transfert d’embryons ne peuvent être réalisés que jusqu’à 45 ans chez la femme, non mariée ou au sein du couple, qui a vocation à porter l’enfant.

Le Conseil d’Etat lui-même soutenait que la QPC ainsi que la modification du décret avait rendu notre saisine sans objet. Et pourtant, il n’en est rien puisque, si le législateur peut restreindre l’accès à l’AMP aux hommes uniquement lorsqu’ils sont en couple avec une femme, se posait encore la question de savoir si l’homme, au sein d’un couple formé d’un homme et d’une femme, peut avoir vocation à porter l’enfant.

Pas tous les hommes, ni tous les hommes trans, mais ceux qui le peuvent et le veulent, ou qui le doivent car leur compagne ne peut ou ne veut mener une grossesse.

Aujourd’hui, mercredi 6 mars 2024, avait enfin lieu l’audience à propos de cette affaire : et quelle déception d’entendre le rapporteur public conclure qu’il n’y a aucun problème de légalité, de constitutionnalité, ni de conventionnalité. En effet, la restriction dans l’accès à l’AMP et à la grossesse aux seules femmes répondraient d’un objectif, assurer le respect d’un principe structurant du droit, à savoir l’établissement de la filiation à l’égard de la mère par le biais de l’accouchement. Et tout de suite d’admettre que pourtant des hommes sont enceints, hors AMP, et que le droit –et en particulier les tribunaux– bricole alors des solutions au cas par cas.

Encore 2 ou 3 semaines avant que la décision ne soit rendue publique mais nous ne sommes pas très optimistes : soit la question juridique n’a pas été bien comprise, soit elle l’a été et la réponse qu’il est proposé d’y apporter est insatisfaisante !

Il est certain que si le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat ne nous ont pas entendu, la CEDH ne manquera pas, quant à elle, d’être sensible au fait que les hommes trans doivent aujourd’hui choisir entre porter un enfant et changer de mention de sexe à l’état civil.

25/04/2023

Aujourd'hui, le GIAPS a été reçu par la DILCRAH dans le cadre de l'évaluation de la loi du 18 novembre 2016 🏳️‍⚧️ :
- nous y avons défendu la suppression du sexe à l'état civil et plaidé pour surtout ne pas multiplier les catégories de sexe ni créer un marqueur de genre ;
- nous avons présenté quelques unes des actions du GIAPS en matière de changement d'état civil : la première décision de changement de sexe pour un mineur trans 🏳️‍⚧️, la QPC sur l'accès à l'AMP pour les hommes 🏳️‍⚧️, notre prochain recours sur l'usage des gamètes au sein du couple 🏳️‍🌈 ;
- nous avons surtout insisté sur le silence coupable du droit français sur la filiation des enfants nés après le changement de sexe de leur parent et plus généralement, sur l'absence de prise en compte des conséquences de la démédicalisation sur les droits sexuels, reproductifs et familiaux des personnes !

✊🏳️‍⚧️✊🏳️‍🌈✊Le combat juridique continue ✊🏳️‍⚧️✊🏳️‍🌈✊

Le GIAPS est signataire de la tribune à l'initiative de Le Planning Familial en soutien à la constitutionnalisation du d...
16/01/2023

Le GIAPS est signataire de la tribune à l'initiative de Le Planning Familial en soutien à la constitutionnalisation du droit à l'IVG !

https://www.lejdd.fr/Societe/tribune-ivg-quarante-huit-ans-apres-la-loi-veil-le-senat-a-rendez-vous-avec-lhistoire-4161053

Si l'on peut discuter de la manière de le faire (formulation/lieu de l'inscription), il nous parait important de protéger le recours à l'IVG en l'inscrivant la Constitution française.

Espérons que le Sénat soit au rendez-vous...

Près de deux cents associations, professionnels et membre de la société civile, dont Annie Ernaux, Laure Calamy, Michelle Perrot ou encore Julie Gayet, rappellent leur attachement au droit à l'avortement, quarante-huit ans après la loi Veil et alors que le Sénat doit se prononcer en faveur ou ...

Nous sommes très fières de nous ✊ battre ✊pour que l'accès à l'AMP soit le plus effectif possible 🏳️‍🌈 mais aussi pour l...
07/01/2023

Nous sommes très fières de nous ✊ battre ✊pour que l'accès à l'AMP soit le plus effectif possible 🏳️‍🌈 mais aussi pour le respect du droit ⚖️.

Le GIAPS vient de remporter une 🥳 petite victoire 🥳 face aux cinq centres AMP de l'AP-HP qui avaient, collégialement, élaboré un document d'information à destination des candidates à une AMP avec don de spermatozoïdes précisant que :
« par ailleurs, selon les résultats d’études internationales, les taux de grossesse sont extrêmement faibles à partir de l’âge de 42 ans chez la femme. C’est pourquoi les différents centres d’AMP et CECOS de l’AP-HP ont décidé de ne pas démarrer de prise en charge en don à partir du 42ème anniversaire de la femme (inscription en don jusqu’à l’âge de 41 ans inclus) ».

