OFDT - Observatoire français des drogues et des tendances addictives

OFDT - Observatoire français des drogues et des tendances addictives Organisme public, l'OFDT est diffuseur de données sur les addictions en France.

Créé en 1993, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), alors Observatoire français des drogues et des toxicomanies, est un groupement d’intérêt public (GIP). Il a pour objet d’apporter à ses membres ainsi qu’aux professionnels du champ et au grand public un éclairage sur le phénomène des usages de drogues, licites et illicites, et des conduites addictives (notamment des jeux d’argent et de hasard) en France et de contribuer au suivi du phénomène au niveau européen. A cet effet, il constitue un dispositif permanent d’observation et d’enquêtes sur les évolutions des consommations et des conduites addictives, les produits et les profils et pratiques des consommateurs; mais aussi sur leurs conséquences sanitaires, sociales, économiques et pénales. L'OFDT assure le recueil, l’analyse, la synthèse et la valorisation des connaissances sur l’ensemble du champ de la politique publique. Il apporte un concours méthodologique à la préparation et au suivi des travaux d’évaluation du plan gouvernemental. L’OFDT est l’un des relais nationaux de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EUDA), agence de l’Union européenne basée à Lisbonne, qui a pour mission de fournir des informations objectives fiables et comparables au niveau européen sur le phénomène des drogues illicites et des toxicomanies et leurs conséquences.

🔍 Le(s) mot(s) de la semaine : ICJE (Indice canadien du jeu excessif)🔹L'indice canadien du jeu excessif (ICJE) est un ou...
15/09/2026

🔍 Le(s) mot(s) de la semaine : ICJE (Indice canadien du jeu excessif)

🔹L'indice canadien du jeu excessif (ICJE) est un outil de repérage permettant d’évaluer la prévalence du jeu et du jeu excessif dans la population générale.

🔹Cette échelle est utilisée en France depuis la première enquête épidémiologique sur la pratique des jeux d’argent et de hasard. Elle contient des indicateurs de contexte social et de degrés de gravité et permet d’estimer les niveaux de risque des joueurs à partir de critères auto-évalués.

🔹L’ICJE comporte 9 questions portant sur les 12 derniers mois, auxquelles on répond par une échelle de Lickert (jamais, parfois, la plupart du temps, presque toujours).

🔹Chaque joueur se voir attribuer, selon la sévérité des problèmes de jeu, un score variant de 0 à 27 points permettant de catégoriser les joueurs en 4 groupes distincts : joueur sans risque, à faible risque, à risque modéré et joueur excessif

❓Souhaitez-vous connaître les 9 questions de ce test?

👉Vous pouvez les découvrir dans notre glossaire: https://www.ofdt.fr/glossaire/indice-canadien-du-jeu-excessif-icje

🔍 Le(s) mot(s) de la semaine : descentePériode de décroissance des effets d’une substance, en général stimulante.Cette p...
08/09/2026

🔍 Le(s) mot(s) de la semaine : descente

Période de décroissance des effets d’une substance, en général stimulante.

Cette phase, selon le produit, peut être vécue très désagréablement sur le plan psychologique en s’accompagnant notamment de symptômes dépressifs. Les usagers peuvent avoir recours à d’autres substances, notamment opiacées, pour en atténuer les effets.

❓Savez-vous ce que signifie aussi, en argot, le terme "descente"?

👉Vous pouvez le découvrir dans notre glossaire: https://www.ofdt.fr/glossaire/descente

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : les addictions sans pro...
05/09/2026

