05/06/2026
Paris continue à s'ériger en ville-refuge ! Nous nouons des liens de solidarités puissants et essentiels.
La montée des discours réactionnaires va souvent de paire avec un recul des droits des personnes LGBTQIA+. Au Sénégal, les relations homosexuelles sont désormais passibles de 5 à 10 ans de prison. Cette loi, votée en mars dernier, a engendré une hausse de violences sans précédent.
Par la voix de Marion-Emi Alix, nous réaffirmons que Paris est une ville-refuge. À ce titre, Annah Bikouloulou, Adjointe chargée de la lutte contre les discriminations, s’est engagée à apporter des solutions concrètes pour accueillir les personnes LGBTQIA+ réfugiées : une aide administrative et juridique multilingue et un accès aux soins renforcés. Paris portera également un plaidoyer pour l'attribution de visas humanitaires pour les personnes LGBTQIA+ persécutées et une reconnaissance effective de ces discriminations auprès de l'OFPRA.
Notre regard se porte aussi sur la situation humanitaire à Gaza. Le génocide se poursuit, tandis que les flotilles qui tentent de briser le blocus sont illégalement interceptées. Nous déplorons que la Ville n’apporte pas son soutien à ces initiatives militantes.
Des avancées symboliques mais puissantes ont été respectées. En juillet dernier, notre groupe, alors présidé par Fatoumata Koné, a obtenu la citoyenneté d’honneur pour la population civile de Gaza. Nous nous réjouissons que le Maire de Paris se décide enfin à appliquer ce vote.
À Paris, aucune figure palestinienne n’est aujourd’hui commémorée. Demain, grâce à notre groupe, un lieu prendra le nom de Leïla Shahid. Diplomate palestinienne, militante de la paix et défenseuse d’une solution à deux États, elle a consacré sa vie au dialogue entre les peuples et à la défense des droits des Palestinien·nes. Reconnaître la Palestine, c’est aussi reconnaître son peuple.
À l’initiative de notre Adjointe Azadeh Akrami-Castanon, Paris accorde la citoyenneté d’honneur à Narges Mohammadi, journaliste et militante iranienne. Elle est le visage de celles et ceux qui se battent contre un régime qui contrôle les corps, les femmes, les mots. De ce geste symbolique, Paris use une nouvelle fois de sa voix diplomatique pour se placer du côté des opprimé·es.