Or, le législateur a renvoyé au pouvoir réglementaire de fixer « les conditions d'âge requises pour bénéficier d'une assistance médicale à la procréation (...) par décret en Conseil d'Etat, pris après avis de l'Agence de la biomédecine. Elles prennent en compte les risques médicaux de la procréation liés à l'âge ainsi que l'intérêt de l'enfant à naître » (art. L. 2141-2 al. CSP).

Ce qu'il a fait dans un décret n°2021-1243 du 28 septembre 2021 fixant les conditions d’organisation et de prise en charge des parcours d’AMP (que nous avons par ailleurs attaqué sur d'autres points devant le Conseil d'Etat, cf. décision n°2022-1003 QPC du 8 juillet 2022).

L’article R. 2141-38 du Code de la santé publique prévoit que « l’insémination artificielle, l'utilisation de gamètes ou de tissus germinaux recueillis, prélevés ou conservés à des fins d'assistance médicale à la procréation en application des articles L. 2141-2, L. 2141-11 et L. 2141-12, ainsi que le transfert d'embryons mentionné à l'article L. 2141-1, peuvent être réalisés : 1° jusqu'à son quarante-cinquième anniversaire chez la femme, non mariée ou au sein du couple, qui a vocation à porter l’enfant ».

Le directeur général de l'AP-HP, Nicolas Revel, dans un courrier du 2 janvier ✍️ a reconnu que « malgré cette période de tension induisant des délais allongés*, nous souhaitons garantir une évaluation individuelle des candidates à l'AMP comme le prévoit le dispositif réglementaire ».

Le document d'information a été modifié et le dernier paragraphe supprimé. Nous ne pouvons que nous en réjouir !

Bien entendu, la baisse de fertilité liée à l'âge est importante ⏳ et l'hôpital public 🫶 manque cruellement de moyens.

Toutefois, les CECOS et les centres d'AMP assurent des missions de service public et ils ne peuvent, au nom de ce manque de moyens, restreindre l'accès au don de spermatozoïdes des femmes qu'ils jugent trop âgées !

Les demandes en AMP avec don de spermatozoïdes ont triplé depuis la loi du 2 août 2021 : il est urgent de dégager des ressources suffisantes pour faire face à cette hausse importante et légitime des demandes ✊.

25/11/2022

Hier, jeudi 24 novembre, les député-es ont voté à 337 voix pour (et 32 voix contre) la proposition de loi constitutionnelle de Mathilde Panot et al. 🙌

Le texte initialement proposé a été modifié par amendement afin de supprimer le droit à la contraception. Aussi, l’article 66-2 de la Constitution qui a été voté disposerait que « La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse. »

Nous ne pouvons que nous réjouir de ce vote historique ! 🥳

Même si nous doutons que le titre VIII de la Constitution, consacré à l’autorité judiciaire, soit le lieu le plus adapté pour inscrire le droit à l’IVG. De même, la proposition de loi, si elle passe l’étape du Sénat, pourrait faire l’objet d’un référendum -alors qu’un projet de loi constitutionnelle, porté par le gouvernement, peut être adopté par le Congrès.

Quant au Sénat, rappelons qu’il a rejeté, le 19 octobre, la proposition de loi constitutionnelle de Mélanie Vogel qui prévoyait de créer un article 66-2 de la Constitution prévoyant que : « Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. »

Gageons que la nouvelle formule, trans partisane, adoptée par les Député-e-s séduise les Sénateurices !

Affaire à suivre… 🧐

La tribune rédigée par le GIAPS et soutenue par de nombreuses personnalités, collectifs et associations est parue hier d...
18/11/2022

La tribune rédigée par le GIAPS et soutenue par de nombreuses personnalités, collectifs et associations est parue hier dans Libération :
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/livg-un-droit-a-garantir-pour-toutes-20221117_LIJN4P24CZG4BBKBSE7NGAKKRY/

Il s'agit de défendre que les droits des femmes ne s'opposent pas à ceux des autres personnes (hommes trans, intersexes...) et il est possible, voire souhaitable, de défendre une rédaction inclusive du droit à l'IVG tel qu'il pourrait être inscrit dans la Constitution !

Merci à nos signataires Le Planning Familial, Association OUTrans, SOS homophobie, Acceptess Transgenres, Ouest Trans, Centre LGBTI de Normandie, AIDES, Réseau Santé Trans, pour n'en citer que quelques un-e-s !

Avant l’examen, fin novembre à l’Assemblée, des propositions de loi Renaissance et LFI pour inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution, un collectif défend une formulation du texte sans mention spécifique du sexe.

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