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : les addictions sans produit et leur prise en charge en CSAPA
A noter:
1️⃣Ce groupe, majoritairement composé d’hommes (70 %), a un âge moyen de 31,5 ans, ce qui est légèrement plus faible qu’en 2019. Ce rajeunissement résulte principalement d’une diminution de la part des plus de 40 ans (27 % contre 32 % en 2019), au profit des 20-39 ans (46 % contre 39 % en 2019).
2️⃣En 2024, ces nouveaux patients ont plus fréquemment un diplôme du supérieur (31 % contre 27 % en 2019). Le statut professionnel de ces patients a également évolué entre 2019 et 2024. Ils sont plus souvent en emploi (47 % contre 41 % en 2019) et moins fréquemment en études (21 % contre 34 % en 2019). De plus, près de 14 % sont au chômage en 2024 ; c’est d’ailleurs le seul groupe dont la part de patients au chômage a augmenté depuis 2019 (9,8 %). La quasi-totalité des nouveaux patients de ce groupe résident dans un logement stable (93 %).
3️⃣Enfin, l’origine principale de la consultation est une demande du patient lui-même (44 %), suivie d’une orientation par les proches du patient (19 %) – en diminution par rapport à 2019 (24 %) –, et d’une orientation par le milieu scolaire ou universitaire (11 %), dont la part relative a progressé par rapport à 2019 (7,9 %).

🙏 Remerciements à l'ensemble des CSAPA ayant participé à l'étude

🔗 Lire la note : https://www.ofdt.fr/publication/2026/caracteristiques-des-personnes-prises-en-charge-dans-les-csapa-en-2024-2707

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : la fréquence de consomm...
04/09/2026

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : la fréquence de consommation des patients consommant pris en charge en CSAPA pour consommation de crack

A noter:
1️⃣Le groupe de nouveaux patients Crack/cocaïne basée s’est légèrement féminisé entre 2019 (24 %) et 2024 (27 %) et l’âge moyen est de 37,8 ans
2️⃣Concernant le niveau d’études, ils ont plus souvent un niveau équivalent au baccalauréat en 2024 (19 %) en comparaison avec 2019 (17 %), à l’inverse de la part de personnes ayant un niveau supérieur au baccalauréat, qui a diminué entre 2019 (21 %) et 2024 (17 %). Il n’y a pas d’évolution majeure observée quant à la répartition de ces patients selon leur condition de logement. Ils sont en majorité dans un logement stable (68 %). Néanmoins, les parts de ceux résidant dans un logement provisoire (25 %) ou sans domicile fixe (7,7 %) font partie des plus élevées parmi tous les groupes analysés pour ce bilan.
3️⃣Le principal motif de prise en charge en CSAPA est une demande du patient lui-même (56 %), suivi de l’obligation de soins (11 %), en hausse par rapport à 2019 (7,5 %).

🙏 Remerciements à l'ensemble des CSAPA ayant participé à l'étude

🔗 Lire la note : https://www.ofdt.fr/publication/2026/caracteristiques-des-personnes-prises-en-charge-dans-les-csapa-en-2024-2707

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : les consommation du gro...
03/09/2026

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : les consommation du groupe consommant des traitements par agonistes opioïdes en CSAPA

A noter:
1️⃣Les nouveaux patients du groupe TAO sont majoritairement des hommes (79 %) et l’âge moyen est passé de 39,8 ans en 2019 à 42,4 ans en 2024. Ce vieillissement résulte principalement d’une augmentation de la part des plus de 40 ans.
2️⃣La répartition selon le niveau d’études n’a pas beaucoup évolué entre 2019 et 2024. Ils sont une majorité (72 %) à avoir un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat. Toutefois, ils sont plus régulièrement en emploi (40 % contre 36 % en 2019) et retraités (15 % contre 0,7 % en 2019), et moins souvent dans une
situation d’inactivité, que ce soit au chômage (14 % contre 27 % en 2019) ou dans une autre situation d’inactivité (30 % contre 35 % en 2019).
3️⃣Concernant le motif de prise en charge, la majorité des patients consultent un CSAPA de leur propre initiative (56 %), suivi de l’orientation par les structures médico-sociales d’addictologie (12 %) – ce qui est d’ailleurs la part la plus élevée de tous les groupes de nouveaux patients observés –, puis par les médecins
généralistes (10 %), en légère diminution par rapport à 2019 (11 %).

🙏 Remerciements à l'ensemble des CSAPA ayant participé à l'étude

🔗 Lire la note : https://www.ofdt.fr/publication/2026/caracteristiques-des-personnes-prises-en-charge-dans-les-csapa-en-2024-2707

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : fréquence de consommati...
02/09/2026

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : fréquence de consommation de la cocaïne parmi les patients consultant pour ce motif en CSAPA

A noter:
La majorité des nouveaux patients consomment de la cocaïne quotidiennement (41 % en 2024) et près d’un tiers (34 %) en consomment plusieurs fois par semaine. Comme en 2019, la cocaïne poudre est majoritairement « sniffée » (87 % en 2024) (figure 8). Comme pour les nouveaux patients du groupe Héroïne, le recours à l’injection est moins fréquent en 2024 (8,5 %) chez les nouveaux patients pris en
charge pour un usage de cocaïne par rapport à 2019 (14 %).

🙏 Remerciements à l'ensemble des CSAPA ayant participé à l'étude

🔗 Lire la note : https://www.ofdt.fr/publication/2026/caracteristiques-des-personnes-prises-en-charge-dans-les-csapa-en-2024-2707

🔍 Le(s) mot(s) de la semaine : toxicomanie🔹Bien qu’encore très largement utilisé comme synonyme d’addiction, le terme «t...
01/09/2026

🔍 Le(s) mot(s) de la semaine : toxicomanie

🔹Bien qu’encore très largement utilisé comme synonyme d’addiction, le terme «toxicomanie» correspond à une conception obsolète des troubles de l’usage de substances psychoactives.

🔹L’apparition vers la fin du XIXème siècle du mot « toxicomanie » (construit sur le même modèle qu’« alcoolisme ») pour remplacer des termes comme « morphinisme » marque l’identification de la composante psycho-comportementale de la maladie qui persiste après le sevrage sous la forme d’impulsions récurrentes à reconsommer.

🔹La toxicomanie devient une pathologie psychiatrique dont la cause repose alors essentiellement sur les individus. La toxicomanie concerne uniquement les produits illicites, le tabac ou l’alcool n’étant pas encore considérés comme « des drogues ». Au début des années 1980, est affirmé la dimension multifactorielle de la toxicomanie et celle-ci est perçue comme un processus progressif et fluctuant et non plus comme un état statique de l’individu. À partir des années 1960, on parle également de dépendance physique et de dépendance psychique, avant que le vocable « addiction » n’émerge, en particulier pour marquer clairement que la dépendance psychique ne découle pas de l’effet physiologique du produit, contrairement à la dépendance dite « physique ».

Les appellations « toxicomanie » et « toxicomane » ne font plus partie ni du langage scientifique, ni, le plus souvent, de celui utilisé par les professionnels du champ de l’addiction. Cependant, ces termes et les représentations souvent erronées et stigmatisantes qui s’y attachent, continuent à être très largement employés en dehors de ces sphères (services administratifs, média, grand public notamment).

❓Quels sont (à part le facteur "individu") les autres facteurs de la toxicomanie?

👉Vous pouvez le découvrir dans notre glossaire: https://www.ofdt.fr/glossaire/toxicomanie

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : modes de consommation d...
31/08/2026

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : modes de consommation de la cocaïne parmi les patients consultant pour ce motif en CSAPA

A noter:
1️⃣La comparaison à champ constant permet d’observer une tendance à la féminisation de ce groupe, même si les femmes restent minoritaires. En effet, en 2024, 25 % des nouveaux patients étaient des femmes contre 21 % en 2019. De plus, la part des moins de 25 ans a diminué (11 % contre 13 % en 2019), au profit de celle des plus de 40 ans (35 % contre 28 % en 2019), ce qui a pour conséquence
d’entraîner une légère augmentation de l’âge moyen des nouveaux patients du groupe Cocaïne (36,0 ans, contre 34,7 ans en 2019)
2️⃣Ces nouveaux patients sont plus souvent diplômés du baccalauréat (24 %) ou d’un diplôme supérieur en 2024 (29 %), alors que ces parts étaient respectivement de 20 % et 26 % en 2019. Comme en 2019, ils sont majoritairement en emploi (61%). Toutefois, ils sont moins fréquemment au chômage en 2024 (9,9, %) par rapport à 2019 (21 %) et plus souvent à la retraite (8,9 % contre 0,1 % en 2019). Leur situation de logement a assez peu évolué entre 2019 et 2024 ; ils résident principalement dans un logement stable (82 %) et dans un logement provisoire (15%).
3️⃣Le principal motif de prise en charge est une demande du patient lui-même, en augmentation entre 2019 (52 %) et 2024 (58 %). Les autres principales raisons de demande de soins sont une orientation par la famille (8,5 % contre 10 % en 2019) et une obligation de soins (8,0 % contre 9,3 % en 2019), toutes deux en légère diminution. Enfin, la part de personnes orientées par une structure spécialisée en addictologie est plus importante en 2024 (7,1 %) comparativement à celle de 2019 (6,0 %).

🙏 Remerciements à l'ensemble des CSAPA ayant participé à l'étude

🔗 Lire la note : https://www.ofdt.fr/publication/2026/caracteristiques-des-personnes-prises-en-charge-dans-les-csapa-en-2024-2707

📣Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : à quelle fréquence les n...
30/08/2026

📣Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : à quelle fréquence les nouveaux patients pris en charge en CSAPA pour consommation d'alcool en consomment-ils?

A noter:
1️⃣ Ce groupe de nouveaux patients est majoritairement composé d’hommes (77%) et l’âge moyen est de 44,2 ans
2️⃣Les nouveaux patients du groupe Alcool ont un profil sociodémographique plus favorisé en 2024 en comparaison avec les nouveaux patients vus en 2019. En effet, ces patients ont plus fréquemment un niveau d’études équivalent ou supérieur au baccalauréat, avec respectivement 19 % et 25 % en 2024 contre 17 % et 22 % en 2019. Ils sont également professionnellement plus insérés, et ils présentent des taux en emploi (62 % contre 54 % en 2019) et de retraités (13 % contre 8,1 % en 2019) plus importants en 2024.
3️⃣La situation quant au logement et les principaux motifs de prises en charge de ces patients en 2024 sont assez similaires à ceux observés en 2019. Ils sont majoritairement dans un logement stable (85 %). Les principales raisons des demandes de soins sont une initiative du patient lui-même (45 %), une obligation
de soins (13 %), mais ils sont aussi régulièrement orientés par un médecin généraliste (8,9 %) ou par une structure spécialisée en addictologie (8,7 %).

🙏 Remerciements à l'ensemble des CSAPA ayant participé à l'étude

🔗 Lire la note: https://www.ofdt.fr/publication/2026/caracteristiques-des-personnes-prises-en-charge-dans-les-csapa-en-2024-2707

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : modes de consommation d...
28/08/2026

📣 Enseignements de l'enquête RECAP (Recueil Commun sur les Addictions et les Prises en Charge) : modes de consommation de l'héroïne parmi les patients consultant pour ce motif en CSAPA

A noter:
1️⃣Ce groupe est principalement composé d’hommes (78 %) et l’âge moyen est passé de 38,2 ans en 2019 à 41,9 ans en 2024. Ce vieillissement tient principalement à la réduction de la part des moins de 40 ans (41 % contre 58 % en 2019).
2️⃣Comme en 2019, il s’agit du groupe de nouveaux patients avec la plus faible part de personnes qui ont un diplôme supérieur au baccalauréat (11 %), mais on observe une hausse du nombre de bacheliers (19 % contre 16 % en 2019). Ces nouveaux patients sont principalement en emploi (44 %) ou dans une situation d’inactivité, hors chômage (25 %). Toutefois, la part de personnes au chômage a beaucoup diminué entre 2019 (33 %) et 2024 (20 %), à l’inverse de la part de celle des retraités (9,4 % contre 0,3 % en 2019).
3️⃣Concernant le logement, la principale évolution concerne la proportion de personnes sans domicile fixe qui a augmenté (7,8 % contre 5,5 % en 2019).
Il s’agit du groupe de nouveaux patients le plus souvent pris en charge à la demande du patient (62 %). La deuxième raison de prise en charge est liée à l’orientation par une structure médico-sociale en addictologie (11 %).

🙏 Remerciements à l'ensemble des CSAPA ayant participé à l'étude

🔗 Lire la note : https://www.ofdt.fr/publication/2026/caracteristiques-des-personnes-prises-en-charge-dans-les-csapa-en-2024-2707

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